Cyclocross de Fully-Saillon testé, validé, par le pro

Dans ma découverte du cyclocross entamée sur un vélo de location en 2013 à Rennaz, j’ai franchi plusieurs caps importants, comme l’achat d’un vélo, le pèlerinage en Belgique, l’achat de roues spécifiques et… la création d’un parcours pas trop loin de chez moi. Je me suis inspiré de l’ancien terrain d’entraînement de Julien Taramarcaz pour dessiner un tracé moins loin de chez moi, histoire d’y être plus vite et de pouvoir y aller avec les enfants.

Entre Fully et Saillon, enfin plutôt sur Saillon, quelques bosquets à proximité des berges du Rhône constituent un terrain idéal. Moyennant quelques petits effort, au bateau et à la débroussailleuse, un tracé 100% naturel a vu le jour. Cette semaine, c’est même Julien en personne qui est venu s’y entraîner et, apparemment, il a aimé.

Une photo publiée par @carofaiss le

Alors si le cœur vous en dit, n’hésitez pas à le tester à votre tour, on s’y croisera peut-être…

La police se met (aussi) au « cycloterrorisme »

Des « cycloterroristes », rien que ça. Quelle sens de la mesure à la RTS! Une brave dame qui se fait verbaliser pour avoir emprunté la voie du bus, un autre cycliste filmé de loin sur un trottoir désert… ça fait peur. Cela met surtout en lumière l’inexistence d’infrastructures adaptées pour les vélos (et même quand il y en a on a le droit d’écraser les cyclistes, étonnez-vous que l’on se sente davantage en sécurité sur un trottoir).

 

Ce qui est tout de même assez drôle (mais peut-être pas tant que ça), c’est que les policiers eux-mêmes « terrorisent » les piétons, que j’ai toujours cru prioritaires sur les passages zébrés de jaune…

cycloterroristes

Et on ne dira rien du piéton senior « révolté » par le comportement des cyclistes, mais qui ne se gène pas pour traverser au rouge…

Tu l'as vu le petit bonhomme rouge?
Tu l’as vu le petit bonhomme rouge?

Plus sérieusement, même les journaux les plus… sérieux comme Le Temps, mélangent tout lorsqu’ils écrivent que la moitié des routes genevoises sont équipées de pistes cyclables. Non. Pas de pistes cyclables, cela se saurait, mais de bandes cyclables, à savoir de la peinture jaune totalement inutile pour la sécurité des cyclistes, même si elles peuvent rendre service pour remonter les files de voitures (c’est à dire lorsqu’elle ne sont pas encombrées de voitures stationnées, de camionnettes en livraison, de panneaux de signalisation, de neige ou d’autres détritus).

La police genevoise semble avoir un sacré sens des priorités, car même si certains cyclistes font certainement « un peu n’importe quoi », comme le relève un pandore dans le reportage, des automobilistes qui font vraiment n’importe quoi, j’en vois tous les jours. Pas plus tard que ce soir, en rentrant du travail, lorsqu’un automobiliste m’a doublé à cinquante centimètres. Un trou à éviter et vous n’auriez pas lu ces lignes. Les conséquences du « n’importe quoi » ne sont juste pas les mêmes pour tout le monde.

A l’heure où l’on apprend que certaines voitures polluent 40 fois plus que ce que disent les chiffres officiels il serait peut-être temps d’encourager la pratique cycliste en créant des infrastructures adaptées. Mais c’est plus difficile que de chasser le « cycloterroriste » et décourager les gens de prendre leur bicyclette. Plus de vélo, plus de problème. Facile, non?

Jonathan Fumeaux: « J’ai toujours aimé le GP de Lugano »

Sa déception (légitime) était à la hauteur d’ambitions justifiées suite à son abandon, dimanche, lors de la 2e étape du Haut-Var. Jonathan Fumeaux n’en a pas moins tourné la page rapidement afin de se projeter sur la prochaine course. Le Grand Prix de la ville de Lugano où le coureur de IAM Cycling est bien décidé à jouer les premiers rôles en compagnie de ses sept coéquipiers.

Jonathan Fumeaux - Photo IAM Cycling
Jonathan Fumeaux – Photo IAM Cycling

A l’heure des explications, Jonathan Fumeaux a insisté sur le rôle du placement mais aussi du contrôle de la course après être revenu sur son arrêt prématuré sur la route de Draguignan. «Je n’ai pas pu éviter une chute survenue dès les premiers kilomètres. Je me suis retrouvé au sol après avoir été heurté par un autre concurrent. Râpé et choqué en raison de la violence du choc, je suis tout de même revenu dans le peloton après une poursuite d’une bonne vingtaine de km. Mais j’ai dû me rendre à l’évidence. Je n’étais plus en mesure de jouer les premiers rôles alors que j’avais ressenti de bonnes sensations la veille. Une chute n’est jamais anodine donc je vais chercher à récupérer et passer chez l’ostéopathe pour me refaire une santé en vue de retrouver le coup de pédale connu avant l’incident. J’ai toujours aimé le GP de Lugano qui se dispute sur un circuit usant et exigeant. Il faut d’abord se méfier de l’échappée dite matinale avant de bien se placer pour aborder la dernière bosse avant l’arrivée. En principe, la victoire se dispute entre une vingtaine de coureurs.»

Reconnu pour son explosivité dans le final d’une course, le Valaisan de l’équipe professionnelle suisse se réjouit du rendez-vous tessinois. «J’aime bien les courses dans notre pays. Il n’y en a pas des masses et cela permet de montrer le maillot. Nous alignons une belle équipe dont la solidarité n’est plus à démontrer après les performances entrevues ces dernières semaines. Et il y aura de quoi faire dimanche compte tenu de l’opposition mais aussi de la difficulté du parcours.» (communiqué)

GP di Lugano (dimanche 1er mars)
Lugano – Lugano, 184,9 km (11h30 – 16h15)

Coureurs:
Clément Chevrier (Fr), Jérôme Coppel (Fr), Jonathan Fumeaux (S), Pirmin Lang (S), Jarlinson Pantano (Col), Sébastien Reichenbach (S), David Tanner (Aus), Marcel Wyss (S)