J’ai déjà évoqué la peine que j’avais à me mettre sur un vélo d’appartement pour faire quelques kilomètres virtuels à vélo, tant cela me semble aller contre l’idée première et originelle de la bicyclette, un engin qui permet de voyager loin, plus vite qu’à pied et avec une dépense d’énergie plus faible que n’importe quel autre moyen de transport.

Mais les épisodes de télétravail qui se répètent et se prolongent risquent d’avoir raison de ma motivation hivernale. Je veux bien faire une grosse vingtaine de kilomètres dans la nuit, le froid ou la neige, pour aller bosser, mais pour une boucle prétexte « pour faire comme si » au petit matin avant de revenir m’installer devant un écran chez moi, j’avoue que j’ai du mal…

Surtout qu’au coin du salon trône un magnifique (pour les fonctionnalités s’entend, le look étant largement perfectible) Tacx Neobike connecté et connectable à toutes (probablement) les applications de vélo virtuel du marché.

J’ai donc commencé par essayer l’application « maison » de Tacx, évoquée ici. Elle est assez sympa, faisant défiler des itinéraires et paysages filmés dont la difficulté est retransmise à votre vélo virtuel. Le nombre d’itinéraires, même s’ils sont souvent superbes, semble toutefois un peu limité et l’on se sent un peu seul aussi, même si les avatars d’autres cyclistes connectés s’affichent sur le profil du parcours. L’abonnement mensuel coûte 12 francs suisses.

À l’opposé du réalisme de Tacx Training, on trouve la « star » du moment, Zwift, qui permet de participer à des sorties de groupe ou même des compétitions. Pas de vidéos réalistes ici, votre avatar évolue dans un univers virtuel de jeu vidéo. Amusant, mais ce n’est guère ma tasse de thé. Et pour une quinzaine de francs par mois, je crois que je vais sauter mon tour.

Avec Rouvy, votre avatar « roule » dans un décor filmé et réaliste.


Après quelques recherches rapides sur le net, je suis tombé sur Rouvy, parmi de nombreuses autres applications. Il s’avère que c’est un peu un mélange de Tacx et de Zwift. On «évolue» sur des itinéraires filmés, dont certains bénéficient d’un traitement de réalité augmentée (il sont marqués AR). Ceux-ci permettent d’afficher votre avatar dans le décor filmé. Lorsque vous dépassez quelqu’un, vous voyez son avatar, ce qui est aussi vrai lorsque vous vous faites doubler. Cet affichage n’est toutefois pas obligatoire et vous pouvez rouler « seul » si vous préférez. Mais de «voir» les autres cyclistes sur le parcours est assez motivant, même si l’on se prend parfois un peu trop au jeu et que l’on se met «la misère» trop facilement.

Le choix de parcours est vaste, Rouvy en annonce 4000 en janvier 2021.


Les accords passés avec certains organisateurs de courses permettent à Rouvy d’afficher certaines étapes du Tour de Suisse, du Tortour et même la plupart des ascension du Tour des Stations, dont voici  les cols virtuels:

Alors si vous avez des fourmis dans les jambes… Selon le site internet de Rouvy, quelques 4000 parcours sont disponibles dans le monde entier et il vous est même possible de proposer le vôtre, moyennant vidéo et trace GPS.

Pour ne pas rouler tout seul, vous pouvez sélectionner un ou plusieurs « partenaires virtuels », utilisateurs de l’application qui ont parcouru le tracé prévu avant vous.


L’abonnement mensuel à Rouvy coûte 12 CHF, avec l’avantage de pouvoir en faire bénéficier deux autres membres de sa famille. Clairement le service le plus avantageux des trois. Un inconvénient tout de même: l’application n’est pas traduite en français et il vous faudra maîtriser l’anglais, l’allemand ou… le tchèque.

Sur Rouvy, ce n’est pas le choix qui manque pour exporter vos données sur votre plateforme préférée.


Les trois applications permettent d’exporter vos sorties virtuelles vers votre plateforme préférée (Strava, Garmin, Ride With GPS, …), Rouvy étant la plus fournie pour ces échanges. Pour ma part, je vais essayer de m’y mettre un peu plus sérieusement avec Rouvy. L’excuse du télétravail pour ne plus partir à vélo ne tient plus…