Mariage à vélo, mariage tout beau

Un cortège à vélo, ça change.

Lorsqu’un cycliste, mon frère, épouse une triathlète, le cortège promet d’être sportif. Il le fut vendredi dernier, avec un très sympa cortège à vélo entre Martigny et Fully. Moins sympa: les automobilistes qui s’arrêtent tous devant un cortège nuptial en voiture mais qui s’obstinent à forcer le passage devant des vélos. Certains n’ont ainsi pas hésiter à « coincer » des enfants de cinq ans à l’approche des giratoires. Même en été on voit encore pas mal de tas de neige, expression locale et colorée pour éviter de dire abrutis. Zut, c’est fait.

Le marié, très élégant sur son fixie.

 

La mariée, très élégante en robe Desigual sur son vélo de triathlon.

 

Sur la piste cyclable, tout va mieux sans voitures et surtout sans leurs conducteurs…

Mordue par un chien, elle finit à l’hôpital

Mercredi 6 juillet 2011 aux Rasses à proximité de Ste-Croix, une femme circulant au guidon d’un vélo tout terrain (VTT) a été mordue par un chien, nous apprend un communiqué de la police cantonale vaudoise.

« Mercredi 6 juillet 2011, vers 16h00, une femme circulait au guidon de son VTT sur un chemin balisé pour la randonnée dans la région des Rasses », explique la police dans son information. « Cet itinéraire passe à proximité d’une ferme foraine et à cet endroit, la cycliste a été surprise par la présence de deux chiens. L’un des deux, de race Berger Suisse, croisé Labrador, l’a rejointe et mordue, la blessant à la jambe gauche. Elle a été emmenée à l’hôpital de Ste-Croix où le personnel de cet établissement a avisé la gendarmerie. La victime a ensuite été transférée au CHUV à Lausanne où elle a subi une opération; âgée de 37 ans, elle est domiciliée en Allemagne. »

« Le chien a été rapidement pris en charge par un gendarme de la brigade canine de la Police cantonale vaudoise. Le Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV) a confirmé la saisie provisoire en séquestre préventif de l’animal. Un test de comportement sera réalisé dans les plus brefs délais. »

Encore un brave toutou qui n’a jamais mordu personne (avant la première fois)? Cela me rappelle cette sortie où j’avais dû placer mon vélo entre un chien et moi tout en invitant de manière assez pressante la propriétaire à venir attacher son animal. Réponse de la brave dame: « Pourquoi? Vous êtes bien en liberté, vous. » Imparable, non?

La moto m’a piqué mon vélo

« Sorensen accroché par une moto. Malheureusement ce sont des choses qui peuvent arriver. » Trop fort ce Jean-René Godart (à 6’20 »). Ça me rappelle « Les coureurs doivent être prudents en descendant le col car l’eau de neige fondue est plus glissante que de l’eau de pluie » (je cite de mémoire, mais en substance c’était cela).


Etape 5 par tourdefrance

De MobileMe à iCloud, transition à la raclette

Ainsi donc, Apple a annoncé ce lundi 6 juin 2011 son nouveau service iCloud, un MobileMe qui devrait fonctionner (promesse).

Ce service sera gratuit (Mobile Me coûtait quelque 100.- CHF par an) et fort complet.

Là où Apple frise le code, c’est qu’il y a à peine quelques jours, elle ne se gênait pas de vendre des comptes MobileMe alors que ce service est appelé à disparaître. Depuis ce 6 juin, il est même impossible de créer de nouveaux comptes.

Le 26 mai, Apple m'invite à renouveler mon compte MobileMe.

J’ai ainsi reçu une relance le 26 mai pour renouveler mon abonnement. Heureusement, je suis l’actualité d’Apple de suffisamment près pour avoir su que quelque-chose se préparait sur le front de MobileMe – iCloud. Mais combien en font de même? Surtout dans le monde Mac, où justement on ne veut pas se prendre la tête avec l’informatique.

J’ai donc attendu et mon abonnement a été prolongé tout seul, gratuitement, jusqu’en juin 2012.

Mais si j’avais payé mon abonnement ce 26 mai dernier? Hein? Vous auriez pu m’appeler pigeon. Et vous auriez raison.

Et le 6 juin, l'abonnement est renouvelé gratuitement. Bien fait d'attendre…

 

Rouler casqué, bientôt obligé?

Certains vélos à assistance électrique vous emmènent sans peine à plus de 40 km/h. Mais il faut toujours pédaler.

Faut-il rendre le casque obligatoire pour les vélos à assistance électrique (VAE) au pédalage, pour les plus rapides du moins? Le débat est lancé depuis vendredi. L’Office fédéral des routes (OFROU) propose de créer deux catégories de vélos électriques. Les plus rapides, avec assistance au pédalage jusqu’à 45 km/h, seraient soumis au port du casque obligatoire.

