Specialized Diverge, magnifique vélo à tout faire

Voilà trois ans que nous nous rendons à Empuriabrava, en Catalogne, pour le camp de la Fédération cycliste valaisanne. Trois fois en février – début mars, avec une météo plutôt clémente pour la saison et selon les standards d’habitant des Alpes…

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Des routes catalanes qui n’attendent que nous… Ici entre Banyuls et Llança.

Comme cela fait aussi de longues années que j’y viens en vacances d’été en famille, je commence à ne pas trop mal connaître les routes du coin. Mais comme j’y suis aussi souvent venu avec mon VTT, je sais que la région, notamment entre Rosas, Cadaquès et Port de la Selva, regorge de magnifiques pistes 4×4, souvent interdites aux autos (déjà qu’elles sont rares et conduites par des locaux respectueux des cyclistes sur la route), en plus des singles accessibles à pied ou en VTT. Continuer la lecture de « Specialized Diverge, magnifique vélo à tout faire »

Au bout de la route, il y a le «gravel»

Franchement, le vélo de «gravel» je n’y croyais pas vraiment. Avec mon vélo de route, je me suis déjà aventuré sur les «grusvägar» en Suède, mon cyclocross passe à peu près partout et, sinon, j’ai un VTT tout de même.

Et puis, en prévision d’un petit « road trip » en direction des Grisons, un Specialized Diverge s’est pointé à la maison. J’ai une épouse prévenante, voyez-vous, et comme elle tient un magasin de cycles, ça aide aussi…

Un très beau vélo, tout carbone, de 8,7 kg, pédales comprises en taille 56, équipé de «gros» pneu de 38 mm (largeur du pneu, à titre de comparaison, sur route le standard actuel se situe autour de 25 mm et le maximum autorisé en compétition de cyclocross est de 33 mm) et doté d’une géométrie plus «relax» qu’un pur vélo de route ou de cyclocross.

Flextem, le retour? Que nenni!

Et très franchement encore, j’étais des plus sceptiques sur la suspension cachée dans le tube de direction. Je peux comprendre pour le confort, mais pour la tenue «de route», je ne voyais pas. Cela isole certes le pilote et c’est bien là problème: tout à son confort, il ne sent plus que sa roue rebondit dans tous les sens et qu’elle va bientôt le lâcher… La crainte d’un guidon «tout mou» était aussi bien présente. Ceux qui ont connu la brillante époque des Flextem à VTT comprendront.

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Le bisse de Clavau, idéal pour une balade et sympathiser avec quelques marcheurs, sans ironie.

Mais un très beau vélo, assurément, qui ne demandait qu’à être essayé. Il m’a bien fallu 500 mètres sur le goudron pour me sentir parfaitement à l’aise et me dire que ça roulait vraiment bien, dans le confort total. Et puis, la magie du gravel agit. On se dit: «Tiens, je vais essayer ce chemin le long du Rhône, non praticable en vélo de route, et si peu intéressant en VTT ou en cyclocross, mais parfait pour une liaison entre Sion et Uvrier». Excellente idée.

Confortable et efficace

Un peu plus tard, plutôt que d’emprunter la route goudronnée du vallon de Beulet pour aller chercher le bisse de Clavau, je tente le sentier après un «monstre» raidard. Le développement de 42 X 46 (Sram Force monoplateau) est là pour cela et ça passe. Un peu plus haut, le sentier est tout de même trop escarpé et la mauvaise idée du jour, c’était les chaussures de route… Mais c’était bien la seule et cela faisait longtemps que je n’avais pas eu une telle banane après mon « lunch ride ». Et pourtant je l’ai toujours, ou presque. Mais plus petite 😉

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Le Diverge dans sa version « sport », sans les sacoches.

Ce qui est sympa avec le « gravel », c’est qu’au bout de la route, il y a encore un chemin… Avec un vélo qui roule bien sur l’asphalte, confortable sur les chemins 4×4, précis sur les singles pas trop cassants tout de même et doté d’une « suspension » qui a fait mentir mes préjugés en participant au confort générale de ce « turbo pullman » des chemins.

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Sur le bisse de Lentine, moins couru que Calvau, c’était bien aussi.

De bon augure pour la petite escapade aux Grisons. Affaire à suivre.

400 km avec le Rocky Mountain Element 970 RSL

On me l’avait promis pour la mi-février et je m’attendais donc à le recevoir début mars… Premier bon point donc pour ce Rocky Mountain arrivé en ce 8 février 2017.

Quelques heures plus tard, il est bien là, au milieu du salon. Il fait trop nuit et trop humide pour me lancer à son guidon, mais ce n’est pas l’envie qui me manque. J’ai juste peur que ces conditions difficiles ne lui rendent pas justice. Il y a mieux pour se faire une première impression. Je me contenterai donc d’un petit tour «statique».

Cet Element 970 RSL ressemble à celui présenté en ligne, à la différence d’un montage en double-plateau (36-26 à l’avant et 11-40 à l’arrière) pour le modèle disponible en Suisse. Ces développements m’ont permis de passer partout durant les premières semaines, le temps de trouver mes marques, de régler quelques soucis de fuite d’huile sur la tige de selle télescopique Rock Shox Reverb (je n’ai malheureusement pas été surpris, même si aujourd’hui tout est rentrée dans l’ordre) et, surtout, de faire préparer fourche et amortisseur par PMB Suspension. Ce qui a permis de mettre en évidence un souci assez important sur l’amortisseur, dont un joint de guidage était mal disposé, causant une friction énorme.

Tous les soucis de jeunesse étant réglés, j’en ai profité pour passer au monoplateau, en montant un plateau de 28 dents à l’avant. Cela peut paraître “petit”, mais expérience faite sur la Swiss Epic en 2014 un 30×40 serait un poil trop “gros” pour nos sentiers valaisans et les longues sorties. Surtout avec mes pneus préférés en terrain difficile, les Schwalbe Hans Dampf, qui ont remplacé les Maxxis Ikon, un peu fragiles pour mon usage de ce printemps 2017.

Le même avec un seul plateau de 28 dents.

Voilà, après cela et encore quelques réglage du “Ride 9” qui permet d’ajuster la géométrie du vélo et la réponse de l’amortisseur selon vos préférences (j’ai choisi la position qui “ouvre” l’angle de direction au maximum en vue de la Transvésubienne), j’ai pu parcourir quelques centaines de kilomètres sur mes sentiers préférés.

A l’aise partout…

Et ce vélo se pose là comme l’un des tous meilleurs de ma collection… À l’aise en montée roulante (l’amortisseur est blocable au cintre), l’Element l’est surtout en terrain plus cassant où je me suis souvent surpris à franchir des obstacles au milieu desquels je me voyais déjà mettre pied à terre. L’amortisseur arrière fonctionne de manière très sensible, mais sans pompage gênant et j’ai souvent roulé en position “ouverte” sur des sentiers à plat, en légère montée et dans des passage très cassants.

Un vrai passe partout, avec un montage « lourd » pour les découvertes du printemps.

Si j’aime bien grimper sans avoir l’impression d’avoir un char d’assaut à traîner, j’aime bien aussi avoir quelque chose de solide lorsque la pente s’inverse. Pas de souci avec cet Element, c’est du costaud, rigide (axes “Boost”) et maniable tout à la fois. Tellement costaud que j’ai l’impression de ne pas assez lui “rentrer dedans”. Il a encore de la marge, et même sur la prochaine Transvésubienne, je risque de trouver mes limites avant ma monture. Affaire à suivre.

Parmi les bulbocodes, en hiver dans les Follatères, à Fully. Love the ride…
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En balade aux Follatères avec Caroline.