[Test] BMC Agonist : un crosseur qui aime le trail

« Disclaimer » pour commencer : je n’ai pas acheté ce vélo, mais y ai eu accès gracieusement par le magasin de mon épouse. De quoi placer mon ressenti sous le sceau de la complaisance pour certains (même si vous pouvez l’acheter où vous voulez, hein) qui peuvent s’arrêter ici.

Pour les autres, je vais essayer d’être aussi honnête que possible, même si j’ai surtout du bien à dire de ce vélo. Comme de mon Rocky Mountain Element 970 RSL, au sujet duquel je vais bientôt vous proposer un compte-rendu « longue durée ». Qui a pris pas mal de retard, surtout en raison de mes soucis de santé en 2017 (opération du genou en mai après une chute à 300m de l’arrivée de la Transvésubienne, thrombose au mollet en juin et embolie pulmonaire en août). Aujourd’hui, la santé est bonne, la forme de retour, en tous cas suffisante pour tester honnêtement quelques vélos au-delà de l’utilisation du PubliBike. Continuer la lecture de « [Test] BMC Agonist : un crosseur qui aime le trail »

Specialized Diverge, magnifique vélo à tout faire

Voilà trois ans que nous nous rendons à Empuriabrava, en Catalogne, pour le camp de la Fédération cycliste valaisanne. Trois fois en février – début mars, avec une météo plutôt clémente pour la saison et selon les standards d’habitant des Alpes…

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Des routes catalanes qui n’attendent que nous… Ici entre Banyuls et Llança.

Comme cela fait aussi de longues années que j’y viens en vacances d’été en famille, je commence à ne pas trop mal connaître les routes du coin. Mais comme j’y suis aussi souvent venu avec mon VTT, je sais que la région, notamment entre Rosas, Cadaquès et Port de la Selva, regorge de magnifiques pistes 4×4, souvent interdites aux autos (déjà qu’elles sont rares et conduites par des locaux respectueux des cyclistes sur la route), en plus des singles accessibles à pied ou en VTT. Continuer la lecture de « Specialized Diverge, magnifique vélo à tout faire »

Au bout de la route, il y a le «gravel»

Franchement, le vélo de «gravel» je n’y croyais pas vraiment. Avec mon vélo de route, je me suis déjà aventuré sur les «grusvägar» en Suède, mon cyclocross passe à peu près partout et, sinon, j’ai un VTT tout de même.

Et puis, en prévision d’un petit « road trip » en direction des Grisons, un Specialized Diverge s’est pointé à la maison. J’ai une épouse prévenante, voyez-vous, et comme elle tient un magasin de cycles, ça aide aussi…

Un très beau vélo, tout carbone, de 8,7 kg, pédales comprises en taille 56, équipé de «gros» pneu de 38 mm (largeur du pneu, à titre de comparaison, sur route le standard actuel se situe autour de 25 mm et le maximum autorisé en compétition de cyclocross est de 33 mm) et doté d’une géométrie plus «relax» qu’un pur vélo de route ou de cyclocross.

Flextem, le retour? Que nenni!

Et très franchement encore, j’étais des plus sceptiques sur la suspension cachée dans le tube de direction. Je peux comprendre pour le confort, mais pour la tenue «de route», je ne voyais pas. Cela isole certes le pilote et c’est bien là problème: tout à son confort, il ne sent plus que sa roue rebondit dans tous les sens et qu’elle va bientôt le lâcher… La crainte d’un guidon «tout mou» était aussi bien présente. Ceux qui ont connu la brillante époque des Flextem à VTT comprendront.

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Le bisse de Clavau, idéal pour une balade et sympathiser avec quelques marcheurs, sans ironie.

Mais un très beau vélo, assurément, qui ne demandait qu’à être essayé. Il m’a bien fallu 500 mètres sur le goudron pour me sentir parfaitement à l’aise et me dire que ça roulait vraiment bien, dans le confort total. Et puis, la magie du gravel agit. On se dit: «Tiens, je vais essayer ce chemin le long du Rhône, non praticable en vélo de route, et si peu intéressant en VTT ou en cyclocross, mais parfait pour une liaison entre Sion et Uvrier». Excellente idée.

Confortable et efficace

Un peu plus tard, plutôt que d’emprunter la route goudronnée du vallon de Beulet pour aller chercher le bisse de Clavau, je tente le sentier après un «monstre» raidard. Le développement de 42 X 46 (Sram Force monoplateau) est là pour cela et ça passe. Un peu plus haut, le sentier est tout de même trop escarpé et la mauvaise idée du jour, c’était les chaussures de route… Mais c’était bien la seule et cela faisait longtemps que je n’avais pas eu une telle banane après mon « lunch ride ». Et pourtant je l’ai toujours, ou presque. Mais plus petite 😉

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Le Diverge dans sa version « sport », sans les sacoches.

Ce qui est sympa avec le « gravel », c’est qu’au bout de la route, il y a encore un chemin… Avec un vélo qui roule bien sur l’asphalte, confortable sur les chemins 4×4, précis sur les singles pas trop cassants tout de même et doté d’une « suspension » qui a fait mentir mes préjugés en participant au confort générale de ce « turbo pullman » des chemins.

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Sur le bisse de Lentine, moins couru que Calvau, c’était bien aussi.

De bon augure pour la petite escapade aux Grisons. Affaire à suivre.