Pass’Portes du Soleil MTB: un succès mérité qui ne se dément pas

Plongée dans les nuages au-dessus des Crosets.
Plongée dans les nuages au-dessus des Crosets.

«C’est mon premier voyage dans les Alpes. Vous avez vraiment de la chance de vivre ici», s’enthousiasme un vététiste anglais dans la télécabine qui nous emmène sur les hauts de Châtel. Cela fait quelques heures que nous avons quitté Morgins, notre station de départ en ce 30 juin 2013 pour la 10e édition de la Pass’Portes du Soleil MTB. Une légère brume nous a accompagnés avant de faire place à un soleil éclatant sur les kilomètres de sentiers à saute-frontière entre Suisse et France. Le tout dans un paysage que nous autres, citoyens des Alpes, considérons comme normal… Alors, évidemment que nous sommes chanceux, nous qui avons ce magnifique terrain de jeu sur le pas-de-porte à longueur d’année. Nous avons peut-être tendance à l’oublier et des événements comme la Pass’Portes permettent de s’en souvenir, en compagnie de quelques milliers d’autres cyclistes.

Les participants sont souvent venus de loin — on entend beaucoup parler anglais sur les chemins —, et la pluie du samedi n’en a pas effrayé beaucoup. «Samedi, la pluie n’a pas freiné les passionnés qui ont bravé boue et flaques d’eau pour le simple plaisir de rider», relèvent les organisateurs. «Les voir revenir couverts de boue de la tête aux pieds a d’ailleurs donné une ambiance tout à fait particulière à l’événement !»

Descente sur Les Lindarets.
Descente sur Les Lindarets.

Nous avons eu la chance de rouler le dimanche, sur un tracé certes boueux, mais au sec pour le reste. Pour qui apprécie de rouler sur des sentiers dans un cadre alpin, en modérant son effort grâce aux remontées mécaniques — mais pas partout, gare au coup de fatigue! — la Pass’Portes vaut le détour. Au moins une fois dans sa vie de vététiste. Oui, même pour les Suisses, qui sont portion congrue sur cet événement à portée internationale. Etrange. Pas de chrono, des remontées mécaniques et des tracés surtout descendants, que demander de mieux? Attention tout de même à ne pas sous-estimer l’effort physique. Certaines descentes demandent un minimum de maîtrise et d’engagement et, au bout de quelques heures, la fatigue est bien présente. Le tour complet du domaine reste réservé aux pilotes en forme et qui se lèvent tôt…

Pour les moins pressés, la Pass’portes est l’occasion d’une belle journée de «vrai» ride entre potes. Et si vous partez seul, de vous faire des amis.

Bons points

++ Paysages magnifiques
++ Sentiers et pistes de descente variées du côté français
++ Organisation
++ Ravitaillements copieux et variés.

Moins bons points

— Certaines remontées mécaniques du côté suisse, lentes et peu adaptées au transport de vélos.
— Certaines difficultés techniques pourraient être mieux signalées, loin à l’avance. La descente sur Torgon, spécialement avec la boue, n’était pas à la portée de tout le monde.

En chiffres

— 6700 inscrits en 2013 contre 1343 lors de la première édition en 2004
— 4500 inscrits en 24h
— 6167 partants
— 51% des participants avaient déjà fait la Pass’Portes
— 8% d’annulation seulement ce qui est peu vu la mauvaise météo de samedi
— 9% de femmes
— 25 nationalités au total dont 68% de Français — 15% d’Anglais — 8% de Suisses — 4% de Belges — 2% d’Allemands — 1% d’Italiens
— 27 blessés sur les 3 jours, un chiffre en baisse comparé à l’an dernier où la moyenne était de 23 par jour.
— 95% des participants prêts à revenir.

Quel vélo pour la Pass’Portes?

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Mon Thömus Lightrider CT SL 29″, un bon vélo à tout faire.

« Le vélo idéal pour la Pass’Portes? Le mien« , ai-je répondu lorsqu’un bénévole m’a posé la question. A savoir un VTT tout suspendu (120 mm de débattement à l’avant comme à l’arrière), des roues de 29 », des pneus costauds (Schwalbe Hans Dampf 29X2,35 tubeless), une tige de selle téléscopique et un plus petit développement de 22X36, soit un montage quasi identique à celui de la Transvésubienne 2013.
Evidemment, il s’agit toujours d’un compromis. Ce vélo ainsi monté n’est ni un cabri à la montée ni un spad pour les pistes « shore » noires de Châtel. Mais il passe partout, roule bien, économise le pilote et procure au final un immense plaisir.
Après, chacun ses préférences, mais à choisir, prenez plutôt un vélo « lourd » que trop léger. Le plaisir, ça compte aussi…

Vous y étiez? Retrouvez des images de vous ici (entrez votre numéro de plaque dans le champ de recherche).

Mon vélo pour le Grand Raid 2012

Un vélo à tout faire pour le Grand raid 2012.

Cette année, j’ai décidé de ne plus courir… donc je me suis pour l’instant limité à trois épreuves: la manche du netplus challenge de Fully parce que c’était sur mon parcours d’entraînement fétiche, l’Eiger Bike Challenge parce que Thomas Bingelli nous y a invités avec mon épouse, et le Grand Raid parce que euh, euh, par habitude peut-être. Non, plus sérieusement parce que nous allons courir sous les couleurs de l’Hôpital du Valais — CRR avec deux collègues.

Le choix du vélo a été vite fait puisque je n’ai plus qu’un seul bike dans ma cave. Après avoir découvert le 29’’ avec le Merida semi-rigide alu l’an dernier grâce à la générosité de Merida par Alfred Comte et de Dom Cycle, j’ai décidé de ne plus mendier de vélo en 2012. Comme j’avais prévu de ne plus courir, il devenait difficile d’offrir une contrepartie au sponsor, même après quatorze ans de fidélité. Continuer la lecture de « Mon vélo pour le Grand Raid 2012 »