Celui-ci, je l’aime beaucoup, mais je n’y vais pas assez souvent. Il se dresse pourtant bien en face de chez moi et je ne peux pas le manquer dès que je quitte la maison. Comme dans le numéro 26 de cycle! magazine, sous la plume de Sébastien Terrettaz, que j’ai accompagné pour les images (aperçu ici).
Situé du côté ombragé de la plaine du Rhône, le col du Lein, qui fait partie des parcours officiels du canton, peut encore être enneigé assez tard dans la saison sur son dernier kilomètre, malgré l’altitude plutôt faible (1660 mètres), mais cette fraicheur se mue en avantage lors des chaudes journées d’été, comme lors de ce dernier dimanche.

Si son altitude est relativement basse, attention tout de même au dénivelé de 1200 mètres. On grimpe directement depuis la plaine et c’est aussi ce qui fait son charme, au-delà du trafic automobile plutôt contenu. La pente est relativement soutenue (14,5 km à 9%), mais pas trop violente non plus.
Dimanche dernier, les préparatifs en vue de la fête de l’abricot battaient leur plein dans le village. Heureusement, aucun stand n’était encore ouvert pour une halte qui aurait pu se prolonger. On quitte ensuite le village, au milieu des vignes, qui cèdent rapidement leur place aux abricotiers. Avant les hameaux (Sapihnaut, l’Arbarey), la forêt et l’ultime clairière qui annonce la dernière épingle avant le sommet et son secteur gravel qui se faufile dans la forêt de mélèzes.
Tout du long, on évolue sous la Pierre Avoi, avec une vue imprenable sur la plaine, le Grand Chavalard (important pur un Fulliérain) et le massif des Muverans.
Nous avons pris le chemin le plus court vers la plaine, en filant vers le col des Planches (avec un secteur gravel de quelques kilomètres, praticable en vélo de route même si le revêtement est bien dégradé par endroits). Mais on peut aussi rejoindre Vollèges (directement) ou par le col du Tronc. Il faut ensuite choisir entre l’horrible route nationale entre Sembrancher et Martigny, ou le col des Planches par Vens, pour rejoindre le coude du Rhône.










