Rude mise en jambes à Saxon

Cette fois, la saison de VTT est bien lancée en Valais. Et c’est parti fort avec la manche du Papival Bike Tour à Saxon. Un parcours légèrement modifié avec un peu plus de terrain en début de course (merci), mais toujours aussi rude. Quelque 18 kilomètres et plus de 600 mètres de dénivelé positif dans les vergers d’abricotiers du coteau saxonin.

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La pluie qui s’est invitée durant toute la journée a détrempé le parcours, rarement vu quelque chose d’aussi collant sous les roues. Dur dans les raidards déjà difficiles sur le sec. « Ça glisse dans la descente, hein« , note un concurrent qui pouvait encore parler (!) en me déposant dans la deuxième montée du parcours. Encore heureux, me dis-je, le souffle trop court pour lui répondre. Comme j’aime bien descendre, autant que les descentes soient aussi compliquées que la montée…

Mention bien pour Saxon, un beau parcours pour une course de soirée, même si j’aurais bien aimé avoir autant de terrain à la descente qu’à la montée, par exemple en repassant sur la digue de début de course en sens inverse en fin de parcours. Vivement La Souste, où il y a davantage de terrain à la descente qu’à la montée. Et vivement la découverte des nouveaux parcours de ce Papival Bike Tour 2010.

Grand Raid: les organisateurs ont-ils pété un plomb?

Le Français CéŽdric Ravanel lors de la Coupe du Monde deˆ ChampéŽry, le 10 juin 2007, sur un parcours comme on en voit trop rarement en Valais.

Allez, je pose la question comme elle m’est venue: les organisateurs du Grand Raid ont-ils pété un plomb? La finance d’inscription pour cette épreuve, déjà en perte de vitesse quant au nombre de participants, passe de 100 à 180 francs suisses pour le grand parcours entre Verbier et Grimentz. Pour ce prix, le parcours sera tout de même rallongé, autre sujet de polémique.

De 100 à 180 francs, donc. Et encore, le grand parcours est le plus avantageux. Rabais de quantité j’imagine. Depuis Nendaz (nouveau départ, c’est déjà pas assez compliqué…), il vous en coûtera 1fr.60 le km pour 100 km, depuis Hérémence 2 fr. tout rond pour 75 km et depuis Evolène un peu plus de 2fr.20 pour 45 km. Non mais 100.- pour 45 km de course, ça va le chapeau? A ce rythme, le jour où je vais inscrire toute ma famille, j’en aurai de 600 à plus de 1000 francs selon les parcours…

Certes, les temps sont durs, les sponsors se font rares. Mais cela doit être vrai partout. Comment font-ils dans les Grisons ou ailleurs pour garder une finance de moins de 100 francs? Ou à l’étranger, comme au Tour des Flandres: 25 € pour 260 km? D’accord, c’est une cyclo, pas une vraie compèt, mais tout de même.

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La Pass’Portes du Soleil attend les vététistes de pied ferme

La Pass'Portes, un doux mélange de sentiers à parcourir à son rythme et de beaux paysages. (faiss)

L’hiver bat son plein dans les Portes du Soleil mais on pense aussi au Mountain Bike dont la saison 2010 sera ouverte par l’événement traditionnel du domaine : la Pass’Portes du Soleil MTB. Les inscriptions ouvrent le le 10 février 2010 sur le site de l’événement www.passportesdusoleil.com et les amateurs vont devoir se dépêcher. Le nombre de places est limité à 4000 personnes réparties sur les 9 stations de départ pour des questions de sécurité et de fluidité du parcours. En 2009, l’affluence était telle que plus de 800 cyclistes se sont inscrits le premier jour.

La randonnée VTT autour du domaine a acquis ses lettres de noblesses dans le monde du vélo de montagne et pas moins de 4000 vététistes du monde entier (25 pays différents étaient représentés en 2009) sont attendus pour deux jours de ride et de fête. La recette de cet événement : 75 km de Mountain Bike, 15 remontées mécaniques, un tracé à profil descendant (6000m- /1000m+), 8 ravitaillements qui font la part belle aux spécialités locales et à la gourmandise (raclette, diot, barbecue, fondue au chocolat…) et des paysages à couper le souffle, entre France et Suisse.

