Vos commentaires sur les cyclistes me fatiguent, mais me fatiguent… (màj)

Article mis à jour le 26 mai avec deux vidéos de dépassement d’un peloton vs une colonne de cyclistes.

Chers non-cyclistes qui savez tous mieux que les cyclistes eux-mêmes ce qui est bien pour eux, juste et faux, je vous le dis une bonne fois encore: vous me fatiguez. Terriblement.

Dans la foulée des derniers décès (bientôt plusieurs par semaine si ça continue ainsi) de cyclistes plus ou moins célèbres sur la route, fauchés par un automobiliste qui sait ce qui est bien et pas bien, on lit TOUJOURS le commentaire d’internautes pour qui c’est “oui, mais les cyclistes, et patati et patata”.

Exemple puisé au hasard sur Facebook: “...Rectifions quand même un peu les choses. ..
Messieurs les cyclistes…pour le PETIT nombre qui roulent consciemment NORMALEMENT…il y a hélas un nombre bien trop grand de tous les autres…qui se croient au Giro à la Vuelta et au Tour de France tout à la fois !!!!!…roulant bien au milieu de la route (surtout quand elles sont étroites comme ça on prend toute la place…)…même pas les uns derrière les autres mais en « peloton » ou bien décalés comme il se doit…n’est ce pas…
Et ne parlons même pas du respect des giratoires cédez le passage stop et….FEUX !!!!
Faut surtout pas s’arrêter on est en plein « contre la montre »…!

Là-dedans il y a à peu près tout ce qui me fatigue.

  • Oui, on roule “bien au milieu de la route”, enfin entre 75 cm et 1m du bord, ce qui nous met effectivement pas loin du centre d’une voie de roulement de 2,5 m de large. Et si on se met là c’est pour que vous puissiez nous voir même quand vous êtes sur votre téléphone (en train d’écrire un SMS pour dire que vous êtes en retard) et que vous ne soyez pas surpris par un cycliste “sorti de nulle part” alors que perso j’arrive toujours de quelque part.
    Et si vous voulez nous dépasser, merci de laisser 1,5 m de distance latérale. Donc, s’il n’y  pas moyen (par exemple lorsqu’une voiture arrive en face) de dépasser en respectant ces distances, on ne DÉPASSE PAS. Et celui qui vous empêche de dépasser, ce n’est pas le cycliste, mais l’automobiliste en face. C’est pourtant simple, non?

    Vous voyez la ligne rouge? S’il n’y a pas moyen de mettre vos roues au-delà, par exemple parce que quelqu’un arrive en face, et bien vous ne dépassez pas le cycliste. Ce n’est pourtant pas compliqué. Après, il y a une ligne continue que vous êtes censé ne pas pas franchir, mais ça ce n’est pas mon problème.
  • Oui encore, sur une route étroite, si je me tiens aussi à l’écart du bord (sale, plein de trous, de grilles d’égouts et j‘en passe), je ne suis forcément pas loin du milieu. Mais c’est comme ça et c’est mathématique.
  • Vient la fameuse théorie du “peloton”.
    Dites-moi, avec votre grosse caisse qui fait du bruit, tue et pollue (donc tue encore, et je me mets dedans, j’ai aussi une voiture), vous prenez quoi comme place, tout seul dedans? Au moins celle de six à huit cyclistes en petit peloton. Mais évidemment, vous préférez des cyclistes bien alignés, que vous pourrez dépasser en les frôlant sans trop vous approcher du milieu de la chaussée, sans respecter les plus élémentaires règles de distance et de sécurité évoquées au premier point ci-dessus. Bref, pour votre petit confort, qui consiste à ne pas trop bouger les pieds d’une pédale à l’autre, vous préférez nous mettre en danger.
  • Les STOP et les feux… On pourrait y consacrer des pages entières. Mais l’autre soir, je me suis arrêté à un carrefour pour étudier ces automobilistes si respectueux. Je vous laisse voir la petite vidéo ci-dessous (oui c’est écrit STOP sur le panneau rouge)… Les cyclistes ne sont ni meilleurs ni pires, mais ils risquent leur propre peau, pas celle des autres.
  • Enfin, les giratoires… Là c’est trop facile vu que les statistiques sont claires et que tout le monde est d’accord: lors d’accident avec un automobiliste, ce dernier est en faute neuf fois sur dix (90%). Alors juste, fermez-la!

Aucune des “infractions” ou ressenties comme telles par les automobilistes n’est punissable de la peine de mort, même dans les pays qui la pratiquent encore. Pas la peine donc de faire “justice” par soi-même, et être aveugle (ce qui semble assez courant au volant, vu la fréquence avec laquelle on me sert du “je ne vous ai pas vu”) n’est pas une excuse non plus.

