En gravel sur la rive gauche

C’est juste en face de chez moi… et j’y vais si rarement. Il faut dire qu’à Fully, nous sommes plutôt gâtés, avec plein de beaux chemins à rouler toute l’année, hiver compris, sur le coteau exposé plein sud et à l’abri du vent.

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Depuis l’Auberge de La Pleyeux, je peux même voir ma maison… D’habitude je roule plutôt sur le coteau d’en face.

Mais le printemps venu, il peut être sympa de varier les plaisirs, surtout s’il ne fait pas trop beau (je n’ai pas dit qu’il faisait moche, selon les critères de certaines régions voisines, il faisait grand beau aujourd’hui en Valais). Juste un peu frais avec un petit 13 degrés en plaine avec beaucoup de vent.

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Mon gravel passe partout, ou presque. Certainement moins vite, en descente, mais ça passe. Ici, tranquille sur le chemin du troupeau, dans les abricotiers.

J’ai donc enfourché mon gravel (il va falloir que j’y revienne encore une fois), hésitant entre route et VTT, et mis le cap sur Sapinhaut. Arrivé à la Pleyeux, l’entrée du sentier était marquée « Saxon par le chemin du troupeau », ce qui semblait juste assez roulant pour ma monture. Si un troupeau peut passer, je peux aussi.

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Une petite cascade avec prise d’eau sur le torrent…

C’est quand même l’avantage du gravel: il pousse à l’exploration. À la fin du goudron, on peut continuer. À l’inverse, sur un chemin forestier ou agricole, on ne s’inquiète pas de retomber sur du goudron, comme on le ferait avec un VTT monté avec des gros pneus (pour du vrai VTT).

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… des Croix, si j’en crois (!) le panneau.

Et ce chemin du troupeau, agrémenté de panneaux didactiques et autres « performances » artistiques auprès desquels je ne me suis pas toujours attardé, a été une sacrée bonne surprise. Et dire que je n’étais jamais passé par là, en bientôt 30 ans de vélo dans la région.

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Plongée sur Saxon, toujours parmi les abricotiers.

Rouler à Fully, c’est magnifique (j’y reviendrai aussi), mais entre Charrat et Saxon, on n’est pas mal non plus.

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Et retour sur le goudron, avec une petite haie d’honneur.

 

Joakim Faiss

Auteur : Joakim Faiss

Père de famille - Cycliste - Journaliste - Rédacteur en chef du Magazine Vélo Romand. Vélos actuels: Thömus Sliker (route), Rocky Mountain Element 970 (VTT), Specialized Diverge Expert (gravel), Specialized Crux (cyclocross), BMC Alpenchallenge (urbain). Bière préférée: Velosophe,Triple Karmeliet Pratiques: Vélo de route, cyclocross, VTT cross country, VTT marathon, VTT all-mountain. Où est le problème?

6 réflexions sur « En gravel sur la rive gauche »

      1. Merci de ce beau reportage! ….Sapin Haut, ça me rappelle bien des souvenirs heureux de randonnées entre Martigny et Verbier, porter le vélo sous la Pierre Avoi et retour par la Croix de Coeur…..avec un vélo mi-course (1965!) …de la folie à l’époque. La Rive gauche est surprenante de contrastes et la vue y est magnifique. Merci Joakim de le rappeler!

        1. Merci Fabienne! Vous êtes une véritable pionnière à ce que je vois. Une belle envie d’aller plus loin que le bout de la route, et c’est souvent possible 😉

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