Les bêtises…

Dans ma vie, j’essaye toujours de faire les choses « juste ». Je crois beaucoup au Karma: «Fais de bonnes choses envers les autres et éventuellement les bonnes choses reviendront vers toi.» Par exemple, trouver un portefeuille perdu plein d’argent, regarder la pièce d’identité dedans et retourner l’entier au propriétaire. Faire un double pas pour ne pas marcher sur une fourmi, car cette fourmi a sûrement un frère, une sœur, un père, une mère, un cousin, ou une cousine… La roue tourne. Continuer la lecture de « Les bêtises… »

Monte d’Italia dans un monde meilleur

Dans sa chronique de janvier 2017, Gauche-Gauche revenait sur ses années à Aspen et la générosité de celui que l’on appelait juste « Monte ». «  Un copain m’a dit récemment qu’il ne l’a pas vu depuis un bon moment non plus. On doute même qu’il soit toujours vivant. Mon copain pense que Monte est passé dans «a better world», écrivait notre chroniqueur.

Il ne croyait pas si bien dire, puisqu’un lecteur de Bikinvalais, intrigué par cette chronique a entrepris quelques recherches et a retrouvé sa trace. Malheureusement dans une nécrologie de l’Aspen Times, qui indique que Thomas Hughes, alias « Monte » était décédé le 28 janvier 2006, à l’âge de 67 ans.

On y lit notamment que Monte était un homme d’une rare générosité, qui vous aurait donné sa propre chemise, ou en aurait cherché une à la bonne taille… « Un homme qui se contentait des choses simples de la vie: les bons amis, la bonne nourriture, un bon rire et une bonne tasse de café. »

C’est non sans émotion que Gauche-Gauche nous a signalé cette disparition.

RIP MONTE

Le cyclisme a un problème avec ses « traditions »

Dimanche, un coureur de 43 ans s’est fait chopper avec un moteur électrique (mal) planqué dans son vélo. Qu’est-ce qu’il a pris comme noms d’oiseaux pour avoir voulu glâner quelques primes en 3e catégorie amateur, certains exigeant une suspension à vie. Loin de moi l’idée de vouloir défendre un tricheur, qui donne d’ailleurs une bien piètre image des quadragénaires. Mais je suis tout de même étonné du déferlement de haine contre un type qui a rajouté quelques Watts à son moteur à soupe pour briller sur ses routes régionales en fin de carrière.

Parce que quand l’Italien Gianni Moscon se fait ramener en voiture sur le peloton des championnants du monde avant de jouer la gagne, on n’entend pas grand monde s’offusquer. Ce genre de dopage mécanique plus « traditionnel » semble plus acceptable, même pour les instances dirigeantes du cyclisme.

Moscon s’est fait prendre et a été disqualifié. Puis plus rien, aucune sanction pour ce dopage mécanique de plus de cent chevaux… Avouez que c’est tentant: votre course est finie et vous pouvez tenter une grosse tricherie pour vous remettre en selle, avec pour seul risque que votre course soit finie pour de bon si vous vous faites attraper. J’ai un peu de mal à voir la sanction.

Le problème, c’est que tout le monde trouve cela presque normal, sous couvert de tradition du « bidon collé » ou des sprinters qui ne passent pas les bosses, s’accrochent aux bagnoles, finissent juste dans les délais et gagnent au plat le lendemain. « Pas vu, pas pris », c’est un peu le principe, au nom de la tradition. Le problème, c’est quand c’est «vu, mais pas pris quand-même, ou si peu», comme dans le cas de Moscon. Tricheur un jour, tricheur toujours. Mais on ne touche pas à la tradition, hein?

De plus, pour revenir à Gianni Moscon aux mondiaux, les compte-rendus sont trompeurs. Quelques jours après la course, on « oublie » qu’il s’est accroché, on écrit un peu partout qu’il s’est « abrité ».

moscon-seb

Et cette dernière news semble confirmer que ce Moscon, déjà sanctionné pour des propos racistes, est un drôle de personnage. Triste sire une jour, triste sire toujours?