Voilà, c’est ce que j’ai envie de répéter à chaque fois que je lis ces commentaires qui commencent en substance par “oui, mais les cyclistes…

Et ça me fatigue…

Dépassement d’un peloton et d’une colonne: les différences

Joakim Faiss

Auteur : Joakim Faiss

Père de famille - Cycliste - Journaliste - Rédacteur en chef du Magazine Vélo Romand. Vélos actuels: Thömus Sliker (route), Rocky Mountain Element 970 (VTT), Specialized Diverge Expert (gravel), Specialized Crux (cyclocross), BMC Alpenchallenge (urbain). Bière préférée: Velosophe,Triple Karmeliet Pratiques: Vélo de route, cyclocross, VTT cross country, VTT marathon, VTT all-mountain. Où est le problème?

123 réflexions sur « Vos commentaires sur les cyclistes me fatiguent, mais me fatiguent… (màj) »

  1. Cyclistes irrespectueux, usagers de la route dangereux et inconscients.
    Allez faire du VTT en forêt et laissez la route à ceux pour qui elle construite: les véhicules à moteur.
    Avec mes sincères remerciements.

    1. Pour la forêt, je vous rassure, j’y vais aussi, même si ça ne plaît pas à tout le monde non plus.

      Sinon, désolé, mais les routes sont un peu plus anciennes que les véhicules à moteur et ne peuvent pas avoir été créées pour ces derniers. Allez, un peu de lecture:

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_routes
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Route – « Une route est au sens littéral une voie terrestre (au niveau du sol ou sur viaduc) aménagée pour permettre la circulation de véhicules à roues. »

      Aussi en anglais: http://www.roadswerenotbuiltforcars.com/

      Et pour ne pas voir de cyclistes, prenez l’autoroute. Ah mais c’est vrai, il n’y en a pas partout. Un peu comme les pistes cyclables finalement.

    2. Il y a des gens qui n’ont que le vélo pour se déplacer. Un vélo ne sert pas qu’à se promener, c’est aussi un moyen de transport dont certains ont besoin pour travailler, tout aussi légitime, si ce n’est plus compte tenu de sa faible impacte environnementale, que la voiture.

  2. Je suis cycliste et automobiliste et je constate bien plus fréquemment des automobilistes ne respectant pas mes droits de cycliste, que des cyclistes ne respectant pas mes droits d’automobiliste.

    A vélo, il est vrai que les automobilistes sont fatiguant. En effet, l’usage du klaxonne n’est pas subordonné à la connaissance du code de la route.

    Tout près de mon travail, il y a une piste cyclable sur le trottoir côté route. Celle-ci s’arrête brutalement en angle droit, juste devant un feu, pour se terminer sur la voie où circulent les voitures. Donc, à la sortie de cette piste cyclable, je me retrouve sur la voie réservée aux véhicule qui tournent à droite, bien que j’aille tout droit. Quand bien même, je mets mon bras à gauche pour annoncer que je ne vais pas à droite, il y a régulièrement un automobiliste sûr de son droit pour klaxonner.

    Près de chez moi, lorsque je reviens de mes courses, il y a une piste cyclable sur un trottoir, à la sortie d’un giratoire. Cette piste s’arrête au bout de 20m, à mi chemin avant le premier le premier carrefour. Ce trottoir est totalement défoncé. En outre, si ce trottoir est aménagé pour permettre l’insertion depuis la voie aucun aménagement du trottoir n’est organisé pour en sortir afin de rejoindre la route, et je pédale ni un bi-cross ni un VTT, mais sur un vélo de ville. En conséquence, je n’emprunte pas cette voie et si j’en crois les klaxonnes, cela agacent quelques automobilistes.

    En effet, à lire les commentaires sous les articles qui traitent des déplacements à vélo, tous les automobilistes ont un comportement exemplaire en voiture et je suppose qu’ils mettent autant d’entrain à klaxonner lorsqu’ils voient un automobilistes qui ne respectent pas la limitation de vitesse, qui stationne sur une piste cyclable qu’ils en mettent à klaxonner les cyclistes.

