Une semaine après son abandon lors des championnats du monde de Canberra, en Australie, Marielle Saner Guinchard voulait faire bonne figure à domicile. Elle finit 13e d’une course difficile pour elle, notamment en raison d’une bronchite.
Le podium des hommes avec une première victoire pour le jeune Sud Africain, encore U23, Burry Stander. ldd
Grosse sensation dimanche sur la manche de Coupe du monde de XC à Champéry où le Français Julien Absalon, solidement installé en tête de la course a dû laisser partir le jeune Sud-Africain Burry Stander – champion du monde U23 la semaine dernière à Canberra – dans le dernier kilomètre de course. «Durant cette course, je me suis surtout employé à ne pas laisser revenir les frères Flückiger», expliquait le vainqueur après l’arrivée. «Je pensais qu’Absalon gérait tranquillement son avance, mais à la sortie du dernier sentier, j’ai vu qu’il n’était pas très loin. Je me suis dit que je devais saisir ma chance et j’ai fait la dernière montée quasiment au sprint. Je suis entré sur le « single » de la descente devant lui et j’ai encore pris quelques risques, et voilà. Je suis vraiment heureux de cette première victoire».
Absalon: « les jambes en coton »
De son côté, Julien Absalon avouait avoir proprement «explosé» dans cette même ultime ascension. Son avance dans le dernier tour a fondu de 50 à 35 secondes, pour finalement disparaitre complètement. «J’ai cru que je n’arriverais pas à terminer la dernière bosse», explique Absalon. «J’ai eu les jambes en coton d’un coup. Cette semaine j’ai pris des vacances en rentrant d’Australie, je me suis arrêté a Singapour. Mais je crois que j’ai manqué de foncier en fin de course. Ce n’est pas grave, l’essentiel est là. Je remporte la Coupe du monde».
Julien Absalon, qui se défait ici de Sauser en 2007, aura fort à faire pour battre Nino Schurter dimanche à Champéry.
Champéry s’aprête à vivre un week-end de folie avec les meilleurs pilotes mondiaux de cross-country. Nino Schurter, le nouveau champion du monde sera présent, tout comme Julien Absalon, qui aura fort à faire s’il veut remporter le classement général de la Coupe du Monde.
Nino Schurter, 23 ans, a réalisé la course de sa vie samedi a Canberra en Australie et a réalisé une entrée fracassante dans la catégorie élites en remportant le titre mondial. Julien Absalon, grandissime favori qui termine à la deuxième place a déclaré: «C’est son premier titre mais certainement pas le dernier. J’avais déjà annoncé l’an passé après les Jeux Olympiques que Nino serait le grand patron de demain.»
Deux ans après sa victoire en terre champérolaine, le Français s’élancera dimanche avec le maillot blanc de leader de la Coupe du monde. La saison prendra fin les 19 et 20 septembre à Schladming en Autriche et la course valaisanne s’annonce passionnante.
Nino Schurter sera donc le premier favori à la victoire. Dimanche, il devra touttefois se méfier de la réaction d’orgueil de Julien Absalon, frustré de sa deuxième place en Australie. Dans le rôle d’arbitre, on pourrait retrouver les Suisses Christoph Sauser et Florian Vogel mais aussi l’espagnol Jose Hermida ou le Canadien Geoff Kabush.
Cela devait finir par arriver. Le double champion olympique et multiple champion du monde Julien Absalon (F) a trouvé son maître à la régulière samedi à Canberra. Le Grison Nino Schurter est le nouveau champion du monde de VTT.
Schurter a été le seul coureur à tenir le rythme infernal imposé par Absalon dès les premiers mètres de course. Le quatruple champion du monde a toutefois dû s’avouer vaincu au sprint.Florian Vogel a complété le podium en s’emparant de la médaille de bronze à moins d’une minute du duo de tête.
Nino Schurter devient le troisième Suisse a devenir champion du monde après Thomas Frischknecht en 1996 à Cairns (Aus) et Christoph Sauser, l’année passée, lors du triplé historique de Val di Sole (It).
Marielle Saner abandonne
Chez les dames, Esther Süss a terminé à la huitième place d’une épreuve remportée par la Russe Irina Kalentieva. La Valaisanne Marielle Saner-Guinchard a été contrainte à l’abandon. «Je n’ai jamais autant souffert pendant une course, ou une demi-course plutôt», a-t-elle expliqué sur Facebook. La citoyenne de Collombey-Muraz, qui a remporté le dernier Grand Raid Verbier-Grimentz, a surtout souffert d’importants maux de dos en Australie.
A 32 ans, Marielle Saner-Guinchard vient tout juste de remporter le Grand Raid Verbier-Grimentz, record du parcours à la clé. Un résultat qui témoigne d’une reconversion réussie pour cette ancienne spécialiste de descente qui n’a pourtant que deux ans de XC dans les jambes. La Valaisanne d’adoption, installée aux Neyres, sur les hauts de Collombey-Muraz, n’entend pourtant pas s’arrêter en si bon chemin. Entretien.
Marielle Saner: «Je suis plus régulière et j’apprends à me connaître.» DR
Marielle, on pensait que vous arrêteriez après votre victoire en Coupe du monde DH en juin 2007, chez vous, à Champéry. Pourquoi être repartie pour une carrière en cross-country?
