Un camp d’entraînement de sept jours, dans un magnifique hôtel de Riccione, sur la côte adriatique de l’Italie, doté de tout le confort et spécialement adapté aux cyclistes (groupes guidés, local à vélos, mini atelier, pièces de rechange, casse-croûte à l’emporter le matin, buffet chaud au retour…) et à un tarif défiant toute concurrence, cela vous tente? Inscrivez-vous sans tarder à un club de la Fédération cycliste valaisanne et réservez déjà la semaine de Carnaval 2016, car c’est bien ce que nous avons vécu en cette mi-février 2015.

Johann Tschopp, hôte de marque et de classe

Ceux qui étaient déjà présents ces dernières années savaient à quoi s’attendre. Cerise sur le gâteau en 2015: la météo. Avec un seul jour de – faible – pluie et un soleil présent durant le reste de la semaine, les cyclistes de tous âges (de 12 à près de 70 ans) ont été gâtés des cieux, ce qui ne fut pas forcément le cas les années précédentes.

Tibor bénéficie d’une petite « poussette » de Johann Tschopp, la classe!

Cette édition a également accueilli un hôte de marque et de classe, dans tous les sens du terme, en la personne du professionnel de IAM, Johann Tschopp, jamais avare en conseils et autres petites poussettes pour les plus jeunes lorsqu’il s’agissait de rester avec le groupe en montée.

Riccione n’est pas forcément Riccione…

Vue de la campagne et de la côte depuis les hauteurs.

Avant ce camp, l’image que je me faisais de Riccione était celle d’une station balnéaire typique, envahie de plagistes durant la belle saison. Elle était correcte pour ce qui est de Riccione même. Les commerces et hôtels qui n’accueillent pas de cyclistes ouvrent en mars et personne ne compte sur le charme architectural de la ville voisine de Rimini, Misano et Cattolica pour attirer des touristes hors-saison. Pour les cyclistes, les atouts sont à chercher quelques kilomètres plus loin, à l’intérieur du pays. La côte aux confins de l’Emilie-Romagne et des Marches est adossée aux collines qui précèdent les cimes plus élevées des Appenins.

Michel Rey, président du Cyclophile sédunois (non, ce n’est pas un casque de ski ;-)) et Charline Fragnière.

 Région de charme, routes parfois cabossées

Dans ces collines surmontées de charmantes bourgades – mention spéciale pour la cité universitaire d’Urbino – serpentent des centaines de routes qui tendent les bras aux cyclistes. Parfois larges et fréquentées, le plus souvent étroites et quasi désertes en cette saison, elles constituent un magnifique terrain d’entraînement et un régal pour les yeux.

Urbino. perchée sur sa colline.

Urbino. perchée sur sa colline.

La petite pluie du dimanche n’enlève rien au charme des bourgades traversées.

Pour les pneus, c’est une autre histoire, le revêtement étant souvent en très mauvais état. Cela peut être une bonne idée de monter des pneus dotés d’une section plus généreuse, de 25, voire 28. Ils vous apporteront la sécurité et le confort que ne procure pas le goudron. Pour ma part, les pneus tubeless gonflés à 6 bars seulement se sont avérés parfaits sur ces routes parfois surprenantes…

Un goudron pas toujours du meilleur niveau...

Un goudron pas toujours du meilleur niveau…

... et des pneus qui ont souffert, mais tenu bon. Merci le tubules.

… et des pneus qui ont souffert, mais tenu bon. Merci le tubeless.

Une journée type…

L’hôtel Dory fournit les guides qui connaissent la région comme leur poche et plusieurs groupes se forment selon les niveaux de forme et d’entraînement: élite (sans guide depuis que l’un d’entre eux a été dégoûté voilà quelques années), juniors, cadets et cyclos. Le kilométrage et le dénivelé sont adaptés aux différents groupes qui s’élancent sur le coup de 9h30, même si ce n’est pas l’envie qui manque de prolonger le petit, mais pantagruélique, déjeuner…

Sucré, salé, tout ce que vous voulez au petit-déjeuner.

Sucré, salé, tout ce que vous voulez au petit-déjeuner.

Sortie de groupe le premier jour.

Sortie de groupe le premier jour.

On quitte alors les rivages de l’Adriatique pour s’enfoncer plus ou moins loin et plus ou moins haut dans l’arrière pays. Après l’indispensable pause-café, qui nous a permis de découvrir le fabuleux « Zabaione », un café énergétique au Sabayon (oeuf et sucre) qui détrône n’importe quelle barre énergétique au rayon des stimulants instantanés (au moins pour le moral), cap sur la mer pour un retour en début d’après-midi. Certains repartent alors pour une petite boucle complémentaires, tandis que les autres, après une petite douche revigorante, bénéficient du buffet chaud ouvert jusqu’à 16h.

Pause café "zabayone" avec Daniel, Michel et Guy.

Pause café « zabaione » avec Daniel, Michel et Guy.

Ensuite, quartier libre pour le spa de l’hôtel ou une balade en ville. Gare tout de même à ne pas abuser des apéros et des amuse-bouche qui les accompagnent, car le repas du soir est pris dès 19h. Il s’agit de garder un peu de place pour salade, antipasti, primi, secondi et desserts… Et une petite bière Moretti du Frioul, voire une grappa, soyons fous, au bar de l’hôtel pour s’assurer d’un bon sommeil.

Père et fils dans le même peloton, une expérience très sympa.

Père et fils dans le même peloton, une expérience très sympa.

Bref, si la « fédé » ne remplit pas tout l’hôtel l’année prochaine, c’est à n’y rien comprendre.

Dernier coup d'oeil avant de reprendre la route.

Dernier coup d’oeil avant de reprendre la route.

Merci donc à la Fédération cycliste valaisanne et aux clubs pour cette organisation au top et une belle semaine de vélo « zéro souci »!

Encore quelques photos ci-dessous.