    J’assume de ne pas respecter tous les feux rouge. Cela dépend du trajet. Lorsque je faisais un vélo taf de 17km (34km aller-retour), j’abordais les feux comme des céder le passage, c’est à dire en prenant garde qu’aucune voiture n’arrive. Lorsque je fais mes courses, à 2km de chez moi, l’enjeu physique n’étant pas le même, je respecte tous les feux rouge, non pas d’ailleurs parce que j’estime que c’est plus sécuritaire mais surtout pour ne pas m’exposer à une amende et pour éviter d’exciter la réprobation revancharde des automobilistes qui ont parfois du mal à accepter de ne pas être les plus rapides avec leur gros moteurs polluant

  3. Je suis automobiliste, mais aussi cycliste… Il est malheureusement vrai qu’il y a beaucoup de conducteurs de véhicules motorisés, voitures, bus, camions qui sont agressifs envers les cyclistes.
    Nous faisons TOUJOURS des sorties à 2 et nous ne roulons JAMAIS de front, même pas sur les voies vertes ; nos vélos sont équipés de rétroviseurs et pourtant rares sont les sorties sans agression verbale, klaxon, etc…

    Il faudrait que lors de l’examen du permis de conduire il y ait aussi un parcours à faire en vélo !… Les futurs conducteurs se rendraient mieux compte des difficultés à rouler sur la chaussée, de la vulnérabilité des cyclistes et les rendraient peut-être moins impatients.

    Soyons prudents et bonne route !

  4. L’article totalement orienté et si peu objectif..

    Étant moi même cycliste, il faut être aveugle pour ne pas se rendre compte qu’énormément de cyclistes d’ont aucun respect des automobilistes.
    Personnellement je roule toujours à la limite de la bordure, et les automobilistes me le rendent généralement bien en laissant largement 2m hors agglomération. De même je ralentie ou accélère mon allure pour faciliter leur dépassement si cela m’est possible. Alors certes il arrive que certains, puisqu’ils ont la place de passer, n’attendent pas que la voiture en face soit passée, mais ça reste assez rare et pas si dangereux s’ils passent doucement à côté. Les gens ne sont pas complètement idiots, lorsqu’il y a un effort de fait d’un côté, généralement il y a plus de chance qu’ils nous respectent en retour.
    Les motos m’ont bien plus souvent énervé, quand ils vous frôlent à grande vitesse sur des routes pourtant suffisamment larges. Mais ça reste ultra minoritaire.

    Pour les signalisations, bien sûr que très peu de cyclistes les respectent, on ne doit pas vivre dans la même ville. Entre les trottoirs (ce qui peut se comprendre au vue de l’aménagement de la voie pour les cyclistes dans certaines villes), les feux et les stops, c’est flagrant. Même si personnellement ça ne me gêne pas et je fais d’ailleurs la même chose lorsque j’estime qu’il n’y a pas de risques pour les piétons ou tout autre personne.

    Et j’estime que lorsqu’on roule à 15 km/h sur un axe rapide, que l’on roule à deux de front alors que l’on est seulement 2, c’est clairement un manque de respect, en plus d’être ultra-dangereux. Après je ne donne pas raison à ces automobilistes loin de là, j’ai d’ailleurs plus d’appréhension qu’avant lorsque je pars en vélo sur la route, mais la situation est autant du fait des automobilistes que du comportement des cyclistes.
    Entre les voitures sur la route et les piétons en VTT, je sais qui m’exaspère le plus en tout cas 😀

    1. L’article est un « billet d’humeur », forcément subjectif, vu que c’est mon opinion inspirée de mon vécu quotidien.

      Sinon, je pense faire un peu tout comme vous… Sauf que je ne roule pas tout au bord, car c’est vraiment trop dangereux: route sale, trous et obstacle divers, besoin de se ménager une petite marge de sécurité pour de légers écart, nécessité de se rendre visible. Même la police et les autorité de prévention le conseillent chez nous. Donc, c’est environ 75 cm du bord.

      Ceci dit, l’objet de cet « article » était surtout de dire le ras-le-bol face aux réactions automatiques lorsqu’il y a des cyclistes tués sur la route. Comme ici: http://www.sudouest.fr/2017/05/26/-3478422-4583.php

      En général, on ne sait rien de ce qui s’est passé. Peut-être que le cycliste était en tort, mais selon les chiffres suisses, le plus souvent ce n’est pas le cas. Cela me fatigue donc de toujours lire que « oui, mais les cyclistes roulent n’importent comment », pour excuser par des généralités le fait que des automobilistes les tuent.

      Je le répète, dans la plupart des cas, le cycliste n’y pouvait rien. Et même s’il roulait à côté de son collègue plutôt que derrière, cela mérite-t-il la mort?

  5. L’automobiliste sera de toute façon toujours en tort : c’est l’application de la Loi Badinter, et ce, quelques soit les circonstances ( sauf suicide avéré). Les statistiques sur les accidents cyclistes (ou piétons) contre voitures ne veulent donc rien dire et ne reflètent absolument pas les torts avérés de chacun.

