L’autre matin, en lisant l’article du Nouvelliste consacré aux difficultés de stationnement à proximité de la gare de Sion, je me suis spontanément dit que pas mal de gens pourraient accéder à ladite gare autrement qu’en bagnole.

Mais je me suis aussitôt dit aussi que l’accès autrement qu’en bagnole n’est pas forcément évident, si j’en crois mon expérience à d’autres endroits. Comme pour accéder à la gare de Charrat ou de Saxon en transport publics, à pied ou à vélo depuis l’autre berge du Rhône. Depuis un village de la commune de Fully, par exemple.

Entre Fully (rond-point du Petit-Pont) et la gare de Charrat, il y a 1,6 km. Soit 5 minutes à vélo (à 25 km/h, soit la vitesse d’un vélo à assistance électrique dit « lent », accessible sans permis ni carte grise). Ou 23 minutes à pied (réalisé deux fois par jour on s’approche des recommandations pour rester en bonne santé).

Le problème? Il n’y a même pas un TROTTOIR continu des deux côtés de la chaussée. Pas de passage piéton non plus. Et évidemment pas de piste cyclable. Les gamins qui voudraient aller prendre le train n’ont qu’à se débrouiller au milieu des bagnoles à 60 km/h.

Entre Fully et Saxon ce n’est guère mieux. Pas de trottoir pour franchir l’autoroute sur le pont principal et évidemment pas de piste cyclable non plus.

Plus loin, il y a bien un trottoir PEINT sur la chaussée. L’état de la peinture laisse bien voir ce que les conducteurs en ont à faire de cette peinture bientôt disparue. D’ailleurs elle disparaît complètement à l’entrée de Saxon…

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Toutes les autos roulent sur ce « trottoir ». A vélo j’hésite, mais on va me dire que je roule « au milieu de la route si je ne le fais pas ».

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Le « trottoir » qui meurt de sa belle mort.

Mais le sujet c’était Sion, me direz vous. En effet. Et pour faire souvent le trajet gare CFF-hôpital, je peux vous dire que ce n’est pas gagné pour attirer de nouveaux cyclistes que l’on pourrait convaincre par des aménagements sécurisants, fluides et confortables. Au-lieu de cela, on a des champs de patates bourrés de trous, dangereux et pas forcément respectés non plus (surtout lorsque même la peinture disparaît à force de rouler dessus). Voici une petite galerie de quelques centaines de mètres sur la Route de Chippis, à Sion. Déjà par temps sec, elle oblige à un dangereux slalom pour éviter les trous. Sans parler par temps de pluie, c’est une piscine. De l’autre côté de la chaussée, le goudron « neuf » après la pose de la fibre optique en sous-sol peut faire illusion. A l’usage le revêtement est tellement inégal qu’aucun automobiliste n’accepterait de se faire pareillement secouer. Aucun.

Pour revenir aux problèmes de stationnement évoqués par le Nouvelliste, tout ceci est forcément dommage. Surtout lorsque l’on constate qu’il est possible de garer 70 vélos, à l’abri, sur le même espace que celui occupé par 8 voitures.

A mon avis, si l’on veut trouver facilement des places de stationnement, il y a des pistes (cyclables) à creuser…