L’étape qui faisait peur. Pas la plus longue en kilomètres (75 contre 95 pour celle entre Verbier et Leukerbad), mais le plus gros dénivelé avec 3300 mètres d’ascension.

Les Frischknecht père et fils en discussion juste avant le départ de Grächen.

Les Frischknecht père et fils en discussion juste avant le départ de Grächen.

Comme l’étape entre Leukerbad et Grächen avait emprunté de nombreux sentiers et pas trop de routes goudronnées, j’ai décidé de changer mon pneu arrière jeudi soir, le Continental Mountain King en 2,4″ remplaçant le X King en 2,2″, un peu trop « petit » à mon goût dans toute cette caillasse haut-valaisanne.

Un pneu dur à traîner

Ce matin et plus tard dans la journée, j’ai amèrement regretté mon choix. Une véritable ancre sur les nombreux kilomètres en montée sur le goudron. À réserver pour le terrain et les chemins descendants, où il excelle.

Mais ma petite galère n’était rien à comparer à celle d’Amaël, victime de trois crevaisons et d’un bris de selle peu avant d’arriver à Viège. La punition? 8,5 kilomètres à pédaler sans selle et avec la roue arrière à plat jusqu’au prochain poste d’assistance. Le tout juste avant la montée finale, sur du goudron, jusqu’à Grächen. Le bon côté des choses? Le café offert par un vacancier sur les hauts de Viège après la deuxième crevaison en attendant que son « compresseur » à accu se charge quelque peu (nous avions un petit souci avec notre pompe, résolu par la suite, après que le café nous a réveillés).

M. Reinhart dans son chalet sur les hauts de Viège: "Vous prendrez bien un café en attendant que le "compresseur" soit rechargé? Je fais aussi les pansements à votre collègue..."

M. Reinhart dans son chalet sur les hauts de Viège: « Vous prendrez bien un café en attendant que le « compresseur » soit rechargé? Je fais aussi les pansements à votre collègue… » Photo Amaël Donnet

Le parcours

Encore une fois, les chemins à flanc de coteau et les descentes, surtout celle sur Viège, étaient magnifiques. Je serai moins catégorique pour les montées. À l’image de l’étape en boucle à Leukerbad, il y avait beaucoup trop de bitume à notre goût. À choisir, je prendrai le départ de la catégorie « flow » si c’était à refaire. Non par « flemme », mais bien pour éviter tout ce bitume.

Amaël encore en galère avec son pneu plat et sans selle avant le stand de réparation.

Amaël encore en galère avec son pneu plat et sans selle avant le stand de réparation.

Voir Zermatt et rentrer

Demain, dernière étape en direction de Zermatt et du Cervin. Quelque 60 km pour 2400 mètres de dénivelé. On espère bien éviter les ennuis cette fois et conserver notre 12e place chez les masters. Non, en fait, là je crois qu’on s’en fiche un peu. Une étape sans ennuis et du plaisir pour boucler cette épreuve de fous, très très dure de l’avis général et sous-estimée par beaucoup de monde, voilà l’objectif du samedi…

Vidéo: Amaël en route sans sa selle