Bonne nouvelle: pour les trajets entre Sion et Martigny, le car postal constituera bientôt une alternative crédible à l’automobile. Dès le 13 décembre, date de l’entrée en vigueur du nouvel horaire, les bus circuleront à une cadence d’une demi-heure. Presque de quoi ne plus se soucier du tout de l’horaire. Cette offre cadencée sera étendue jusqu’à 22 heures, samedi compris.
Cerise sur le gâteau: les nouveaux bus articulés sont équipés d’écrans qui permettent de lire les dernières informations du Nouvelliste .
Idéale pour circuler entres les villages, cette offre souffre des défauts de ses avantages: le bus s’arrête partout. Pour parcourir l’ensemble du trajet entre Martigny et Sion (voire même un peu moins), le train est plus rapide. Reste que cette ligne, qui transporte 1,3 millions de passagers par an, dessert de manière idéale les centres commerciaux de Conthey. Pour vos petites courses, prenez le bus!
Vous laissez vos enfants circuler sur une « bande cyclable » en bordure de route cantonale vous? Pas moi. La bicyclette n’est clairement pas considérée comme un moyen de transport en Valais. Tout au plus un loisir pour lequel on veut bien peindre quelques lignes jaunes sur les routes, pour feindre d’agir en faveur du vélo (surtout utile en période électorale…).
Les vraies pistes cyclables sont encore trop rares, et les exceptions font parfois sourire, comme entre Branson et Martigny.
Cela peut, cela doit changer et une pétition circule dans toute la Suisse romande pour « Davantage de bandes cyclables en Suisse romande ».
Pro Vélo Valais est né mercredi dernier 4 mars 2009. «Pro Vélo Valais est déterminé à passer la vitesse supérieure dans la défense des droits et des intérêts des cyclistes en milieu urbain principalement», explique Charles Méroz dans Le Nouvelliste. «C’est en tout cas le point de vue exprimé par Yves Degoumois, le président de la toute nouvelle association portée mercredi soir sur les fonts baptismaux dans le sillage de la dissolution de Pro Vélo Sion et de Pro Vélo Sierre.» La suite sur le site du Nouvelliste.
La prochaine assemblée générale de PRO VELO Sion se déroulera le 4 mars 2009 à 20h au sous-sol du bistro de la gare de Sion.
La coordinatrice romande pour PRO VELO Suisse, ainsi que Jean-François Steiert, membre du comité nationale, seront présents.
«Il s’agira de se décider à propos de l’extension de nos statuts à tout le Valais», explique le président Yves Degoumois. «Le cas échéant, la nouvelle dénomination de notre association sera PRO VELO Valais». De manière coordonnée, PRO VELO Sierre tiendra son assemblée générale et décidera de sa dissolution au profit du rattachement de leurs membres et avoirs à PRO VELO Valais. «Ensemble, nous élirons le nouveau comité qui devra assumer des activités sur les principales villes du Valais et, pour cela, mettre sur pied des groupes de travail, au sein desquels chaque membre pourra s’engager.»
La difficulté d’obtenir suffisamment de personnes prêtes à s’engager pour la promotion et défense des intérêts des cyclistes à Sierre et à Martigny se situe à l’origine de cette démarche.
Article dans Le Nouvelliste sur le vélo électrique
«La commune de Saxon consacre 5’000 francs, dans son budget 2009, pour l’aide à l’achat de vélos et scooters électriques», explique Le Nouvelliste dans son édition du 22 janvier 2009.
«Elle s’est basée sur l’exemple de la ville de Sierre qui offre une subvention depuis la fin de l’année 2005. «Cette démarche est partie de la demande d’une citoyenne», rappelle Daniel Felley, le secrétaire communal, «elle voulait que la commune fasse quelque chose pour l’environnement. Nous voulons ainsi encourager les gens à privilégier une mobilité douce, moins polluante et plus économique.»
L’idée que l’on n’a pas absolument besoin d’une bagnole pour faire cinq ou dix kilomètres par jour, d’un bled à l’autre, pour aller acheter le pain ou rendre visite à tata, commence à faire son chemin et c’est tant mieux. Sierre et Saxon ont donné l’exemple en Valais. Quand les autres communes, voire le Canton, suivront-ils l’exemple?
Franchement, une autoroute cyclable en Valais pour se rendre en vélo au boulot et sans transpirer, ça serait vachement cool, non?
L’article d’Olivier Hugon, dans Le Nouvelliste, est ici.