    Quant aux pistes cyclables, elles ne sont pas utilisées par les cyclistes dans notre région ( Tour du lac d’Annecy) car elles sont ponctuées de cédez le passage et de passages piétons qui obligent les vélos à ralentir …. et oui dés qu’il faut aussi respecter la signalisation et le code de la route : c’est pas marrant de rouler …

    Je ne donne aucun crédit aux abrutis qui frôlent les vélos et les doublent n’importe comment mais arrêtez de vous comporter comme ces imbéciles qui ne veulent pas ralentir derrière vous … car vous même vous n’acceptez pas de ralentir et préférez vous exposer sur les routes bordées par des pistes cyclables et ainsi éviter la signalisation et les piétons….

    Prenez vos pistes cyclables : elles coutes bien assez chère à chaque contribuable pour vous mettre en sécurité même si elle ne sont pas parfaites à vos yeux.
    Et lorsqu’il n’y en a pas : automobiliste et cyclistes ayez du bon sens et partagez la route avec courtoisie et en bonne intelligence ….

    1. Je ne connais pas les lois françaises (j’écris depuis la Suisse), mais les statistiques sont plutôt fiables chez nous, même si on peut toujours les tordre à sa sauce, comme le fait la Suva dans sa dernière campagne.

      Pour ce qui est des pistes cyclables, je suis plutôt pour les emprunter, mais il n’y en a de loin pas partout et elles sont le plus souvent totalement inadaptées à une pratique sportive (double sens sur une largeur de 2m, mal entretenues, pas déneigées, partagées avec les piétons.) C’est marrant, la base du problème semble être que les cyclistes ralentissent les autos, mais ralentir les cyclistes en multipliant les passages piétons et autres cédez-le-passage ne serait pas un souci.

      Dans votre exemple, pour un cycliste « sportif », c’est un peu comme s’il y avait des cédez le passage et des feux sur l’autoroute.

      Et là on parle encore de la plaine, dans et à proximité des villes. En montagne, comme chez nous, je vous défie de trouver une piste cyclable. Mais ces belles routes de montagne plaisent à tout le monde: automobilistes, motards, cyclistes, et tout le monde a le droit de les emprunter, en bonne intelligence et avec courtoisie, on est d’accord. Bon week-end!

    2. Vous dites que les pistes cyclables coûtent « bien assez chère à chaque contribuable ». Il ne faudrait pas non plus se moquer du monde. Circuler en voiture implique beaucoup plus d’aménagement, une emprise foncière plus importante qu’en vélo. Sans parler de la pollution, des problèmes respiratoires dans les villes, du manque d’activité physiques de la majorité des automobilistes qui coûtent à la sécurité sociale, outres nombreux accidents de la route provoquant décès et handicap qui coûtent également à la sécurité sociale. On peut également évoquer l’impact négatif de notre consommation de pétrole sur notre balance commerciale et des problèmes géopolitiques qu’elle génère. Avec ce type d’argument, vous êtes sur une mauvaise pente.

      Par ailleurs, les pistes cyclables, les véritables pistes cyclables, celles qui sont séparées par un terre plein de la voie où roulent les voitures, sont plutôt rares, et certaines sont en outre très mal conçues. Il n’y a rien en France d’équivalent à ce qui se fait à Copenhague, c’est à dire des autoroutes pour vélo permettant, dans un rayon de 20km de rejoindre le centre à vélo sans avoir à s’arrêter.

      1. Merci pour ce rappel utile du véritable coût de l’automobile, qui ne couvre jamais ce qu’elle coûte vraiment à la société. Et pour les pistes cyclables (à ne pas confondre avec la peinture jaune des bandes cyclables, totalement inutiles en termes de sécurité, nous ne sommes malheureusement pas mieux lotis en Suisse.

  6. Je corrigerais la photo du dépassement !
    Cest une ligne blanche continue. Dès lors, je refuse de mettre mes roues au-delà de la ligne rouge car il y a dépassement de la ligne blanche continue par mon véhicule et je perds mon permis!

    1. Ben, c’est un peu ce que j’écris. Pour dépasser le cycliste en sécurité, il faut aller au-delà de la ligne rouge. Donc, si c’est impossible pour une raison ou une autre (véhicule en face, ligne continue, …), on ne dépasse pas 😉 Mais cette règle (valable en Suisse, c’est apparemment un peu différente ailleurs) est évidemment mal fichue, car elle incite les automobilistes à dépasser en frôlant les cyclistes.