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Un aménagement ridicule et le début de la gloire…

Un aménagement ridicule, même pour les Anglais.
Un aménagement ridicule, même pour les Anglais.

Ouch, bientôt un mois sans post. Mon activité sur ce blog est à l’aune de mon activité cycliste ces temps: proche du néant. Un petit mot tout de même pour signaler la sélection d’une image par le site du Guardian sur une page consacrée aux pires pistes cyclables dénichées par les lecteurs.

Et ce n’est pas la qualité de ma photo, issue d’un téléphone pommé, qui lui a permis de figurer dans cette sélection, mais bien le haut niveau de débilité de cet aménagement dont j’ai déjà parlé (ici et ici). Du coup, cette image a fait péter mon compteur sur Flick’r, puisqu’avec 1248 vues à l’heure ou j’écris, aucune autre photo n’arrive à la cheville de ce cliché. Comme quoi, le document compte souvent davantage que l’esthétique.

Et si des aménagements disons… tordus, vous amusent, il y en a tout un tas à voir sur ce site.

Piste cyclable grand luxe, c’est possible

Durant la Foire du Valais, circuler en voiture n’est pas forcément la meilleure idée. J’ai donc préféré enfourcher ma bicyclette pour la petite demi-heure entre mon domicile et mon bureau temporaire à Martigny, au cœur de la fête. Certains diront que, passé un certain nombre de ballons de blanc, le vélo n’est pas forcément une bonne idée non plus. Je suis d’accord, mais je ne mets au-moins en danger que moi- même.

Une belle piste cyclable, bien éloignée du trafic automobile.
Une belle piste cyclable, bien éloignée du trafic automobile.

C’est d’autant plus vrai lorsqu’il nous est offert de circuler sur une piste cyclable grand luxe, totalement séparée du reste du trafic (il y a même un canal entre la route et la piste cyclable), comme entre Branson et Martigny. Dommage que cela se gâte dès que l’on entre en ville. Dommage aussi que certains panneaux ridicules rappellent aux cyclistes que les automobiles sont encore une priorité dans certains esprits.

Pour le reste, bravo pour ces quelques centaines de mètres entièrement réserves aux deux-roues. Pour peu, je me serais presque cru en Suède ou au Danemark 😉

Julien Absalon: « J’ai explosé mais l’essentiel est sauf »

Le Français Julien Absalon a longtemps mené la course lors de la manche de Coupe du Monde de Mountain-Bike de Champéry. Jusqu’au dernier kilomètre en fait, où il s’est fait dépasser par le Sud-Africain Burry Stander. Absalon s’adjuge toutefois le classement général du cross-country, une semaine avant la dernière épreuve, à Schladming. Ses explications en vidéo.

Burry Stander: « J’ai adoré le parcours de Champéry »

Au terme d’une course incroyable de rebondissement, le Sud Africain Burry Stander a remporté à Champéry pour la première fois une étape de la Coupe du Monde. Absalon, deuxième, s’assure définitivement le général.

Il se souviendra longtemps des dix derniers jours. Le 4 septembre en Australie, Burry Stander ne trouvait pas de rival sur la route de son premier titre mondial en moins de 23 ans. A Canberra, le pilote Specialized avait signé de meilleurs temps que ses ainés en élites. Et aujourd’hui il est à nouveau rentré dans l’histoire de son sport en s’imposant sur cette avant dernière étape du circuit mondial. Depuis la victoire de Julien Absalon en 2001, aucun espoir ne s’était imposé à ce niveau.

A Champéry Burry Stander a peut-être bénéficié d’un gros coup de fatigue d’Absalon dans le dernier kilomètre. Mais il a surtout mené un course très intelligente, à commencer par le choix de son vélo, un tout suspendu qu’il a particulièrement apprécié sur les racines et pierres glissante du Grand-Paradis. Ses explications en vidéo.

