Canton, communes, à qui s’adresser?

Vous voyez un gros trou dans la chaussée?

Oui, tout seul on peut l’éviter. Mais en groupe, de nuit? On tolérerait ça, dix fois plus gros (proportionnellement à la taille d’une auto) sur une autoroute?

Une fouille refermée par des cochons?

J’espère que ce travail n’a pas été facturé, je refuserais de payer.

Des arbres ou arbustes qui obstruent la voie de circulation?

Un aménagement mal foutu?

Je comprends bien que je suis prié de quitter la chaussée (on m’envoie d’ailleurs sur le trottoir, où je ne suis pas censé circuler à vélo). Mais après, je vais où?

Un marquage où l’on se fiche bien des cyclistes?

Allez, on peut bien réduire la bande cyclable, elle ne sert à personne.

Un carrefour à la con?

Tout neufs: carrefour et surtout route d’accès à la con à Sembrancher.

Une piste cyclable sale ou mal (pas du tout) déneigée?

En hiver, c’est de la neige, en été du gravier.

La liste est presque infinie, mais ces situations ont un point commun: on ne sait pas à qui s’adresser pour régler le problème ou améliorer la situation. Ou même quand on croit savoir, c’est encore plus ubuesque. Comme sur les berges du Rhône où le Canton du Valais, propriétaire, renvoie aux communes, chargées de l’entretien, qui renvoient au Canton pour les questions de signalisation et de limitations de vitesse. Et auprès du Canton, les services concernées se renvoient à leur tour la balle. Et l’usager s’en trouve fort marri, ne sachant vers qui se tourner à son tour.

Vu de loin.
Vu de près.

Alors, chères autorités, si vous pouviez mettre en place un guichet (virtuel, ça suffira) doté d’une interface web, ou d’une adresse e-mail, ou même d’un numéro de téléphone, permettant de vous signaler les défauts du réseau de mobilité active (marche et vélo), ce serait déjà un immense pas en avant, à condition bien sûr de régler les problèmes signalés. Les aménagements cyclables sont déjà peu nombreux et souvent en état de délabrement avancé. Alors, à défaut de construire, on pourrait déjà entretenir et améliorer ce qui existe.

Dans le genre peinture inutile, on connaissait le jaune, voici le vert. Quitte à « étroitiser » visuellement une route trop large, pourquoi ne pas y aménager une piste cyclable? Le quartier d’habitation semble d’ailleurs en plein développement et cet axe mène, dans l’autre sens, aux centre commerciaux.

Et si vous ne voulez pas vous casser la tête, il existe un site (www.bikeable.ch) auquel vous pouvez vous abonner pour récolter les plaintes, mais aussi les félicitations, des cyclistes de votre région. Dites-nous juste que vous l’utilisez aussi et nous l’utiliserons. Promis. Enfin, si cela peut servir à quelque chose.

Merci d’avance.

Joakim Faiss

Auteur : Joakim Faiss

Père de famille - Cycliste - Journaliste - Rédacteur chez Vélo Romand et chef ici ;-). Vélos actuels: Thömus Sliker (route), Rocky Mountain Element 970 (VTT), Specialized Diverge Expert (gravel), Specialized Crux (cyclocross), BMC Alpenchallenge (urbain). Bière préférée: Velosophe,Triple Karmeliet Pratiques:VTT, route, cyclocross. Devise:Où est le problème?

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