      1. Mais les cyclistes, quand on les respecte, nous rendent rarement la route dès qu’ils en ont la possibilité contrairement à beaucoup de tracteurs.
        Pourquoi nous faire des doigts d’honneur lorsque nous restons sagement derrière avec une distance de sécurité tout à fait acceptable d’au moins une voiture ?
        J’oevre bénévolement dans le monde de la course cycliste populaire: jamais de merci ou si rares, mais critiques voire moqueries du fait que je suis en moto.
        En fait, vous m’avez enseigné comment ne plus vous aimer. Je me contente de vous prévenir tout accident de la route car vous restez des êtres humains

      2. @ Tornare, Je ne puis évidemment être que désolé pour ces mauvais comportements, mais cela rejoint ce que j’écris par ailleurs: le problème ce ne sont pas les automobilistes ou les cyclistes, mais les cons à la base. Après ils sont parfois sur un vélo, parfois en auto et quand ils se rencontrent, ou qu’ils rencontre un « pas con », ça ne va pas aller.

        Ceci dit, j’oeuvre aussi bénévolement dans le cyclisme depuis longtemps, mon père conduit la voiture balai sur une course nationale depuis bientôt 20 ans et je sais bien le boulot qu’il y a derrière ces épreuves et le boulot incroyable des motos pour sécuriser les carrefours, entre autres. Personnellement j’essaie de toujours avoir un petit geste au passage, même en course, lorsque c’est possible.

  7. Top votre réponse ! Je rajouterai d ailleurs qu il est connu que les conducteurs de train n’ont pas aucun problème pour dormir la nuit lorsqu’ils sont rentrés en collision avec une personne, qui je cite : « ne met en danger que sa propre personne pas Celle des autres ». Il n’y a d’ailleurs pas de cellules psychologiques ou de structures complexes mis en place pour aider ce type de traumatismes. Me voilà donc rassurés, le jour où par le plus grand des malheurs, je rentrerai en collision avec un cycliste « fautif », je pourrais dormir sur mes deux oreilles. Il était de toute manière au courant qu’il était le plus faible sur la route est conscient des risques. Je ne suis pas une tafiole, ce n’est pas la mort d’un « Fautif » qui va m’empêcher d’avoir ma conscience et de vivre sereinement. Bon assez parler il fait trop beau je vais sortir je vais sortir mon vélo et aller rouler.

    1. Le traumatisme serait le même pour un autre automobiliste, motocycliste ou piéton. Sinon, pour la faire courte:
      – Le cycliste qui n fait pas l’andouille risque (un peu) de mourir.
      – Le cycliste qui fait l’andouille risque (beaucoup) de mourir. Cela en dissuade pas mal, mais pas tous, de faire l’andouille, dont moi, je pense.
      – L’automobiliste qui ne fait pas l’andouille risque (un peu) de tuer, car il conduit un engin dangereux de par sa masse et vitesse.
      – L’automobiliste qui fait l’andouille risque (beaucoup) de tuer. Ce qui dissuade certains de faire l’andouille, mais pas tous.
      – Entre tuer et se faire tuer, ce n’est pas tout à fait la même chose.

  8. L’idée de performance, c’est la même ( version simpliste ) que celle qui interdit a un scooter 50cm3 d’aller sur l’autoroute, ou qui interdit d’y rouler trop doucement. Sur l’autoroute ou sur n’importe quelle autre route ( et ce n’est que mon avis ), rouler vite est un danger, mais rouler trop doucement en est un aussi, le nombre de fois ou je me retrouve, alors que je roule a vitesse normale, dans un virage a devoir piler ou freiner fort parcequ’un cycliste roule a 15km/h, que la route ne m’a pas permit de le voir avant, et que j’ai une voiture qui arrive en face ( ou une visibilité insuffisante pour passer sur l’autre voie ). Je veux bien, que le partage de la route soit une histoire de bon sens, mais je pense que la sécurité devrait l’être également, je vous invite, n’importe quel dimanche matin, a prendre la route avec moi et a relever toutes les infractions et tous les dangers crées par les cyclistes, bien sûr, comme pour les automobilistes, la plupart d’entre vous doivent être respectueux et subir les critiques de gens comme moi à cause d’une minorité. Bienvenue dans le monde, ce genre d’article ne devrait pas exister, parcequ’au lieu d’en avoir marre des commentaires sur les cyclistes, vous devriez en avoir marre des cyclistes qui sont à l’origine de ces commentaires.
    Ayez conscience du danger que vous représenter pour vous même, mais aussi pour les autres, quand vous roulez en ligne droite, avec une visibilité excellente pour tout le monde, vous êtes chiants, vous nous obligez à franchir une ligne blanche ou a patienter derrière vous jusqu’à ce que l’opportunité de vous doublez légalement arrive, mais à la limite, vous n’êtes pas dangereux, mais quand vous êtes dans un virage ( en cote c’est encore pire ), la différence entre un véhicule qui roule a 70km/h ( légalement ) et un cycliste qui est a 15-20 est monstrueuse et représente un réel danger, pour tous. Et quand c’est un peloton, qui roule bien tranquillement sans se soucier du danger qu’il représente, que devons nous dire ? La route est à tout le monde, mais ce n’est pas parceque vous avez le droit d’y être que vous devez vous y croire invincible, j’ai le droit, de doubler a 90km/h un cycliste si je respecte les 1m50 de distance, dois-je le faire ? Ou dois-je avoir le bons sens de ralentir un peu au moment ou je le double ? Vous voyez, le bon sens, c’est a double tranchant. Pour ce qui est des moyens de locomotion, il y a des bus, des RER, des Tramway, des taxis, des Uber, des Heetch, bref, il y a pléthores de possibilités, prendre le vélo pour aller travailler est un choix ( au moins pour l’immense majorité de ceux qui le font, l’argument financier est peut être valable pour une extrême minorité ), que je respecte, cela dit. Le problème, Joakim, c’est que ce que vous défendez est peut être valable pour vous, je veux bien croire que vous fassiez parti de ceux qui respectent la route et ses usagers lorsque vous êtes à vélo, je suis persuadé que vous vous servez de votre bras pour indiquer tout changement de direction dans un rond point ou ailleurs par exemple, mais ce n’est pas valable pour TOUS les cyclistes, et votre article tend à les défendre TOUS, les abrutis également. C’est comme si, moi, automobiliste, je vous disais que tous ceux qui ont eu une voiture sont des gens biens, que personne ne mériterait de se voir retiré son permis de conduire ( c’est le cas de certaines personnes âgées selon moi, par exemple ), que personne ne conduis bourré, que tout le monde est un parfait conducteur ou que je n’ai jamais vu de comportement dangereux chez ceux qui conduisent.
    Je comprends votre ras le bol, a vous de comprendre le mien et, dans votre prochain article, d’ajouter un paragraphe pour les cyclistes qui ont des torts plutôt que d’incriminer à 100% les autres usagers comme si vous, cyclistes, n’aviez aucun torts.

