Si vous aimez la forêt et les sentiers biens pentus, ce dernier entre Ovronnaz (Plan des Combes) et Saillon vaut son pesant de plaquettes de freins grillés. Un bon test pour le matériel. Sur 1,77 km, il y a 540m de dénivelé, soit plus de 30% de moyenne avec tout de même quelques passages plus ou moins plats. Quand ça descend, ça descend…
Passage au moulin de Chiboz: ne pas sortir du sentier...
Décidément, le tout nouveau Netplus Challenge nous promet de belles surprises pour cette saison de VTT 2011. Le concept des ligues tout d’abord, qui fera courir les cyclistes par niveau plutôt que par classe d’âge. Une petite révolution dont on se réjouit de voir la première application en vrai. Tout commencera par une course « warm up » le 30 avril à Martigny, histoire de situer le niveau de chacun. Chacun pourra ensuite batailler avec des coureurs de son niveau et viser une promotion dans la ligue supérieure (si j’ai bien compris).
Mais la plus belle surprise pour ma part reste la découverte du parcours de la Randonnaz Bike, le 25 juin à Fully. Un peu parce que c’est chez moi, mais surtout parce que les organisateurs n’ont pas craint de tracer un parcours de vrai VTT. Sans craindre d’affronter la mythique montée de Scinllioz qui a fait les beaux jours de la « Face Nord » de Saillon. Arrivés au sommet, les concurrents bifurqueront à gauche plutôt qu’à droite pour entamer la descente sur les hameaux de Fully. Et là, mes amis, du single, du single et encore du single…
Il fallait oser faire passer une course par là. Ils ont osé et c’est tant mieux. Quelques passages sont peut-être un peu « chauds », mais à chacun d’adapter sa vitesse et ses trajectoires, c’est aussi cela le VTT. Cette course devrait à coup sûr marquer les jambes, les pupilles et les esprits.
Jamais été aussi en retard dans l’entraînement, pas encore de vélo, mais rarement je ne me suis autant réjoui d’une compétition de VTT. Le Mountain Bike peut être, doit âtre autre chose que des aller-retour sur des routes forestières. La preuve avec la Randonnaz Bike. Tous à Fully le 25 juin!
Je suis en train d’écrire un article consacré aux prochains Championnats du monde de mountain bike, du 29 août au 4 septembre 2011à Champéry, article à paraître en avril dans le magazine Velo Romand. Cela me donne l’occasion de me replonger dans mes archives photographiques des compétitions à Champéry. Et de retrouver des photos assez épiques du four cross en plein orage, comme on le constate sur cette image du talentueux Christophe Margot, qui ne recule devant rien pour ses photos…
Le parcours du Portail de Fully par Christophe Margot, à découvrir dans le magazine Ride.
Si ça continue comme ça, le Portail de Fully sera bientôt aussi connu que Porcupine Rim, Amasa back ou Slickrock à Moab. Après le Bike allemand, c’est au tour du magazine alémanique Ride, avec les photos toujours superbes de Christophe Margot, de consacrer un sujet à ce parcours sur les hauts de Fully, dans le Valais Suisse.
Le secret a été bien gardé durant de longues années, même si j’en avais parlé dans Vélo Romand voilà quelques temps déjà.
Des secrets, j’espère en avoir encore un ou deux dans ce coin où j’habite. Mais si vous êtes sympas, je partage… Peut-être une trace GPS, si c’est demandé gentiment, uhm…
Le Grand Raid a vécu sa 21e édition le samedi 21 août dernier. Comme d’habitude, les photographes sont présents en nombre et certains prouvent qu’il est toujours possible de faire de belles images de VTT et de se renouveler.
Coup de coeur totalement subjectif pour la galerie de Christophe Margot et celle de Sacha Bittel, dans des styles et genres différents.
Pour le Grand Raid 2010, les organisateurs ont tenté un pari à multiples facettes : rallonger la distance, ajouter un départ à Nendaz et majorer les prix. Samedi soir, à chaud et après ce qui fut tout de même une belle journée pour faire du vélo, personne ne s’avançait à tirer des conclusions hâtives.
Quelques jours plus tard, à tête reposée, on constate tout de même que les chiffres sont cruels: 377 classés au départ de Verbier, contre 971 un an plus tôt. Si l’on ne compte que ceux qui ont rallié l’arrivée, les autres ayant abandonné ou manqué les horaires de passage, on tombe à 289 coureurs, hommes et femmes confondus. Même en comptant les départs de Nendaz (319 classés, 298 arrivés) on reste bien en deçà de la participation de 2009. Sans parler de celle, par exemple, enregistrée en 1999, avec 1438 concurrents et concurrentes classés depuis Verbier…
Les chiffres sont une chose, la satisfaction des participants une autre. Et là, l’option de rallonger le parcours en montant à Tracouet, n’a pas vraiment fait l’unanimité des cyclistes présents. Troisième de la course, le Suisse Thomas Zahnd a déclaré à Ride.ch qu’il « n’y aurait rien à dire si cette montée supplémentaire avait rendu le parcours plus attractif. Mais ce n’est pas le cas ». Selon lui, on aurait très bien pu laisser tomber ces 16 km supplémentaires qui rajoutaient une heure de course pour les meilleurs.
Les trois premiers se rejoignent d’ailleurs dans leur analyse. Pour Karl Platt, le vainqueur 2010, 137 km pour 5628 m de dénivelé, «ce n’est pas une course extrême, c’est superextrême!», estime-t-il dans Le Matin. Qui poursuit avec l’avis de Thomas Dietsch, deuxième de cette édition 2010 et vainqueur de l’épreuve en 2007 : « Rallonger le parcours n’a pas apporté grand-chose, il était déjà super avant».
Et l’on ne parle là que des meilleurs coureurs élite. Aux autres, on n’a pas non plus fait de cadeau. Ainsi sur cette page le Français Pascal Ecollan souligne : « J’ai fait le GRC en 2009 et terminé, cette année mieux préparé je passe tout juste à Evolène et décide de m’arrêter… Messieurs les organisateurs ajouter 17 kms avec d+ 800 m c’est bien, par contre ne donner qu’une heure de plus au niveau des barrières horaires (A Moss mets 1h06 de plus que l’année dernière!), c’est inconsidéré et sans considération de la difficulté sportive ! »
Alors quid en 2011 ? Retour sur un super parcours ? Ou le maintien d’un tracé « superextrême » qui finalement, ne plaît même pas à ceux qui n’en ont pas eu peur ?