PubliBike: des vélos qui tiennent la route

Je l’ai déjà écrit, mon premier contact avec le système PubliBike ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, principalement par la faute de vélos lourds et peu agréables à l’emploi. Ajoutez-y un système d’emprunt un peu contraignant et vous aurez une offre qui n’a jamais vraiment trouvé son public.

Ça, c’était avant. Avant la version 2018 du PubliBike, présentée à Sion le 21 mars dernier, premier jour du printemps s’il fallait un symbole du renouveau.

La station à l’hôpital de Sion, qui semble plutôt bien marcher.

Depuis, grâce aussi à la première année d’abonnement offerte par mon employeur, l’Hôpital du Valais, j’ai utilisé le service à plusieurs reprises. Pour me rendre de la gare CFF à l’Hôpital et inversement, mais aussi pour de petites escapades au centre-ville, comme aujourd’hui. Verdict: c’est simple, efficace et rapide. Chacun de ces trajet dure moins de dix minutes, surtout en vélo à assistance électrique.

Ci-dessus, l’itinéraire conseillé entre la gare CFF et l’hôpital de Sion.

La prise du vélo, avec l’application du Smartphone (pensez à activer le Bluetooth) ou la carte SwissPass est très rapide. Il faut parfois s’y reprendre à deux fois, mais la deuxième fois cela marche du premier coup, comme l’aurait dit mon prof de dessin au collège.

On appuie sur le bouton pour activer le vélo, avant d’approcher son Smartphone ou la carte SwissPass et le vélo se déverrouille.

Comptez moins de trente secondes pour emprunter un vélo et une dizaine pour le restituer (on ferme simplement le cadenas près d’un totem et vérifie que le pictogramme « vélo rendu » s’affiche.)

A la restitution, on ferme tout simplement le cadenas et l’affichage confirme que tout est en ordre en quelques secondes.

A l’usage, ces vélos font oublier le modèle précédent. Certes costauds, mais suffisamment rigides pour ne pas avoir l’impression de pédaler sur un matelas pneumatique. On avance vite si on le souhaite. Surtout avec le vélo sans assistance si on a « les jambes », car il dispose d’un variateur, sorte de changement de vitesse en continu, qui permet de ne pas pédaler dans le vide jusque vers 35-40 km/h, contrairement au vélo à assistance électrique avec lequel vous n’irez pas plus vite que les 25 km/h de l’assistance, faute de changement de vitesse.

Le modèle sans assistance dispose d’un variateur de vitesse ma foi très simple et efficace.
Le modèle à assistance électrique en est dépourvu.

Le seul, petit, bémol viendrait justement du développement un peu trop « facile » à mon goût sur les vélos à assistance électrique. Le démarrage est certes des plus agréables, mais pour atteindre les 25 km/h il faut assurer une cadence que je trouve trop élevée sur ce genre de vélo où il serait agréable d’avancer aussi vite en tournant moins rapidement les jambes. Le moteur, par ailleurs totalement silencieux, dispose de suffisamment de ressources pour le permettre. Même en légère montée on atteint facilement les 25 km/h, la socquette légère, mais au prix d’une cadence frénétique.

A gauche, une sonnette intégrée à la poignée. Simple et fonctionnelle.

Pour le reste, les freins sont vraiment efficaces, le panier idéal pour une course en ville et l’éclairage permanent, alimenté par une dynamo, un gage de sécurité au royaume des automobiliste étourdis.

Les freins à disques, puissants sans être violents, sont très efficaces.
L’éclairage, alimenté par dynamo s’enclenche d’office à l’avant et à l’arrière. Très bien pour être vu (par ceux qui regardent).

Quant à la position relevée, elle est des plus agréables pour apprécier l’environnement et se dire que ces quelques minutes de vélo entre la ville et l’hôpital, peuvent finalement être très sympathiques.

Quand votre chemin passe par là, vous ne pouvez être que de bonne humeur en arrivant au bureau, non?

Cerise sur le gâteau: PubliBike va peut-être me faire économiser le prix de mon Passeport-vélo des CFF, vu que je n’ai plus besoin d’embarquer mon vélo dans le train. Mais ça, c’est une autre histoire, comme la possibilité de prendre n’importe quel train, même ceux trop bondés pour y emmener sa bécane.

 

Joakim Faiss

Auteur : Joakim Faiss

Père de famille - Cycliste - Journaliste - Rédacteur en chef du Magazine Vélo Romand. Vélos actuels: Thömus Sliker (route), Rocky Mountain Element 970 (VTT), Specialized Diverge Expert (gravel), Specialized Crux (cyclocross), BMC Alpenchallenge (urbain). Bière préférée: Velosophe,Triple Karmeliet Pratiques: Vélo de route, cyclocross, VTT cross country, VTT marathon, VTT all-mountain. Où est le problème?

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