Il y a même des endroits où l’on a l’air tranquille… Bon, c’était après la double crevaison, j’étais déjà bien calmé. Photo Sportograf.com

Mon Grand Raid 2012 ne s’est pas trop mal passé, avec un temps de 5h16 entre Hérémence et Grimentz. Il aurait pu être encore meilleur sans une succession d’erreurs qui m’ont coûté une demi-heure de réparations.

Voici donc la liste des erreurs à ne pas commettre…

  1. Penser, même à la 15e participation, que le Grand Raid est une épreuve comme une autre. C’est long, pas très technique mais les cailloux sont nombreux, très nombreux.
  2. Faire confiance au montage “Tubeless ready” d’origine, sans vérifier quel fond de jante a été monté.

    Non, une seule couche de bande adhésive ne suffit pas… C’était le montage d’origine, je vais me méfier désormais.

  3. Monter un pneu léger (de la gamme Schwalbe Evolution, plutôt que Performance, par exemple pas du tout au hasard).
  4. Laisser ce même pneu déjà légèrement usé et plutôt “light” avec des flancs fragiles. Et même s’il a survécu sans problème à l’Eiger Bike Challenge une semaine plus tôt.

    Léger, rapide, mais peut-être bien un poil trop fragile ce pneu. Je prendrai la version aux flancs renforcés la prochaine fois.

  5. Emmener une pompe très légère mais dont le seul avantage est d’être légère.
  6. Vider une demi cartouche de gaz en espérant que le “lait” dans le pneu colmate une (petite) déchirure du pneu.
  7. Descendre de Mandelon à Evolène avec moins d’un bar dans le pneu arrière en pensant avoir une chance d’y arriver sans pincer la chambre à air fraîchement montée et gonflée avec ce qui restait de gaz dans la cartouche.

Le reste, c’était de la poisse: découvrir au premier stand technique que le fond de jante (un seul tour de bande adhésive…) était percé à plusieurs endroits, devoir courir jusqu’au prochain stand (1, 2 km?), se débrouiller pour trouver de la bande adhésive, bricoler un fond de jante, acheter une chambre à air (10 CHF, on est loin du prix de revient…), regonfler et repartir.