Champéry: Stander et Osl, le roi et la reine de Champéry

Le podium des hommes avec une première victoire pour le jeune Sud Africain, encore U23, Burry Stander. ldd
Le podium des hommes avec une première victoire pour le jeune Sud Africain, encore U23, Burry Stander. ldd

Grosse sensation dimanche sur la manche de Coupe du monde de XC à Champéry où le Français Julien Absalon, solidement installé en tête de la course a dû laisser partir le jeune Sud-Africain Burry Stander – champion du monde U23 la semaine dernière à Canberra – dans le dernier kilomètre de course. «Durant cette course, je me suis surtout employé à ne pas laisser revenir les frères Flückiger», expliquait le vainqueur après l’arrivée. «Je pensais qu’Absalon gérait tranquillement son avance, mais à la sortie du dernier sentier, j’ai vu qu’il n’était pas très loin. Je me suis dit que je devais saisir ma chance et j’ai fait la dernière montée quasiment au sprint. Je suis entré sur le « single » de la descente devant lui et j’ai encore pris quelques risques, et voilà. Je suis vraiment heureux de cette première victoire».

Absalon: « les jambes en coton »

De son côté, Julien Absalon avouait avoir proprement «explosé» dans cette même ultime ascension. Son avance dans le dernier tour a fondu de 50 à 35 secondes, pour finalement disparaitre complètement. «J’ai cru que je n’arriverais pas à terminer la dernière bosse», explique Absalon. «J’ai eu les jambes en coton d’un coup. Cette semaine j’ai pris des vacances en rentrant d’Australie, je me suis arrêté a Singapour. Mais je crois que j’ai manqué de foncier en fin de course. Ce n’est pas grave, l’essentiel est là. Je remporte la Coupe du monde».

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Champéry: un tracé permanent pour le cross-country?

Champéry vit à l’heure de la Coup du Monde de VTT ce week-end. L’occasion, lors de cette avant-dernière manche de la saison de cross-country, de voir à l’oeuvre et de côtoyer les « stars » d’une discipline restée accessible.

L’occasion aussi, pour les participants aux courses populaires du samedi matin, de rouler sur le même parcours – juste amputé des pires difficultés technique, qu’eux. L’échauffement dans la roue de la poupée canadienne Emily Battty, ce n’est pas rien tout de même…

Dommage dès lors que les vététistes valaisans et romands ne se soient pas déplacés plus nombreux pour participer à ces courses. Peur d’un parcours trop technique? Peut-être. Mais les vélos ont tout de même évolué depuis 20 ans. On peut se risquer sur un parcours un peu plus technique que la Papival de Nax…

La bonne nouvelle, c’est qu’une partie du parcours pourrait rester permanente. Les membre du comité d’organisation avec qui j’en ai discuté n’y étaient en tout cas pas opposés. Ce serait l’occasion de rouler durant toute la belle saison sur le tracé des « pros ». Et de mieux se rendre compte de leur incroyable niveau. Technique et physique. Parce que, deux heures dans ce terrain, c’est vraiment du sport. Du VTT quoi…

Au programme

Champéry prête pour la Coupe du monde

Julien Absalon, qui se défait ici de Sauser en 2007, aura fort à faire pour battre Nino Schurter dimanche à Champéry.
Julien Absalon, qui se défait ici de Sauser en 2007, aura fort à faire pour battre Nino Schurter dimanche à Champéry.

Champéry s’aprête à vivre un week-end de folie avec les meilleurs pilotes mondiaux de cross-country. Nino Schurter, le nouveau champion du monde sera présent, tout comme Julien Absalon, qui aura fort à faire s’il veut remporter le classement général de la Coupe du Monde.

Nino Schurter, 23 ans, a réalisé la course de sa vie samedi a Canberra en Australie et a réalisé une entrée fracassante dans la catégorie élites en remportant le titre mondial. Julien Absalon, grandissime favori qui termine à la deuxième place a déclaré: «C’est son premier titre mais certainement pas le dernier. J’avais déjà annoncé l’an passé après les Jeux Olympiques que Nino serait le grand patron de demain.»

Deux ans après sa victoire en terre champérolaine, le Français s’élancera dimanche avec le maillot blanc de leader de la Coupe du monde. La saison prendra fin les 19 et 20 septembre à Schladming en Autriche et la course valaisanne s’annonce passionnante.

Nino Schurter sera donc le premier favori à la victoire. Dimanche, il devra touttefois se méfier de la réaction d’orgueil de Julien Absalon, frustré de sa deuxième place en Australie. Dans le rôle d’arbitre, on pourrait retrouver les Suisses Christoph Sauser et Florian Vogel mais aussi l’espagnol Jose Hermida ou le Canadien Geoff Kabush.

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