A bon entendeur n’aime pas Stromer…

Que ce soit clair d’entrée, je suis ici chez moi, je teste des trucs que j’ai achetés (dans le cas contraire je le mentionne, même si je ne suis pas à vendre), j’en parle si j’en ai envie et ça intéresse qui ça intéresse. Premier « disclaimer ». Second « disclaimer »: oui, mon épouse vend des vélo électriques Stromer, à l’enseigne de Stromercenter.ch, à Sierre. Je suis donc assez directement intéressé à cette marque et à ce qui peut s’en dire.

J’ai ainsi trouvé assez, comment dire, « petit » le procès fait à Stromer dans l’émission A Bon Entendeur du mardi 29 avril 2014. On y parle de vélos électriques et des pannes qui peuvent survenir. Pour illustrer le propos: deux témoignages de clients malheureux avec des Stromer V1 (les premiers modèles, dont une série a effectivement été victime de pannes). Des clients qui ont bénéficié d’un vélo de remplacement pendant les réparations sous garantie.

ABE-stromer

La RTS ne recule devant aucun gros plan sur le nom de la marque et insiste sur les témoignages. Le message est clair: à ce prix (dès 4’000.-, ce qui est une somme importante pour un vélo, un peu moins si l’on songe qu’il remplace aisément une voiture dans certains cas) les pannes sont interdites. J’aimerais bien entendre le même discours pour les bagnoles à 50’000.- (vu l’importance des annonces publicitaires dans ce domaine, la RTS ne risque pas trop de s’avancer sur ce terrain miné). L’émission précise bien que Stromer n’est pas la seule marque touchée par des pannes. Précisions en quelques secondes après des minutes d’images de Stromer, un dédouanement vite fait, mal fait.

Mais bref, le problème n’est pas là. On peut souligner les problèmes, critiquer, relativiser un discours marketing. OK. Mais après, on fait aussi son boulot, le journalisme de « porte-voix » et de témoignage a des limites. On pouvait donc se réjouir du test de vélos qui allait suivre. Car les pannes ont touché les Stromer V1 (les premiers modèles, rappel…) Depuis, la marque suisse a mis sur le marché un nouveau modèle le ST1 (sans les quelques souci de son prédécesseur) et, au printemps, le ST2, plus cher, mais aussi plus puissant, endurant et connecté.

Le Stromer ST1, pas testé par votre télé.
Le Stromer ST1, pas testé par votre télé.

Mais non, il n’y aura pas de test de Stromer dans l’émission de « notre » télévision. Rien, nada, que dalle. Pour dégommer, on peut citer la marque, mais quand il s’agit de l’essayer, elle n’existe même plus. Drôle de procédé pour une télévision pour laquelle je suis obligé de payer, même si j’ai toujours moins envie de la regarder.

Et si vous voulez faire le job que la RTS ne fait pas et essayer un vélo, ne vous gênez pas… 😉

Et d’autres que la RTS ont essayé le nouvel ST2


Privateer, c’est fini

Trois ans après son lancement, le magazine britannique consacré au mountain bike « Privateer » va cesser de paraître. La 18e édition, dont la parution est prévue à la mi-novembre sera la dernière.

Privateer 17, avant-dernier numéro
Le numéro 17 de Privateer, avant-dernier d’une série entamée voilà un peu plus de trois ans.

« Triste », l’éditeur Bruce Sandell explique la décision – communiquée par email aux abonnés – par un marché des magazines consacrés au mountain bike en contant déclin depuis quatre ans. « Nous avons atteint un bon niveau de ventes, toutefois insuffisant pour maintenir à long terme un journal nécessitant autant d’investissement. Nous ne voulons pas non plus faire de compromis sur la qualité du magazine », relève Bruce Sandell.

Privateer se caractérisait par des textes et des images d’excellente facture, réalisés par de véritables auteurs et une mise en page généreuse et soignée. Pas de nouveautés, pas de tests de matériel, mais des histoires bien écrites autour du mountain bike, ses pionniers et ses figures du jour.

Une mauvaise nouvelle pour les amateurs de beaux textes et de récits passionnants. Les abonnés auront le choix entre le remboursement des numéros non livrés ou un « basculement » de leur abonnement sur la publication soeur  «Rouleur» consacrée au vélo de route.

Oui, la descente ça peut être dangereux

Andy Schleck (ici au départ de Liège-Bastogne-Liège 2012) estime que certaines descentes du Tour de France 2013 sont trop dangereuses.
Andy Schleck (ici au départ de Liège-Bastogne-Liège 2012) estime que certaines descentes du Tour de France 2013 sont trop dangereuses.

Un peu étonné de la « polémique » rapportée par la RTS mardi matin: les descentes du Tour de France 2013 seraient trop dangereuses, notamment celle de l’Alpe d’Huez, à parcourir le jeudi 18 juillet. Témoignage récolté? Celui d’Andy Schleck, pas vraiment connu pour ses talents de descendeur…

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Alors oui, un peloton de 200 coureurs sur une route de 2m de large au bord d’un ravin, ça fait peur. Mais il y a tout de même peu de chance pour se retrouver dans cette situation le jour dit. Les coureurs risquent bien d’être un peu éparpillés en fin d’étape et après la première ascension de l’Alpe. Et, au pire, Andy doit bien savoir quoi faire pour s’isoler un peu au besoin. Mais sa crainte est peut-être (surtout?) de perdre du temps à la descente. En oubliant que ceux qui en perdent à la montée apprécient parfois de pouvoir le gagner lorsque la pente s’inverse. À chacun ses talents, sa motivation et son courage.

De pneus qui éclateraient à l’entrée d’un virage? Aussi une question de choix de matériel. Des pneus solides ça existe aussi. Mais c’est plus lourd, en effet. Question de priorité alors.

Après, comme le dit Jean-François Pescheux, directeur de course du Tour, ce sont les coureurs qui font la course. Il y a bien un « gruppetto » à la montée, pourquoi n’y en aurait-il pas un à la descente?