Van Nicholas Skeiron: classe, confort et plaisir

Le vélo est posé contre le mur du phare au Cap Formentor, sur l’île de Majorque. Une destination qui accueille des centaines des milliers de professionnels, cyclosportifs et cyclotouristes chaque année. Et lorsqu’ils commencent à s’agglutiner autour de ta bécane et à la commenter, tu sais qu’elle a de la gueule (bon, je le savais déjà, mais là j’en suis sûr…).

Rien à faire, un beau titane, bien poli est aussi plaisant à l’oeil qu’agréable au toucher. Sur ce Van Nicholas Skeiron, rien ne dépareille. Les câbles cheminent dans le cadre, le titane brossé brille au soleil, soutenu par un bel aplat rose (d’autres couleurs sont disponibles, mais ce rose est très classe), tandis que les axes traversants des roues (des FF carbone à disques) promettent une belle rigidité latérale en association avec le boîtier de pédalier bien dimensionné.

Tube de direction cônique, câblerie bien rangée, effets « éclats » de couleur dans le titane. C’est propre et c’est beau.

Et ce jour là, au milieu de la première sortie de notre séjour, je sais que la semaine sera magnifique sur mon Van Nicholas. Il fait son petit effet, mais ce n’est évidemment pas l’essentiel, puisqu’il est invisible pour les yeux. 😉

Il ne dépareille pas devant la banque…

L’essentiel, c’est bien l’âme de ce cadre titane, cette petite élasticité tellement difficile à expliquer. Le vélo accélère peut-être moins franchement que certains cadres carbone (et encore, ce modèle est vraiment rigide, sans « flex » à déplorer ni dans le triangle avant, ni dans les bases arrière) mais il « rend » ce qu’on lui a donné avec un (très) petit délai. J’ai l’impression d’être plus « souple » et de pouvoir emmener un peu plus gros à la fois.

Le confort général participe bien sûr du plaisir à rouler avec un tel vélo. Le cadre filtre les aspérités de la route, bien aidé par des pneus de 28mm (en chambres à air durant le test, ce serait encore plus souple en tubeless), sans pénalité au niveau du rendement général ou des relances. Si ce dernières peuvent sembler moins franches qu’avec un vélo plus nerveux, la machine nous gratifie de ce petit effet « boomerang » en fin d’accélération, qui aide à se rasseoir après quelques mètres en danseuse tout en maintenant la cadence.

De la banque à la plage...
Et à la plage non plus.

Ce Van Nicholas ne sera peut-être pas le vélo idéal pour les critériums d’une heure en tourniquet, mais si vous prévoyez des sorties plus longues, sur des routes inconnues, parfois en mauvais état, il sera un compagnon fidèle et agréable qui ne rechignera pas à aller taquiner les bosses. En descente, il est très stable et sécurisant, tout en restant assez agile pour enchaîner les épingles et les enfilades de virages à haute vitesse. La modernité des freins à disque associée à la « tradition » du titane, fait aussi merveille. Les disques, ça fait longtemps que j’aime ça et ici on a un peu le meilleur de deux mondes.

Un vélo qui a de la classe et procure bien du plaisir dans un confort appréciable et apprécié. Le prix à payer étant de voir des inconnus regarder et toucher votre vélo à tout bout de champ 😉 Un petit plaisir aussi, finalement…

Joakim Faiss

Auteur : Joakim Faiss

Père de famille - Cycliste - Journaliste - Rédacteur chez Vélo Romand et chef ici ;-). Vélos actuels: Thömus Sliker (route), Rocky Mountain Element 970 (VTT), Specialized Diverge Expert (gravel), Specialized Crux (cyclocross), BMC Alpenchallenge (urbain). Bière préférée: Velosophe,Triple Karmeliet Pratiques:VTT, route, cyclocross. Devise:Où est le problème?

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