Burry Stander: « J’ai adoré le parcours de Champéry »

Au terme d’une course incroyable de rebondissement, le Sud Africain Burry Stander a remporté à Champéry pour la première fois une étape de la Coupe du Monde. Absalon, deuxième, s’assure définitivement le général.

Il se souviendra longtemps des dix derniers jours. Le 4 septembre en Australie, Burry Stander ne trouvait pas de rival sur la route de son premier titre mondial en moins de 23 ans. A Canberra, le pilote Specialized avait signé de meilleurs temps que ses ainés en élites. Et aujourd’hui il est à nouveau rentré dans l’histoire de son sport en s’imposant sur cette avant dernière étape du circuit mondial. Depuis la victoire de Julien Absalon en 2001, aucun espoir ne s’était imposé à ce niveau.

A Champéry Burry Stander a peut-être bénéficié d’un gros coup de fatigue d’Absalon dans le dernier kilomètre. Mais il a surtout mené un course très intelligente, à commencer par le choix de son vélo, un tout suspendu qu’il a particulièrement apprécié sur les racines et pierres glissante du Grand-Paradis. Ses explications en vidéo.

Champéry: un tracé permanent pour le cross-country?

Champéry vit à l’heure de la Coup du Monde de VTT ce week-end. L’occasion, lors de cette avant-dernière manche de la saison de cross-country, de voir à l’oeuvre et de côtoyer les « stars » d’une discipline restée accessible.

L’occasion aussi, pour les participants aux courses populaires du samedi matin, de rouler sur le même parcours – juste amputé des pires difficultés technique, qu’eux. L’échauffement dans la roue de la poupée canadienne Emily Battty, ce n’est pas rien tout de même…

Dommage dès lors que les vététistes valaisans et romands ne se soient pas déplacés plus nombreux pour participer à ces courses. Peur d’un parcours trop technique? Peut-être. Mais les vélos ont tout de même évolué depuis 20 ans. On peut se risquer sur un parcours un peu plus technique que la Papival de Nax…

La bonne nouvelle, c’est qu’une partie du parcours pourrait rester permanente. Les membre du comité d’organisation avec qui j’en ai discuté n’y étaient en tout cas pas opposés. Ce serait l’occasion de rouler durant toute la belle saison sur le tracé des « pros ». Et de mieux se rendre compte de leur incroyable niveau. Technique et physique. Parce que, deux heures dans ce terrain, c’est vraiment du sport. Du VTT quoi…

Au programme

Un Grand Raid pas raide

Le syndrome de la page blanche. Je ne pensais pas le connaître un jour, mais ça doit bien arriver à tous ceux qui écrivent… Alors voilà. Les yeux qui fixent l’écran du Mac et… rien. Le dernier texte, à livrer d’urgence pour raisons de délais, destiné au magazine Vélo Romand de septembre prochain, ne vient pas.

Un passage sympa, sous le barrage de Moiry, peu avant l'arrivée. (Photo Caroline Faiss)
Un passage sympa, sous le barrage de Moiry, peu avant l'arrivée. (Photo Caroline Faiss)

Cela paraissait facile pourtant. “Raconte ta course au Grand Raid« , a demandé le rédacteur en chef. Un texte tout bête quoi. Le départ à Hérémence, Mandelon, Evolène, Eison, L’A Vieille, le Pas de Lona, le Basset, Grimentz. Voilà. Cette année c’est à peu près tout ce que j’ai à en dire. Pas de jambes dès le départ, un faux rythme en attendant que cela s’améliore. Pas d’amélioration, un passage moyen sur le single de Mandelon, un bouchon monstrueux sur celui entre Volovron et Eison, un coup de barre – 2008 bis repetita je n’ai rien appris – dans la montée sur L’A Vielle. Pause pique-nique et mieux sur la fin mais même pas vu le lac de Moiry, dans le brouillard. Voilà, 4h50 de vélo sans vraiment savoir pourquoi, plaisir minime… Alors, quoi écrire sur un truc aussi moyen?

Seul constat positif: les endroits où je peux me faire plaisir, un peu, ça va nettement mieux. Deuxième temps de catégorie entre Mandelon et Evolène, malgré un stop pour remettre en place une chaîne récalcitrante, et quatrième temps entre le basset de Lona et l’arrivée, quasi en roue libre…

C’est décidé: je vais viser les courses qui proposent plus de la moitié du parcours en singletrail. Je veux bouffer du sentier, pas du bitume! Qui a dit Transvésubienne?

Grand Raid: quel carburant pour passer l’arrivée?

Le principal facteur de succès reste l’entraînement. Et pour Gérald Gremion, l’alimentation “ça ne fait qu’aider un peu » pour atteindre son but sans trop défaillir.

