Thomas Dietsch remporte le Grand Raid

L’Alsacien Thomas Dietsch a dû s’y reprendre à plusieurs reprises pour remporter la mythique épreuve valaisanne. Du véritable VTT pour un vainqueur qui apprécie aussi le vélo à un rythme plus tranquille et l’utilise pour découvrir des pays en profondeur.

L'Alsacien Thomas Dietsch, vainqueur du Grand Raid 2007, à l'arrivée.

«Tant qu’il n’est pas arrivé, pour moi ce n’est pas fait. Avec Thomas, tout est possible… » En ce samedi 18 août, malgré l’avance confortable de son homme au Pas de Lona, l’amie de Thomas Dietsch n’est pas vraiment rassurée dans l’aire d’arrivée du Grand Raid. Le sympathique Alsacien de 33 a déjà perdu plusieurs épreuves sur ennui mécanique dans les derniers kilomètres. Dont les Championnats du monde marathon de Lugano et le Grand Raid. Quelques instants plus tard, il embrasse sa douce moitié au terme d’une chevauchée enfin victorieuse…

L’entretien complet réalisé à l’arrivée est à lire dans le numéro d’automne 2007 du magazine Vélo Romand.

Ecoutez Thomas Dietsch parler du Grand Raid et de sa course:

Ecoutez Thomas Dietsch après sa victoire

L'homme invisible

C’est dingue, il y a des fois où je suis l’homme invisible. En général, c’est sur un vélo. Je vous jure, certains automobilistes ne me voient pas. Ou alors, et c’est pire, ils font comme si je n’étais pas là.
Au début, c’était pas facile. Je savais pas que j’étais invisible. Donc je faisais pas gaffe. J’étais tout surpris quand les voitures me coupaient la route dans les giratoires, me doublaient à dix centimètres des pédales avant de tourner à droite devant ma roue, ou sortaient de leur place de parc devant mon guidon. Comme l’autre jour dans mon village: un type déboîte tranquillement de sa place alors que je me pointe à quelques mètres. Coup de guidon, coup de frein. Déjà que la rue est en pente, ça énerve. Puis engueulade – ça tombait bien, sa fenêtre était ouverte – du genre «tu peux pas regarder avant de sortir de ta place? Rogntudju!» Réponse du type, énervé: «T’as qu’à freiner aussi».
Sur le coup ça m’a encore fâché davantage, évidemment. Je pensais avoir droit aux même priorités que les autres usager de la route. Mais passons. Parce que la bonne nouvelle, c’est qu’il m’avait vu. Je ne suis pas invisible! Alors s’il vous plaît, la prochaine fois, quand vous me voyez, faites comme si j’étais là.