    1. Je pense que dans le fond, nous sommes d’accord 😉 C’est vrai que je m’exprime à titre tout à fait personnel et je ne représente pas une association de défense des cyclistes en tous genres. Et oui, je sensibilise les jeunes que j’encadre à tout ce que vous et d’autres évoquez. Mais je constate aussi que quand je roule avec un peloton de jeunes en Catalogne, il n’y a aucun problème, même lorsque je suis moi-même mal à l’aise avec des cyclistes éparpillés sur une montée. Mais c’est comme ça, on ne peut pas rouler que sur des lignes droites bien dégagée, on tombe tôt ou tard sur une petite côte ou des virages, qui sont par ailleur les routes les plus agréables pour le cyclisme…

      Donc oui, nous sommes chiants, mais là je retourne la question: pourquoi rouler quelques instants moins vite que la vitesse maximale autorisée (qui semble être prise pour la vitesse minimale pour beaucoup, ou au-moins la vitesse à tenir à tout prix) est-il aussi chiant, pour reprendre vos termes?

      Pour la visibiité, les règles (en Suisse) imposent de pouvoir s’arrêter sur la moitié de la distance visible, ce qui doit suffire dans tous les cas, même avec un cycliste en sortie de virage.

      Je suis aussi automobiliste et il m’arrive aussi d’être tenté de trouver certains (cyclistes, piétons, tracteurs, autres automobilistes, …) chiants. Mais j’essaie aussi de me retenir: si je suis si pressé, c’est que je suis parti trop tard, alors je mets la radio, passe un disque, profite un peu du paysage et me dis que cette fichue séance ne mérite pas que j’écrase un type, même chiant.

      J’essaie donc de toujours partir plus tôt et de prendre cette marge pour avoir le temps de ne pas trouver ces ralentissements insupportables comme un autre internaute l’a écrit plus haut.

      Enfin, j’essaie, à vélo comme en auto. Et je vais aussi essayer d’en parler davantage à mes amis cyclistes 😉

  9. La vache, le niveau du débat est stratosphérique. Me demande si vous devriez pas passer à la masturbation mécanique, y’a au moins un intérêt à la fin. Et j’ose le dire ne seriez vous pas être sensé plutôt vous muscler le FAMEUX mollet dit du suisse.

    En tous les cas M. F. t’as pas grand chose à branler vu le temps perdu à filmer des bagnoles qui font du stop coulé comme cité précédemment. Manquerai plus que tu balances le reportage sans le flou à la canto. Mais merci quand même pour le dit flou (artistique??) car vu la région du reportage, j’ai vu passer ma caisse, je crois.

    Je suis halluciné de l’engagement physique et mental que nécessite la pratique de votre sport. Vous êtes tel le rebelle syrien se battant contre daesh ou comme ce médecin sans frontière dont le nom m’échappe œuvrant sous les bombes à fragmentation ou imbibée de quelques produits nucléaire faiblement dosé quand même, ce qui petite parenthèse n’est pas forcément le cas des produits du cycliste même lambda. (hou hou hou).