Les lecteurs du Matin ne semblent pas être les plus chauds partisans du port du casque. C’est vrai que d’imposer le casque à tout le monde peut retenir certains d’enfourcher une bicyclette et par là ralentir le développement du vélo comme moyen de transport. Mais au vu des infrastructures (in)existantes, le plus sûr moyen d’assurer sa sécurité est de l’assumer soi-même. Et là, comme l’illustre le débat du Matin, on dirait bien que ce sont ceux qui en font le moins (de vélo) qui rechignent le plus à mettre un casque. Le serpent se mord la queue. Quand aux VAE, à plus de 40 km/h, le casque semble être une évidence. Ne serait-ce que pour se protéger des automobilistes encore peu au fait de la vitesse à laquelle vous vous approchez d’eux.

Faut-il alors imposer le casque, vouloir protéger les gens malgré eux? « J’ai connu l’époque où il n’y avait pas de limitations de vitesse sur les routes, pas de ceintures ni appuie-tête dans les bagnoles, la tenue de route des voitures n’était pas le top, j’ai fait des milliers de km. en vélo sans casque (quand même fait des belles gamelles), j’ai fait pas mal d’alpinisme ainsi que de ski (sans casque) et le comble, je suis toujours là … est-ce un miracle ?« , écrit un internaute sur le site du Matin. Miracle ou pas, ils sont nombreux à avoir eu moins de chance. Et les mesures imposées par les Etats ont tout de même permis de diviser par quatre le nombre de tués sur les routes entre 1970 et 2005, alors que le trafic automobile a fortement augmenté dans le même temps.

Alors, chacun fait comme il veut. Des casques, j’en ai déjà cassé quelques uns. Alors je vais continuer à le mettre. Pour le prix de deux pleins dune auto, il y en a de très beaux.

Des suspensions? Vous m’en mettrez deux!

Le Velo Romand du printemps 2011.

Cet article a été publié dans le magazine Velo Romand au printemps 2011. Actuellement dans les kiosques.

La première fois que j’ai pu approcher et tester un VTT tout suspendu, je n’ai pas pu retenir une pointe de jalousie. C’était en 1998 et mon petit frère, devenu un très grand depuis, me narguait dans les descentes avec son Cyclecraft. Une monture teutonne, drapée de bleu et d’orange, déjà diablement efficace à l’époque. La marque a disparu. Ma conviction de la supériorité du « fully » jamais. C’est que ce vélo, pourtant lourd et à mille lieues des montures du jour, était certes efficace en descente, mais surtout… à la montée. Dans les passages techniques, truffés de pierres et de racines s’entend, car c’est bien l’idée que je me fais du VTT. Pour rouler sur des chemins forestiers larges de trois mètres, personne n’a jamais eu besoin de VTT. Mais passons.

Quelques années plus tard, j’ai pu participer à une étude menée par mon frère, encore lui, consacrée au rendement énergétique d’un vélo à suspension intégrale. Un parcours identique, tout en montée, à effectuer deux fois, en veillant à conserver une fréquence cardiaque identique. Sur un vélo sans suspension à l’arrière d’abord, puis sur un tout suspendu. Verdict : le deuxième était plus rapide.

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Randonnaz Bike Fully, vivement le 25 juin!

Passage au moulin de Chiboz: ne pas sortir du sentier...

Décidément, le tout nouveau Netplus Challenge nous promet de belles surprises pour cette saison de VTT 2011. Le concept des ligues tout d’abord, qui fera courir les cyclistes par niveau plutôt que par classe d’âge. Une petite révolution dont on se réjouit de voir la première application en vrai. Tout commencera par une course « warm up » le 30 avril à Martigny, histoire de situer le niveau de chacun. Chacun pourra ensuite batailler avec des coureurs de son niveau et viser une promotion dans la ligue supérieure (si j’ai bien compris).

Mais la plus belle surprise pour ma part reste la découverte du parcours de la Randonnaz Bike, le 25 juin à Fully. Un peu parce que c’est chez moi, mais surtout parce que les organisateurs n’ont pas craint de tracer un parcours de vrai VTT. Sans craindre d’affronter la mythique montée de Scinllioz qui a fait les beaux jours de la « Face Nord » de Saillon. Arrivés au sommet, les concurrents bifurqueront à gauche plutôt qu’à droite pour entamer la descente sur les hameaux de Fully. Et là, mes amis, du single, du single et encore du single…

Il fallait oser faire passer une course par là. Ils ont osé et c’est tant mieux. Quelques passages sont peut-être un peu « chauds », mais à chacun d’adapter sa vitesse et ses trajectoires, c’est aussi cela le VTT. Cette course devrait à coup sûr marquer les jambes, les pupilles et les esprits.