Gérald Gremion: « Les choses simples sont les meilleures. Et le plus simple, c’est qu’il faut s’entraîner. L’alimentation, ça ne fait qu’aider un petit peu. » Photo caroline Faiss – Grand raid 2009 – Grimentz

«Le ravitaillement est le carburant qui nous permet d’arriver au bout de la course», explique le docteur Gérald Gremion, spécialiste de la médecine et de la nutrition du sport. «Mais il n’y pas de miracle. Les choses simples sont les meilleures. Et le plus simple, c’est qu’il faut s’entraîner. L’alimentation, ça ne fait qu’aider un petit peu.» Reste qu’il ne s’agit pas de la négliger non plus. Les conseils du spécialiste.

Que manger en période d’entraînement?

En général, une alimentation variée suffit à combler les besoins d’un sportif. Cela veut dire beaucoup de boissons, trois à quatre portions de fruits et légumes par jour, une portion par repas d’hydrates de carbone comme le pain, les pâtes, le riz ou les pommes de terre, deux portions quotidienne de viande et produits laitiers. Eviter les douceurs, même si on aime tous ça… On a aussi constaté qu’un apport de protéines immédiatement après un entraînement, dans l’heure qui suit et pas plus tard, permettait d’augmenter la masse musculaire.

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Matériel: guerres de religions sur le Grand Raid

Triple ou double plateau? Sur le Grand Raid ce n’est pas la question. Pas encore. Les guerres de religion font rage dans d’autres domaines. Suspensions, pneumatiques, freins et systèmes de boissons constituent autant de possibilités de se distinguer.

Pour chaque concurrent du Grand Raid, la préparation du matériel peut vite tourner à la prise de tête s’il n’a pas déjà ses petites habitudes. Des pneumatiques à l’habillement, en passant carrément par le choix du vélo, il n’y a pas vraiment de bonne ou de mauvaise décision. Mais beaucoup de compromis.

Vélo semi-rigide ou tout-suspendu?

Dominique Page:  Si deux coureurs arrivent ensemble au sommet de la dernière bosse, celui qui a un tout suspendu part avec un certain avantage.
Dominique Page: Si deux coureurs arrivent ensemble au sommet de la dernière bosse, celui qui a un tout suspendu part avec un certain avantage.

Les vainqueurs du Grand Raid roulent sur des semi-rigides? Vrai la plupart du temps, mais Ludovic Fahrni a remporté la course en 2004 au guidon d’un vélo tout suspendu. Reste que les pilotes sont souvent de véritables chasseurs de grammes et renoncent au vélo «tout mou», forcément plus lourd. Mais l’inconfort qui en résulte peut se payer cash sur une épreuve aussi longue. Le tout suspendu n’est certainement pas indispensable sur le Grand Raid. Mais il n’est peut-être pas si inutile que cela. «Franchement, aujourd’hui on arrive avec des vélos à suspension intégrale très légers», souligne Dominique Page, ancien coureur et patron d’un magasin de cycles. «Et je reste persuadé que si deux coureurs arrivent ensemble au sommet de la dernière bosse, celui qui a un tout suspendu part avec un certain avantage…»

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Le site web de la coupe du monde de Champéry

Programmes, horaires, inscriptions, accès, hébergement, portraits de coureurs… le site est très complet.   

Programmes, horaires, inscriptions, accès, hébergement, portraits de coureurs… le site est très complet.

La Coupe du monde de Champéry (12- 13 septembre) vient de se doter d’un site internet à la hauteur de l’événement. Le site Internet de la Coupe du monde de Champéry  vient d’être totalement rénové. On y retrouve toutes les infos sur cette étape. Les hébergements, les circuits, la liste des exposants et encore pleins d’infos pratiques. Le site permet aussi de revivre le début de saison en vidéo et de découvrir les portraits de tous les favoris juniors et élites.

Deux ans après une première Coupe du monde dans le Valais Suisse, la Coupe du monde fera son retour en terre helvétique au mois de septembre. Une semaine après les Mondiaux de Canberra, les meilleurs crosseurs planétaires s’affronteront pour l’avant dernière manche du circuit international. En septembre dernier, l’Union cycliste internationale officialisait l’organisation des Mondiaux 2011 dans la station du Domaine des Portes du Soleil. Et la montée en puissance passera l’an prochain par une étape double (DH + XC) les 24 et 25 juillet.

Perfectbikemovie: à vos vélos et caméras

« Le Centre Mondial du Cyclisme d’Aigle et 3 stations partenaires, Château d’Oex, Leysin et Torgon ainsi que le bikepark.ch s’associent pour créer un nouvel événement jeune et dynamique autour du VTT », expliquent les organisateurs de « perfectbikemovie » dans un communiqué.

