Le cyclisme a un problème avec ses « traditions »

Dimanche, un coureur de 43 ans s’est fait chopper avec un moteur électrique (mal) planqué dans son vélo. Qu’est-ce qu’il a pris comme noms d’oiseaux pour avoir voulu glâner quelques primes en 3e catégorie amateur, certains exigeant une suspension à vie. Loin de moi l’idée de vouloir défendre un tricheur, qui donne d’ailleurs une bien piètre image des quadragénaires. Mais je suis tout de même étonné du déferlement de haine contre un type qui a rajouté quelques Watts à son moteur à soupe pour briller sur ses routes régionales en fin de carrière.

Parce que quand l’Italien Gianni Moscon se fait ramener en voiture sur le peloton des championnants du monde avant de jouer la gagne, on n’entend pas grand monde s’offusquer. Ce genre de dopage mécanique plus « traditionnel » semble plus acceptable, même pour les instances dirigeantes du cyclisme.

Moscon s’est fait prendre et a été disqualifié. Puis plus rien, aucune sanction pour ce dopage mécanique de plus de cent chevaux… Avouez que c’est tentant: votre course est finie et vous pouvez tenter une grosse tricherie pour vous remettre en selle, avec pour seul risque que votre course soit finie pour de bon si vous vous faites attraper. J’ai un peu de mal à voir la sanction.

Le problème, c’est que tout le monde trouve cela presque normal, sous couvert de tradition du « bidon collé » ou des sprinters qui ne passent pas les bosses, s’accrochent aux bagnoles, finissent juste dans les délais et gagnent au plat le lendemain. « Pas vu, pas pris », c’est un peu le principe, au nom de la tradition. Le problème, c’est quand c’est «vu, mais pas pris quand-même, ou si peu», comme dans le cas de Moscon. Tricheur un jour, tricheur toujours. Mais on ne touche pas à la tradition, hein?

De plus, pour revenir à Gianni Moscon aux mondiaux, les compte-rendus sont trompeurs. Quelques jours après la course, on « oublie » qu’il s’est accroché, on écrit un peu partout qu’il s’est « abrité ».

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Et cette dernière news semble confirmer que ce Moscon, déjà sanctionné pour des propos racistes, est un drôle de personnage. Triste sire une jour, triste sire toujours?

Ma commune subventionne-t-elle l’achat d’un e-bike?

Certaines communes valaisannes subventionnent l’achat d’un vélo électrique (ou normal), mais il est difficile d’avoir une vue d’ensemble des endroits où c’est le cas. Comme un lecteur m’a récemment posé la question, je me suis dit que l’on pourrait la poser à tout le monde et établir cette liste pour les communes valaisannes.

Le tableau des réponses est accessible ici.

Que vous soyez un simple citoyen ou représentant d’une administration communale, vous pouvez nous aider en complétant le formulaire ci-dessous. Merci d’avance!

Swiss Cycling développe un cours de E-VTT

« Une attitude responsable et prévenante envers les autres groupes dutilisateurs ainsi quenvers la nature environnante doit être transmise aux participantes et participants. »

Avec ou sans assistance, les bases restent les mêmes, mais pas sûr que ce soit une bonne idée partout.