Vacances catalanes


Voilà, les vacances sont finies. L’occasion de pédaler en bord de mer, tout au nord de la Costa Brava, non loin de Cadaquès, le village d’adoption de Dali. Là où les Pyrénnées commencent à se plisser, les pieds dans l’eau… L’occasion de découvrir aussi que les Catalans ont aussi une petit longueur d’avance sur la Suisse romande dans certains domaines. Comme celui des parcs naturels. Il y en a deux, superbes, dans la région. Les marécages de l’Empordà, une zone miraculeusement préservé des constructions qui balafrent la côte par ailleurs. Et le parc, plus sauvage encore du Cap de Creus, entre Cadaquès et El Port de la Selva. Ce dernier n’est accessible qu’à pied ou en VTT et recèle de magnifiques criques entourées de rochers.

L’occasion de découvrir aussi que les Catalans envisagent le vélo comme mode de transport, au point de réserver des chemins goudronnés dans ces réserves aux seuls marcheurs et cyclistes (photo entre Ampuriabrava et Roses). Ça change des “pistes cyclables » valaisannes qui se résument le plus souvent à de la peinture jaune en bordure de route cantonale, parsemées de bouches d’égout et autres détritus en tous genres. J’oublie les berges du Rhône évidemment, mais ce n’est pas forcément le meilleur chemin pour se rendre d’un village à un autre.

Le VTT n’est pas un sport sans danger (bis)

Ce doit être la loi des séries… Une semaine après la voltigée de Saillon, qui me fait toujours souffrir, bientôt quinze jours plus tard, j’ai à nouveau embrassé la planète. Au plat, à l’entrée d’un petit «single».

Les dangers du VTT en peloton on dira. Un coup de frein devant. Une réaction un peu violent et paf, par terre avec un coude amoché et un genou entaillé. Une petit infection qui se prolonge. Pas bon tout ça. Heureusement, la prochaine course importante, le Raid Evolénard, c’est dans une semaine et demie et pas avant.

En pleine forme et sans chute. On prend les paris?

Merida Bike à Salvan, le 1er juin 2008.

Le VTT n’est pas un sport sans danger…

«Le snowboard n’est pas un sport sans danger», disait dans les années nonante un gars qui s’était crashé en essayant de traverser un pierrier sur sa planche avant de bien se vautrer. Depuis, c’est une sorte de private joke entre mon frère Raphaël et moi. Et le VTT n’est pas non plus un sport sans danger.
Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas cintré à plus de 50 km/h sur une route forestière. Une roue avant qui fuit je ne sais toujours pas pourquoi – pas les bons pneus? pas la bonne pression? un moment d’inattention sur ce secteur trop facile mais rapide? – avant une tentative de rattrapage inefficace et c’est le vol plané. Résultat des courses: un côté droit ouvert de partout, de la cheville à l’épaule en passant par le genou et la hanche et un casque explosé. Merci au casque donc…
Après, le résultat n’est plus très important, hein?

Du goudron partout

L’autre jour j’ai repris mon bike pour me rendre sur l’alpage de Randonne, dans le Valais suisse. Il faisait beau et plein de gens ont eu la même idée que moi: sortir se promener. Je roulais sur les sentiers et j’ai croisé des marcheurs absolument partout. Et je me disais que je pourrais en ce jour particulier rouler davantage sur les chemins 4×4 et les route forestières, histoire de soigner les relations entre vététistes et marcheurs.

Raté pour la première route non goudronnée: le bitume et les bétonneuses étaient passés par là. Seconde tentative, même chose. Un beau ruban de goudron tout neuf. Du coup je me suis dit que ces routes jadis non goudronnées ne servaient désormais plus qu’à amener les marcheurs au départ de leurs sentiers dans un meilleur confort. Tant pis pour eux. Ils n’auront qu’à me supporter à vélo sur ces mêmes sentiers.
Joakim

A quand des ingénieurs cyclistes?

L’autre jour je lisais le bouquin de Guillaume Prébois, « L’autre tour », où ce journaliste raconte son tour de France à l’eau claire, un jour avant les pros, sur le même parcours. Un bouquin dont je ne peux que conseiller la lecture et que vous pouvez commander sur son site (http://www.guillaumeprebois.com). A un moment, il écrit que ceux qui tracent les étapes n’ont jamais dû poser les fesses sur un vélo.

Je me suis fait la même réflexion en arrivant à la hauteur du pont sur le Rhône à Branson. Un nouveau pont a été construit, l’ancien va être démoli. Avant la construction du nouveau pont, il fallait s’arrêter pour laisser passer la circulation lorsque l’on longeait le Rhône, un parcours apprécié des cyclistes. Normal. Aujourd’hui, cette route le long du fleuve passe DESSOUS le nouveau pont. On peut donc tirer tout droit, facile…

Minute papillon. Un ingénieur, qui n’a jamais dû faire de vélo, a estimé que c’était trop simple: le goudron a été supprimé et il faut faire un détour d’une dizaine de mètres, avec une épingle à la clé pour poursuivre sa route. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

Le pire, c’est que ce n’est rien comparé à l’accès à la piste cyclable situé sur le nouveau pont. Prochain épisode…

Route barrée


Il y a des gens qui n’ont rien de mieux à faire que d’emmerder les autres. Pathétique. Un joli petit sentier, certes en bordure de vigne, pour piétons et cyclistes, barré par un grillage de deux mètres de haut. Rien à dire, y a encore du chemin à faire pour un mode plus tolérant…