Après l’arrivée tardive à Älmhult, je découvre au petit matin que le camping abrite un restaurant… Il faut certes réserver son petit déjeuner la veille, mais le patron est compréhensif et c’est sans problème qu’il me laisse accéder au magnifique buffet (à 8 francs, difficile de faire mieux). J’en profite un peu, surtout que c’est le premier vrai petit déjeuner depuis que j’ai quitté la Suisse et que c’est une grosse étape qui m’attend si je veux revoir mon ami Mats ce soir encore.

Je surveille le radar météo et laisse passer la dernière averse avant de lever le camp. La route est sans histoires, alternant entre pistes cyclables longue distance et charmantes petites routes.

L’été suédois dans route sa splendeur.

Malheureusement, quelques kilomètres avant Gislaved (connue pour sa fabrique de pneumatiques) Komoot m’envoie sur une nationale assez désagréable.

Ici, heureusement, les concepteurs ont ajouté une piste cyclable gravillonnée à leur aménagement routier. Personne n’a envie de circuler à vélo à gauche de la barrière. Parfois on n’a malheureusement pas le choix.

A Gislaved même, je m’arrête dans un kiosque pour une saucisse avec purée. Certainement pas de la haute gastronomie, mais comme carburant du cycliste, c’est pas mal du tout…

Avec ça on fait encore quelques kilomètres…

A l’approche de Borås, la trace de Komoot m’envoie à nouveau sur une nationale limitée à 90 km/h, guère plaisante, en restant poli. Mais le bas-côté est assez large et cela reste acceptable, contrairement à ce qui m’arrivera quelques jours plus tard, sur une route à piste de dépassement alternée et barriérée de toutes parts. Reste que ces nationale sont à éviter. Expérience faite, Komoot a un peu trop tendance à vouloir réduire le kilométrage en évitant des détours pourtant plus plaisants. Au contraire de Ride with GPS.

En Suède il y a donc Volvo, Saab et… Nissan 😉
Un pont cyclable, qui dit mieux?
Un peu frais pour faire trempette, mais les occasions ne manquent pas.

L’arrivée dans Borås, comme toutes les villes traversées, est un réel plaisir. Les aménagements cyclables vont vraiment partout, à l’écart des voitures. Il est très simple et facile de circuler à vélo. Je passe devant le «Grand Hôtel» où j’ai travaillé durant l’été 1985… Cela ne me rajeunit pas et si je reconnais l’endroit, je serais bien en peine de vous dire où se trouve l’entrée de service… Plus que quelques coups de pédale pour retrouver mon ami cuisinier, qui a toutefois déménagé sur les hauts de la ville. La bière des retrouvailles sera méritée après cette dernière ascension de la journée.

Le Grand Hôtel où j’ai travaillé un été à l’âge de 15 ans, ce qui ne rajeunit personne…
Un excellent balisage pour un excellent réseau cyclable.
« Merci de circuler à vélo ». Vraiment pas de quoi 😉

Le lendemain, moins de 30 km pour me rendre chez les parents de Mats, à Dannike, où j’ai aussi passé quelque étés de mon enfance. Je suis toujours leur «petit garçon suisse» et profite de la journée pour un peu de repos, de lessive et de farniente au bord du lac, comme au bon vieux temps. Demain c’est vraiment cap au Nord, avec un vent du Nord assez marqué, alors autant prendre des forces si possible…

Un bel endroit pour le jour de repos.