    Héros des temps modernes chevauchant votre carbonique bicyclette, bravant tous les dangers d’une asphalte mad maxienne, votre abnégation est totale tant il est vrai et je l’avoue,qu’il devient ma foi très compliquer de frayer avec un nombre incalculable de tocards, fou du volant et pilotant des bolides peu adapter à la taille de leur, cerveau ?? RESPECT.(à vous donc)

    Justement, je vous pose la question cyclistes héroiques, n’est-ce pas ce terrible danger qui vous fait vous lever aux aurores et arpenter hiver comme été ces magnifiques rivières goudronnées, vous permettant, après un retour triomphale, d’enflammées plaidoiries sur le devoir accompli, évidemment tout cela autour d’une excellente petite Arvine, non plutôt une excellente bière bien méritée, VOUS ÊTES EN VIE.

    Terminons sur un pointe de cynisme, la Syrie c’est 500’000 morts en 6 ans donc 83 333 morts par an certes pas tous en vélo. La confrérie du cycliste en Helvétie à dénombré 24 morts en 2016, peut être pas tous suisse peut être pas tous shooté par une charrette métallique. Mais peut on comparer l’incomparable. Me serai je éloigné du débat, bien sûr que oui ou pas.

    Aller les adeptes du collant robin des bois et de la publicité gratuite, aller les fous du volant, de belles ballades et grillades s’annoncent, l’été est de retour. Hauts les cœurs, force et honneur et surtout n’oublié pas votre casque.

    Salutations les débatteurs de l’inutile

    P.S. Bon dieu j’allais oublier, ne serai je pas un brave bicycletteur et conducteur de charrette métallique mais que oui. Par contre on doit pas avoir les mêmes priorités.

  10. Je ne légitime en aucun cas le comportement de certains automobilistes, que ce soit sur la route ou leurs commentaires sur internet. Je trouve juste que ce que vous relatez ne ressemble pas à ce que je vois chez moi ;). Après je comprends le coup de gueule.
    Sinon, les routes sont en général assez propres vers chez moi, et je les choisies avant tout pour leur faible fréquentation, ce qui joue surement sur l’ensemble des facteurs que vous dénoncez, et que je ne reconnais pas ici, ou alors de manière peu fréquente.

  11. En groupe de 10 donc, mais moi, qui ne prendrai parti ni pour les automobilistes ni pour le cyclistes car je peux être l’un et l’autre, j’en vois régulièrement qui roulent côte à côte en « groupe » de 2, ou 4… Et qui doivent très bien savoir (à moins d’être sourd: même remarque que pour les conducteurs aveugle…) qu’il y a une voiture derrière eux, qui aimerait passer, mais qui ne daignent pas se rabattre en file… Bref, d’un côté comme de l’autre, c’est surtout le manque de respect, avant le manque de tolérance, qui peut agacer, forcément! Et c’est bien dommage! Au Japon, j’ai vu des exemples de tolérance, mais entre cyclistes et piétons (tiens, autre sujet de débat…!!), car les vélos roulent sur les trottoir, mais tout en respectant fortement les piétons: tous ont une sonnette pour avertir et les piétons se mettent de côté et laissent passer avec le sourire! Magnifique! Mais chez nous on est encore trop individualistes pour en arriver là… Souhaitons qu’un jour…

  12. Tout faux ! Vous devriez pratiquer ça vous éviterez d’atteindre votre niveau de Peter avec l’aisance d’un Usain Bolt. J’espère ne pas vous croiser lors de mes sorties. Pour info, même carbo, un cycliste ne roule jamais à 20 km/h. C’est ce genre de méconnaissance crasse du vélo qui cause les « accidents ».

    D’une manière générale, c’est l’absence de culture (vélo) qui crée les mentalités d’aujourd’hui (ou plutôt du XXe siècle persistant). Souvenons-nous de l’incroyable choix de société de Pompidou : « Il faut adapter la ville à la voiture. » Nous venons de là et nous y sommes encore. Évidemment aux Pays-Bas, même en Allemagne, ce sont d’autres cultures. il suffit de voyager pour s’en rendre compte. Si on est optimiste, on pensera que les conservateurs finiront bien par mourir un jour et que demain sera mieux. Mais le pays est à droite. C’est comme ça. Notez qu’il y a des conservateurs aussi à gauche.

    Pour finir, je pense à Ernest Renan et à sa célèbre citation sur la bêtise humaine qui seule donne une idée de l’infini. C’est toujours vrai.