Jamais été aussi en retard dans l’entraînement, pas encore de vélo, mais rarement je ne me suis autant réjoui d’une compétition de VTT. Le Mountain Bike peut être, doit âtre autre chose que des aller-retour sur des routes forestières. La preuve avec la Randonnaz Bike. Tous à Fully le 25 juin!

Le meilleur doit gagner, pas le plus chanceux. Et si c’était le même?

D’abord les oreillettes étaient indispensables à la sécurité des coureurs cyclistes. Maintenant elles le sont pour donner des instructions ou répondre aux besoins des pros du peloton. Dans cette interview à VeloNews.com, Jonathan Vaughters, le patron de Garmin Transitions détaille ses arguments en faveur des oreillettes. Il cite l’exemple de Thor Hushovd qui voulait changer de veste: « Il a pu nous appeler et nous avons eu le temps de récupérer sa veste dans la valise et la lui passer. Ce qui a pris vingt secondes aurait pris cinq minutes sans radios« .

Très actif sur Twitter, Vaughters répète aussi qu’il « préfère les courses remportées par la meilleure équipe avec le meilleur coureur. Pas grâce à des événement hasardeux et une communication trop lente« .

Bon, je veux bien. Mais moi, c’est à la base que cela me chicane. Pourquoi diable a-t-on besoin d’une voiture pour faire du vélo?

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Pistes cyclables en Suisse, c’est pas gagné…

«Ce qui est malsain dans ce texte, c’est qu’il cherche à favoriser la mobilité douce en lui donnant la priorité». Évidemment il faut savoir ce que l’on veut dans la vie… La phrase est du député au Grand Conseil (parlement) genevois Alain Meylan (libéral), a propos de l’initiative qui veut augmenter le nombre et surtout raccorder les pistes cyclables à Genève. Le parlement a refusé (http://www.tdg.ch/node/305721). Trop cher, trop extrémiste, trop anti-bagnole au pays du salon de l’auto.

Feu rouge à Stockholm, sauf pour les vélos…

C’est étonnant comme ce qui est possible ailleurs, comme au Danemark ou aux Pays-Bas, depuis de longues années semble tout à fait impossible chez nous. L’exemple de Montréal semble aussi démontrer que lorsque l’on aménage l’espace public en faveur des cyclistes, leur nombre augmente. Mais ce doit bien être ça qui effraie tous ces mecs en SUV en ville avec la clim à fond.

Mais enfin, dans une ville de Genève où le magistrat en charge du Département de l’environnement urbain et de la sécurité en Ville de Genève, Pierre Maudet, parle lui-même de « cycloterroristes », on se dit que ce n’est pas gagné.

Une sortie… revigorante

Un timing un peu approximatif m’a fait partir sous la pluie plutôt qu’avec le soleil en ce 8 décembre, jour chômé en Valais. Une température de quatre à six degrés, une route trempée et des pistes cyclables pas déneigées du tout, un peu de vent… La neige mise à part, je me suis presque cru revenu au Tour des Flandres d’avril dernier, du point de vue météo au moins. Pour le reste, la distance n’y était pas, les bosses non plus, et surtout pas la foule et l’ambiance.

Cette sortie m’a au moins permis de vérifier l’efficacité du garde-boue SKS à l’arrière. Vraiment bien, vu que ce qu’il y a de plus désagréable, c’est les fesses trempées. Pour les pieds, par contre, pas de miracle. Les couvre-chaussures les ont tenus au sec quelques minutes, pas davantage.

Pas de miracle non plus avec les pistes cyclables. La route est déneigée, les trottoirs sont déneigés, mais les pistes cyclables sont au mieux laissées telles quelles. Le plus souvent elles servent de dépôt pour la neige de la chaussée principale. On a beau mettre des conseillers d’Etat sur des Regio Bike, la promotion de la mobilité douce a encore du chemin à faire au quotidien dans certains esprits. Dans le même ordre d’idées, j’ai constaté aujourd’hui que les berges du Rhône, cyclables, étaient déneigées de Leytron à Saillon y compris. La frontière avec ma commune, Fully, était par contre clairement visible…

Ovronnaz: les trois plaies du vététiste

Après les tonnes de copeaux sur les sentiers de la station, le gravier de très gros calibre sur les routes d’alpage, je suis tombé sur la troisième plaie, toujours plus courante (il faut bien occuper les hommes de la protection civile), les marches en rondins. Parfois ça passe sur le vélo, mais d’autres fois je préfère mettre pied à terre. Et à force, c’est quand-même pénible.
Bon aujourd’hui tour du Chavalard au programme, je m’éloigne de ces petits soucis…