Défi vélo: promouvoir le vélo auprès des 15-20 ans

Face au recul de la pratique du vélo chez les jeunes, DÉFI VÉLO vise à faire (re)découvrir aux 15-20 ans le plaisir de la petite reine par l’action et le jeu, tout en les sensibilisant à la sécurité routière.

Ce projet ambitieux et novateur vise à promouvoir de manière ludique l’usage du vélo et la sécurité routière. Cette action permet de montrer aux jeunes les nombreux avantages de la petite reine – pour la santé, l’environnement et la mobilité, en réaction au recul de la pratique du vélo et aux enjeux sociétaux qui y sont liés. Continuer la lecture de « Défi vélo: promouvoir le vélo auprès des 15-20 ans »

VTT dans les Follatères : le respect d’abord!

Les temps sont durs sur les sentiers valaisans pour les pratiquants du VTT. Après des interdictions actées (Le Brésilien et alpage de Ponchet pour les plus connus, des barrières sont apparues sur la descente du Christ-Roi à Lens, tandis que d’autres municipalités, comme Bovernier, ont annoncé leur volonté d’interdire les VTT sur leurs chemins. Dans ce dernier cas, la levée de boucliers initiée par la jeune association Pro VTT a incité la commune à revoir sa copie, mais le cas reste en suspens.

Dans la région, un autre secteur semble avoir fait réagir les randonneurs, celui des Follatères, entre Fully et Dorénaz. Un endroit prisé, surtout en hiver, pour son climat doux et sec qui permet de rouler aussi à la mauvaise saison. Las, il semblerait que des solutions doivent être trouvées pour assurer une saine cohabitation avec les marcheurs.

« Pas d’impact biologique significatif »

Selon les informations de Bikinvalais.ch et de Pro VTT, la commune de Fully et la Commission des Follatères, gestionnaire de cette réserve fédérale, auraient été alertées par des randonneurs surpris de découvrir des cyclistes à cet endroit.

Selon un document établi par un spécialiste, il semblerait toutefois que les passages des cyclistes n’aient pas d’impact biologique significatif sur les chemins de ce « spot » au coude du Rhône. Ce document relève toutefois que des déprédations ont été commises sur les barrières à bétail dressées sur les chemins, ce qui n’est évidemment pas tolérable, mais qui n’est forcément le fait de cyclistes non plus.

L’auteur relève que « les piétons doivent parfois s’écarter du sentier à de multiples reprises au cours d’une balade, avec une impression de dérangement continuel ». Le reste du temps, ce n’est guère mieux : « même quand il n’y a pas de vélos, le promeneur reste confronté aux traces de leur passage », le sol composé de loess très sensible à l’érosion se marquant facilement.

La réserve des Follatères, hachurée en rouge et le chemin le plus « sensible » s’agissant de la cohabitation avec les marcheurs (entouré).

Avant que des mesures drastiques ne soient prises, avec des discussions toujours difficiles, les cyclistes peuvent éviter les rencontres trop nombreuses et les traces évidentes de leur passage. Nous invitons ainsi chacun à renoncer à traverser les Follatères les week-ends pendant les périodes les plus fréquentées, à savoir entre février et avril, notamment lors de la floraison des bulbocodes et autres fleurs, qui attirent de nombreux amoureux de la flore locale.

Respect du sentier

Dans le même esprit, on renoncera à traverser le secteur des Bans de Branson lorsque le sol est humide, avec une érosion accrue. C’est notamment le cas à la fonte des rares neiges à cet endroit, mais aussi pendant et après de fortes pluies. Le terrain séchant très vite, la contrainte devrait être supportable. Soyez attentif au sentier et aux abords du sentier : roulez délicatement, évitez les dérapages.

Il s’agit évidemment de respecter absolument les clôtures et les portails, même si nous verrions d’un bon œil des « obstacles » franchissables pour les VTT, à l’image de ce que l’on trouve dans des régions avec davantage de vélos, comme les Portes du Soleil.

Autant de règles élémentaires de bon sens que l’on retrouve aussi dans la charte du vététiste que nous vous invitons évidemment à respecter assurer la pérennité de notre activité préférée.

Vélo en Valais: l’accueil c’est important, surtout sur la route…

Deuxième bonne nouvelle de la rentrée, après les berges du Rhône interdites au trafic motorisé: des autorités cantonales qui parlent d’une même voix et affichent leur bonne volonté s’agissant de la promotion du vélo comme attrait touristique du canton.

Dans le reportage de Marianne Tremblay pour Canal9 et l’interview plateau qui suit, on constate une réelle prise de conscience des atouts du Valais dans ce domaine et des quelques incohérences législatives qui empêchent, pour l’instant, d’aller un peu plus vite.

Mon seul petit point de désaccord concerne le balisage et les panneaux de signalisation, jugés peu utiles par Eric Bianco, le chef du Service du développement économique du canton. Le cycliste que je suis apprécie certes d’être bien accueilli à l’étranger, à l’hôtel notamment, mais ce bon accueil doit surtout se traduire sur la route. Bien dormir et manger est important, mais si je me déplace à l’étranger pour faire du vélo, c’est surtout pour vivre une belle expérience sur la route.

Plusieurs séjours avec les jeunes de la fédération cycliste valaisanne me confortent dans cette opinion. En Italie, nous disposions d’un hôtel de grande classe, avec un local chauffé pour entreposer les vélos, d’un guide de l’hôtel pour les sorties à vélo et d’un buffet gargantuesque et de qualité matin, midi et soir. Malheureusement, l’attitude des automobilistes rendait souvent les entraînements désagréables pour ne pas dire dangereux par moments.

Rien de tout cela en Catalogne, avec des automobilistes calmes et exemplaires, des routes magnifiques et peu fréquentées. Même s’il y a parfois de quoi perdre patience. Lancez-vous dans une montée avec un groupe d’une douzaine de jeunes de 12 à 16 ans et vous aurez vite des cyclistes éparpillés un peu partout, rendant la progression automobile un peu difficile. Résultat? Rien, pas un coup de Klaxon, si ce n’est d’encouragement pour les jeunes.

Cela me ramène au balisage et à la signalisation. En Catalogne, sur la plupart des routes fréquentées par des cyclistes, outre l’image en tête d’article, on trouve ce genre de signalisation.

Cela permet à l’automobiliste de savoir qu’il risque bien de croiser des vélos sur sa route et de s’y préparer, tout en lui rappelant les devoirs de prudence en doublant. Cela lui rappelle aussi que ces cyclistes qui le dérangent tant parfois sont aussi et surtout des touristes, qui font peut-être vivre des membres de sa famille ou des amis.

Ces panneaux rassurent aussi le cycliste, et lui permettent surtout de savoir qu’il va trouver une belle route, souvent sinueuse, pas trop raide et dotée de quelques beaux points de vue. A ce titre, ce genre de signalisation est un atout, car il permet de partir rouler plus librement, sans devoir consulter carte ou GPS à tout bout de champ. Et une fois dans la montée, les bornes kilométriques permettent de savoir où l’on en est et de se rassurer, ou pas… Avec tous les itinéraires de cols et de barrages dont dispose le Valais, on peut même imaginer un balisage basé sur des étoiles pour définir la difficulté et la beauté du tracé. A coupler avec une plateforme en ligne unifiée, ou déjà existante (Ride with GPS, Strava, …) pour affiner la cotation avec l’aide des cyclistes-internautes.

On se réjouit déjà de continuer à sillonner notre belle région à vélo, en espérant être toujours plus nombreux.