Chez les cyclistes, on n’aime pas les bordures. Dans le peloton des coursiers, il s’agit d’une situation délicate avec un vent de travers, où chacun cherche un peu d’abri en se décalant derrière celui qui le précède. Forcément, au bout d’un moment, un coureur se retrouve tout en bordure de route et celui qui le suit n’a plus qu’à se débrouiller tout seul…

Chez les gens qui se déplacent à vélo plus tranquillement, ce sont des bordures plus sournoises qui les inquiètent et les font parfois chuter.

À voir les panneaux « vélo » c’est bien par là. Pour le confort et la sécurité, c’est mieux ailleurs…

Il faudra ainsi m’expliquer pourquoi l’accès au stationnement des vélos à la gare de Sion est méchamment protégé par une bordure de 4 cm de haut. À l’échelle d’une voiture ce serait au minimum un trottoir. Mais c’est marrant (non), un peu plus loin, l’accès automobile au parking est beaucoup plus confortable avec une bordure rabotée quasi à la hauteur de la route.

Même problème un peu partout avec des routes récentes à Fully (et certainement ailleurs en Valais). Une bordure à franchir en diagonale pour rejoindre les commerces en bord de route.

Une rigole, une bordure… Tout neuf mais casse-gueule.

Pas sûr que ces pièges à vélos soient bien pris en compte dans les accidents où les cyclistes sont jugés « seuls responsables » de ce qui leur arrive.

Sérieux problème de qualité de nos infrastructures, détectable en deux secondes, mais il ne doit pas y avoir grand monde qui se met dans la peau d’une personne à vélo quand il s’agit de dessiner une route.