  13. La guerre entre cyclistes et automobilistes est plus que jamais d’actualité en France. Mais elle est juste le reflet de l’individualisme de notre société. Chacun pour soi, et « fuck » les autres. Trop de commentaires ici en sont le reflet.

    En tant que « vélotaffeur », je prends mon vélo tous les jours, en ville et avec mes enfants depuis plus de 3 ans. Le constat est assez simple : le plus gros danger, c’est les automobilistes. Ils nous doublent trop près, trop vite, sans visibilité et sortent de leur voiture sans regarder. Alors oui, je roule au milieu de la route, et oui cela énerve les automobilistes. Mais pourquoi ? Pour rester en vie, car si je me serre sur la droite pour être sympa, je multiplie fortement les risques d’accidents graves pour moi et mes enfants, pour 3 raisons :
    1 – risque de percuter la portière d’un automobiliste « étourdi ». Pour l’avoir déjà vue de très près, les dégâts sur le cycliste sont extrêmement graves !
    2 – près du caniveau, la chaussée est plus sale donc plus glissante. Le risque de chute y est donc supérieur.
    3 – plus tu te serres à droite, plus les automobilistes te serrent pour te dépasser, et dans ce cas, tu n’as pas de marge de manœuvre en cas de problème… comme une porte de voiture qui s’ouvre par surprise !

    D’un autre côté, rouler en vélo m’a fait prendre conscience du danger de la voiture. Je roule donc plus lentement, plus prudemment et plus calmement car je n’ai pas envie de tuer les autres, même par accident.

    D’un autre côté, rouler en voiture me fait prendre conscience du danger des cyclistes qui font n’importe quoi. Certains vont trop vite, dépasse n’importe comment et se font percuter par un automobiliste qui ne les a pas vu. Sur mon vélo, j’essaie donc de me mettre à la place du conducteur pour éviter l’accident bête qui pourrait me coûter la vie ou celle de mes enfants.

    Sur la route, il faut faire attention aux autres que l’on soit en vélo ou en voiture. Même un cycliste prudent n’est pas à l’abri de faire une bêtise et de me mettre sa vie en danger. Même un automobiliste prudent n’est pas à l’abri de faire une bêtise et de mettre sa vie et celles des autres en danger.

    Il faut juste arrêter d’opposer les usagers de la route, et accepter que celle-ci doit être partager. Et avant d’être un problème d’infrastructure, c’est avant tout un problème d’éducation et de valeurs.

  14. Une excellente compilation pour tous ceux qui ne veulent pas voir le problème. Oui. il y a des cyclistes qui roulent « mal ». Mais sont-ils aussi dangereux que ces abrutis entourés de métal?

  15. je suis cycliste, je roule tous les jours.Je suis aussi automobiliste.Quand c’est un « troupeau » de cyclistes, je comprends qu’il faille bien sûr patienter derrière, jusqu’à pouvoir doubler en toute sécurité.Mais combien de fois me suis-je retrouvé derrière 2 cyclistes, qui prennent toute la route…pour discuter, qui ne se mettent pas en file indienne, ne serait-ce que par courtoisie, et qui, cerise sur le gâteau râlent quand on leur signifie qu’ils pourraient se rabattre.
    Il est cependant tout à fait vrai, que les automobilistes sont « chez eux » dans leur auto.À ce titre, il tournent à droite sans vérifier leur angle mort, ils frôlent (mon coupe-vent a même « accrochouillé » un camion qui doublait) et j’en passe et des meilleures.Moi, j’ai un sifflet à mon sac à dos, et je les fais sursauter lorsqu’ils commettent une infraction qui ME met en danger.Les faire sursauter est la seule solution que j’ai trouvé pour imprimer leur conscience…

  16. J’ai un ami qui est cycliste et paysan. Il roule en gros à 30 km/h de moyenne avec son vélo comme avec son tracteur sur la route pour rejoindre ses champs à cultiver. Ce qui est étonnant c’est qu’il se sent beaucoup plus en sécurité sur son tracteur que sur son vélo, alors qu’il roule à la même vitesse.
    Mais par contre il emmerde beaucoup plus les voitures en roulant avec son tracteur ….C »est étrange non ?? ( c’est du second degré….).
    Donc on voit ici clairement qu’une bonne partie des automobilistes se sent « tout puissant » face à la vulnérabilité de la carrosserie cycliste, qu’il peut dégommer sans risque .
    En gros, face à un cycliste, si on le touche on s’en fout un peu car on ne risque rien pour sa carrosserie, même si on est en tort, alors que face à un tracteur, on se fait écraser sa voiture et les rôles sont inversés ….
    A méditer ….

    1. J’oubliais de dire qu’il se marre bien sur son tracteur quand il voit les automobilistes énervés derrière lui, mais un peu moins lorsqu’il est à vélo …

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