« Par équipe, en vélo et caméra en main » (sic, ça risque d’être dangereux 😉 ), ils invitent chacun à sillonner les sentiers des stations partenaires et à réaliser un court métrage  à poster sur le site www.perfectbikemovie.ch. Chaque mois, le jury établira un classement des meilleurs films, qui seront ensuite diffusés lors de la grande journée du Tour du Monde en 24h du CMC le 27 novembre.

« Que vous soyez un mordu de descente ou un amateur de balades à vélo, la créativité fera la différence et vous permettra de découvrir ou redécouvrir la région sous un angle nouveau. »

Premier podium en coupe suisse pour Marielle Saner

Marielle en route pour son premier podium de l'année en Racer Bikes Cup. (ldd)
Marielle en route pour son premier podium de l'année en Racer Bikes Cup. (ldd)

La citoyenne de Collombey-Muraz Marielle Saner Guinchard (Bikepark.ch) s’est classée 2e de la 4e manche de la Coupe suisse de VTT, ce wek-end à Gränichen. Une épreuve très technique et physique.

Marielle Saner Guinchard voulait confirmer son retour en forme et elle l’a fait de belle manière puisqu’elle finit 2e à 1’18 de la gagnante du jour la championne de Suisse Katrin Leumann.  Il s’agit de son premier podium de l’année en Coupe Suisse. Eelle devance Petra Henzi et la championne olympique Sabine Spitz, 4e.

Autre pensionnaire de l’équipe valaisanne Bikepark.ch, Caroline Mani, s’impose en U23 et prend la 6e place du classement scratch. Avec ce résultat elle renforce sa 2ème place du classement général de la coupe suisse, derrière Katrin Leumann.

Myriam Saugy remporte la Transvésubienne

La Fulliéraine d’adoption Myriam Saugy a remporté dimanche l’édition 2009 de la Transvésubienne, une épreuve de cross-country extrême. Une véritable course de VTT à nulle autre pareille et difficile à décrire pour ceux qui ne l’ont jamais faite…
Les Suisses ont d’ailleurs fait carton plein entre La Colmina et Nice, puisque Nino Schürter l’a emporté chez les hommes. On soulignera encore le 13e rang scratch (3e des 30-30 ans) du Valaisan Florian Golay. Le coude du Rhône semble être un bon terrain d’entraînement pour cette course atypique.
Les résultats au format PDF: transvesubienne_2009

Première victoire en coupe du Monde pour Caroline Mani

Caroline Mani en route pour sa première victoire en U23. Photo Fred Machabert.  

Caroline Mani en route pour sa première victoire en U23. Photo Fred Machabert.

L’équipe de VTT valaisanne BikePark.ch a retrouvé le sourire ce week-end à Madrid, à l’occasion de la 4e manche de la coupe du Monde. Sur un circuit rendu très glissant par les pluies nocturnes, Caroline Mani réussissait un super départ et se retrouvait  dans les 12 premières et  aux portes du top 10 durant toute la course.  Elle craquait un peu sur la fin en finissant 16e. Mais ce résultat constitue le meilleur de sa carrière en élite. Il lui permet surtout de cueillir sa première victoire en Coupe du Monde U23. «Caroline est en train de démontrer qu’elle a les capacités de faire partie du top 10 dans un futur proche», se réjouit l’encadrement de l’équipe.

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La connerie ne baisse pas les bras

Voilà une grosse quinzaine d’années, alors que je débutais à VTT, mais aussi en journalisme, on se posait déjà la question de la cohabitation entre cycliste et marcheurs sur les sentiers pédestres. Aujourd’hui, force est de constater que pas grand-chose n’a changé. Sur un vélo, il y aura toujours des abrutis pour rouler à fond, le dimanche, sur des sentiers très fréquentés. A pied, il y aura toujours des bornés qui ne supportent même pas la vue d’un cycliste sur «leur» chemin. Même si ce vététiste ralentit, se met de côté et laisse passer ledit marcheur.

Le chemin barré à plusieurs reprises sur les hauts de Charrat (Valais - Suisse).
Le chemin barré à plusieurs reprises sur les hauts de Charrat (Valais - Suisse).

Ce qui me fait réagir aujourd’hui, ce sont ces barrières (photo) mises en places sur les hauts de Charrat, sur un sentier bien connu des vététistes. J’y roule plus de dix fois par année depuis quinze ans.

J’y ai donc passé plus de 150 fois. Croisé des marcheurs deux ou trois fois. Mais la présence de vélos ne semble pas leur plaire, vu qu’ils ont obtenu que des barrières ferment le sentier à intervalles réguliers. Pour qui, pour quoi?

Alors non, rien n’a changé. Un imbécile à la ville, reste un imbécile à la «montagne». Et ça, je l’avais déjà écrit voilà 15 ans.