… enfin j’espère.

95 km, 3050 mètres de dénivelé, selon les organisateurs, 3150 selon mon GPS à l’arrivée, ce mardi était le jour de la plus longue étape de cette première Swiss Epic. Contrairement au prologue, c’est d’emblée mon capitaine d’équipe qui prend les choses en main. Il « fait le start », on va dire. Mes espoirs qu’il se calme seront vains. Il fait aussi la suite, la descente vers la Tzoumaz, les montées suivantes, les raidards de Flanthey, les bisses et la montée finale. Seule une crevaison de sa roue avant me permet de souffler un peu plus de deux minutes. Je souffre de la chaleur et le léger mieux avant la montée finale sur Loèche-les-Bains sera de courte durée. Les raidards en forme parabolique, plus raides au sommet qu’au pied, se succèdent à mesure que mon énergie fond comme neige sous le cagnard valaisan.

Le podium féminin du jour avec la victoire des Spezialiced II, formé d'Annika Langvald et Ariane Kleinhans.

Le podium féminin du jour avec la victoire des Spezialiced II, formé d’Annika Langvald et Ariane Kleinhans.

Je souffre de la chaleur, mais impossible de boire suffisamment et je maudis déjà les organisateurs pour ce final gratiné. Un fil de fer de clôture à bétail, que je n’avais pas vu, me stoppe net. Sans mal ou presque puisqu’une malléole enflée me fait souffrir à l’arrivée. Rien senti sur le moment, mais je ne vois pas où j’aurais pu me faire mal ailleurs. La clôture suivante me distille une puissante décharge. Après une volée de jurons, c’est peut-être cette décharge qui m’a permis de rejoindre l’arrivée… Nous laissons filer la victoire d’étape sur cette fin de parcours pour quatre minutes. Mais la route est encore longue jusqu’à Zermatt et la course est loin d’être jouée. Douche, massage, réhydratation et passage chez le médecin pour la malléole, demain sera un autre jour et on verra bien. Cette Swiss Epic est ma première course par étapes et me capacités de récupération sont une inconnue totale.

Et encore une deuxième marche du podium pour notre équipe ;-)

Et encore une deuxième marche du podium pour notre équipe 😉

Le vélo

Rien à dire, ce BMC Speedfox fonctionne à merveille. Évidement pas un crosseur pur avec ses 130mm de débattement à l’avant comme à l’arrière, mais d’une efficacité redoutable sur les bisses et les nombreuses racines. Sans parler de la descente, où nous avons pu doubler plusieurs équipes avant qu’elles ne nous redoublent en montée.

Amaël a finalement opté pour un plateau de 28 dents après les raidards du jour. Le changement est en cours...

Amaël a finalement opté pour un plateau de 28 dents après les raidards du jour. Le changement est en cours…

L’organisation

Rien a dire non plus. Le parcours est magnifique – les super raidards mis à part, évidemment – et nous rappelle que le Valais regorge de sentiers magnifiques pour du vrai VTT (oui, je me répète au fil des jours, mais quelque chose me dit que ce n’est pas fini…). Le balisage, impeccable, et les ravitaillements parfaits. À l’arrivée, tout y est: lavage des vélos par des bénévoles, garage à vélos, ravitaillement, massages et service médical.

Ça c'est du parking à vélo, non?

Ça c’est du parking à vélo, non?

La suite

Demain mercredi, étape en boucle avec un retour à Loèche-les-Bains avec un menu toujours copieux: 69 km pour 2750m de dénivelé. Une sorte de Hérémence-Grimentz sur des chemins plus compliqués… Et plus beaux. Oui, je me répète…

Résultats complets du jour sur le site Datasport.