En ces temps hivernaux, en tant que cycliste, vous avez le choix entre :

  • Des routes pas trop mal dégagées et salées, mais avec plein de voitures autour de vous, ce qui n’est pas toujours très rassurant.
  • Des itinéraires cyclables nationaux (comme les berges du Rhône en rive droite entre Aproz et Riddes), réservés au vélo, mais malheureusement non déneigés et non salés. Là, point de voitures, mais mieux avoir un sens de l’équilibre bien développé pour vos évolutions sur neige, glace ou givre (selon les jours) .

Hier soir, je circulais ainsi sur lesdites berges du Rhône. Jusqu’à Ardon, sur un tronçon ouvert aux automobiles la route était à peu près propre. Plus loin, très exactement depuis là où la circulation automobile est interdite, je me suis trouvé confronté à une véritable patinoire blanche peu engageante avec mon vélo de route. Changement d’itinéraire imposé.

Chaussée pour les voitures...

Chaussée pour les voitures…


... et pour les vélos. Images prises le même soir à 10 mètres d'intervalle.

… et pour les vélos. Images prises le même soir à 10 mètres d’intervalle.

On me répondra comme d’habitude qu’il y a peu de cyclistes en hiver et que déneiger la chaussée pour quelques utilisateurs occasionnels coute trop cher. Je rétorquerai que l’on ne peut pas inciter les gens à faire du vélo lorsqu’il y a des pics de pollution et ne rien faire le reste de l’année. Si je renonce à ma voiture pour circuler à bicyclette, je ne peux pas faire réapparaître mon automobile par miracle lorsqu’il a neigé, qu’il fait froid ou qu’il pleut. Un moniteur d’auto-école m’a même déconseillé de prendre mon vélo de nuit et par temps de pluie, même si j’ai plein d’éclairages et autres catadioptres. Et je fais comment alors pour aller et rentrer du boulot? Je demande à partir une heure avant la tombée du jour? Tiens, c’est peut-être une idée ça…

Plus sérieusement, les études (comme celle évoquée dans cet article) sur la pratique cycliste montrent que les gens n’utilisent le vélo en nombre que lorsqu’ils se sentent en sécurité et que c’est rapide. Ce qui veut dire que les itinéraires cyclables doivent être à l’écart des automobiles. Et que ces itinéraires doivent être entretenus aussi bien, si ce n’est mieux encore que ceux réservés au trafics automobile. A Copenhague, les pistes cyclables sont déneigées avant les autres routes. Ici, on en est loin, malheureusement.