Enduro sur neige à Morgins

La piste de la Foilleuse, à Morgins, accueille le samedi 5 janvier la première édition de la Morgins-Snowbike-Enduro DH. Cette compétition de VTT sur neige se déroulera en trois manches, dès 15h. «La première manche consistera en une épreuve de contre-la-montre individuel, sur un parcours secret, sans reconnaissance», détaille l’organisateur, Claude Gex. Le classement de cette première manche, déterminera le placement sur la grille pour le départ en ligne du sommet de la Foilleuse à 17h. A 19h, nouveau départ individuel du sommet de la Foilleuse, en nocturne. «Cette course, c’est un peu le remake d’une première, sans suite, qui avait eu lieu il y a vingt ans», explique Claude Gex. Plus technique qu’à Villars, le parcours morginois promet de belles empoignades. Nul doute que Ludovic May et Florian Golay voudront faire oublier leur erreur de parcours de la Saint-Sylvestre à Villars.

Dossards et inscriptions au T-Bar de 12h30 à 14h.
Infos et renseignements: www.morgins-snowbike.ch

Vainqueur jurassien à Villars

Le Jurassien de 24 ans Simon Kottelat s’est montré le plus rapide lors de la course de la Saint-Sylvestre lundi à Villars. Pour remporter cette épreuve de VTT sur neige, il a profité d’une erreur de parcours des deux grands favoris, les Valaisans Florian Golay et Ludovic May, vainqueur l’an dernier. «Je les ai vus partir à gauche à un embranchement alors qu’il me semblait qu’il fallait prendre à droite. C’était juste. Mais je n’étais vraiment pas sûr de mon coup et j’ai eu très peur d’embarquer tout le peloton dans la mauvaise direction», rigole-t-il dans l’aire d’arrivée. Née à la fin des années huitante, la course est aujourd’hui mise sur pied par le club de freeride chablaisien de la Rider Hackademy.

Principaux résultats:
1. Simon Kottelat, 4’48’’2. Cédric Bourquenoud, 4’53’’ 3. André De Boccard, 4’57’’ 4. Julien Kottelat, 5’05’’ 5. Laurent Castella, 5’09’’ 6. Arnaud Droux, 5’13’’ 7. Gabriel Melch, 5’17’’ 8. Stéphane Descloux, 5’21’’ 9. David Marti, 5’23’’ 10. Nicolas Chuard, 5’27’’

Dames 1. Pascaline Reusser, 6’13’’ 2. Sidonie Jolidon, 6’16’’ 3. Sandra Creste, 10’02

Cédric Gracia s’envole…

Franchement, qui a dit qu’il fallait des ailes pour voler? Un vélo c’est bien suffisant. Cédric Gracia le prouve. C’était lors de la finale de la coupe du monde de mountain bike, en septembre 2006 à Schladming, lors du 4X. Pas mal de bol pour avoir une photo nette et bien exposée. Mais il plane le mec. Sans ailes. Ou sans elles.

CEDRIC GRACIA, France, Epreuve de 4X, four-cross, Finale de la coupe du monde 2006 de Mountain Bike à Schladming, Autriche, 9 et 10 septembre 2006. Photo ©Joakim Faiss

Route barrée


Il y a des gens qui n’ont rien de mieux à faire que d’emmerder les autres. Pathétique. Un joli petit sentier, certes en bordure de vigne, pour piétons et cyclistes, barré par un grillage de deux mètres de haut. Rien à dire, y a encore du chemin à faire pour un mode plus tolérant…

Thomas Dietsch remporte le Grand Raid

L’Alsacien Thomas Dietsch a dû s’y reprendre à plusieurs reprises pour remporter la mythique épreuve valaisanne. Du véritable VTT pour un vainqueur qui apprécie aussi le vélo à un rythme plus tranquille et l’utilise pour découvrir des pays en profondeur.

L'Alsacien Thomas Dietsch, vainqueur du Grand Raid 2007, à l'arrivée.

«Tant qu’il n’est pas arrivé, pour moi ce n’est pas fait. Avec Thomas, tout est possible… » En ce samedi 18 août, malgré l’avance confortable de son homme au Pas de Lona, l’amie de Thomas Dietsch n’est pas vraiment rassurée dans l’aire d’arrivée du Grand Raid. Le sympathique Alsacien de 33 a déjà perdu plusieurs épreuves sur ennui mécanique dans les derniers kilomètres. Dont les Championnats du monde marathon de Lugano et le Grand Raid. Quelques instants plus tard, il embrasse sa douce moitié au terme d’une chevauchée enfin victorieuse…

L’entretien complet réalisé à l’arrivée est à lire dans le numéro d’automne 2007 du magazine Vélo Romand.

Ecoutez Thomas Dietsch parler du Grand Raid et de sa course:

Ecoutez Thomas Dietsch après sa victoire

L'homme invisible

C’est dingue, il y a des fois où je suis l’homme invisible. En général, c’est sur un vélo. Je vous jure, certains automobilistes ne me voient pas. Ou alors, et c’est pire, ils font comme si je n’étais pas là.
Au début, c’était pas facile. Je savais pas que j’étais invisible. Donc je faisais pas gaffe. J’étais tout surpris quand les voitures me coupaient la route dans les giratoires, me doublaient à dix centimètres des pédales avant de tourner à droite devant ma roue, ou sortaient de leur place de parc devant mon guidon. Comme l’autre jour dans mon village: un type déboîte tranquillement de sa place alors que je me pointe à quelques mètres. Coup de guidon, coup de frein. Déjà que la rue est en pente, ça énerve. Puis engueulade – ça tombait bien, sa fenêtre était ouverte – du genre «tu peux pas regarder avant de sortir de ta place? Rogntudju!» Réponse du type, énervé: «T’as qu’à freiner aussi».
Sur le coup ça m’a encore fâché davantage, évidemment. Je pensais avoir droit aux même priorités que les autres usager de la route. Mais passons. Parce que la bonne nouvelle, c’est qu’il m’avait vu. Je ne suis pas invisible! Alors s’il vous plaît, la prochaine fois, quand vous me voyez, faites comme si j’étais là.