J’en avais marre de la descente, après 10 ans. J’avais toujours dit que 2007 serait ma dernière saison. Et comme j’avais toujours fait quelque courses en XC, sans être mauvaise, j’avais dans l’idée de me lancer. C’était un nouveau défi, avec un grand rêve: les Jeux olympiques. Irréalisable en descente. Cela a aussi été une des raison pour changer de discipline.
Marielle en route pour son premier podium de l'année en Racer Bikes Cup. (ldd)
La citoyenne de Collombey-Muraz Marielle Saner Guinchard (Bikepark.ch) s’est classée 2e de la 4e manche de la Coupe suisse de VTT, ce wek-end à Gränichen. Une épreuve très technique et physique.
Marielle Saner Guinchard voulait confirmer son retour en forme et elle l’a fait de belle manière puisqu’elle finit 2e à 1’18 de la gagnante du jour la championne de Suisse Katrin Leumann. Il s’agit de son premier podium de l’année en Coupe Suisse. Eelle devance Petra Henzi et la championne olympique Sabine Spitz, 4e.
Autre pensionnaire de l’équipe valaisanne Bikepark.ch, Caroline Mani, s’impose en U23 et prend la 6e place du classement scratch. Avec ce résultat elle renforce sa 2ème place du classement général de la coupe suisse, derrière Katrin Leumann.
Si Bernard Hinault n’a pas été impressionné par la performance de Lance Armstrong au Giro, le coéquipier valaisan de l’Américain chez Astana, Steve Morabito, contredit le Breton. Les deux étaient réunis à Martigny, dans le cadre des manifestations autour du… Tour qui fera halte à Verbier le 19 juillet, avant de repartir de Martigny le 21.
Pour Steve Morabito, Armstrong, “un gars très sympa », s’est amélioré au fil des étapes. Venu pour avaler des kilomètres, il s’est pris à attaquer la dernière semaine. La dernière semaine du Giro le plus rapide de l’histoire.
Steve Morabito revient aussi sur ses relations avec le champion américain, “très concentré sur la course mais plutôt détendu en dehors ». Retour sur trois folles semaines avec le pro de Troistorrents.
Bernard Hinault: "Contador est mon favori pour le Tour de France".
Le tour d’Italie de Lance Armstrong n’a pas vraiment impressionné Bernard Hinault. Le Breton, quintuple vainqueur du Tour de France et aujourd’hui ambassadeur du Tour, estime que l’Américain “a eu plus de peine que ce qu’il pensait lui-même dans la montagne« . Bernard Hinault n’a pas non plus apprécié que Lance Armstrong critique Contador lorsque ce dernier avait souffert d’une fringale lors du dernier Paris-Nice. Il voit d’ailleurs volontiers Contador battre Armstrong en juillet, histoire de lui montrer qu’il a bien retenu la leçon…
Invité à l’occasion d’une conférence de Jean-Paul Ollivier à Martigny, vendredi soir, dans le cadre des festivités autour de l’arrivée de la caravane du Tour dans la région de Martigny-Verbier (du 19 au 21 juillet prochain) Bernard Hinault a également confirmé ce qu’il pensait des cycliste frrançais actuel: des nazes “qui ne s’entraînent pas assez, ou mal« .
La Fulliéraine d’adoption Myriam Saugy a remporté dimanche l’édition 2009 de la Transvésubienne, une épreuve de cross-country extrême. Une véritable course de VTT à nulle autre pareille et difficile à décrire pour ceux qui ne l’ont jamais faite…
Les Suisses ont d’ailleurs fait carton plein entre La Colmina et Nice, puisque Nino Schürter l’a emporté chez les hommes. On soulignera encore le 13e rang scratch (3e des 30-30 ans) du Valaisan Florian Golay. Le coude du Rhône semble être un bon terrain d’entraînement pour cette course atypique.
Caroline Mani en route pour sa première victoire en U23. Photo Fred Machabert.
L’équipe de VTT valaisanne BikePark.ch a retrouvé le sourire ce week-end à Madrid, à l’occasion de la 4e manche de la coupe du Monde. Sur un circuit rendu très glissant par les pluies nocturnes, Caroline Mani réussissait un super départ et se retrouvait dans les 12 premières et aux portes du top 10 durant toute la course. Elle craquait un peu sur la fin en finissant 16e. Mais ce résultat constitue le meilleur de sa carrière en élite. Il lui permet surtout de cueillir sa première victoire en Coupe du Monde U23. «Caroline est en train de démontrer qu’elle a les capacités de faire partie du top 10 dans un futur proche», se réjouit l’encadrement de l’équipe.
Texte original publié dans le supplément «Grand Raid» du magazine Vélo romand, en été 2006. Mais les conseils restent valables…
Il s’agit d’une lapalissade mais elle mérite d’être rappelée: le poids est l’ennemi du vététiste. Mais avant l’embonpoint de la monture il vaut la peine de réduire celui du cycliste. «Le taux de graisse corporelle va forcément influencer la performance», souligne Manu Praz, responsable du centre de conseil sports & santé de la SUVA à Sion. «Et avant d’investir des milliers de francs pour un vélo plus léger, il est peut-être plus judicieux de perdre trois ou quatre kilos… Un surplus de graisse, c’est comme emmener un sac à dos rempli de cailloux.»
Fredrik Kessiakov, Coupe du monde Schladming 2006. Photo Joakim Faiss
Et ces lipides, sauf cas extrêmes, le corps en a toujours assez en stock. Les dix kilos de graisse d’un homme de 70 kg représentent 90000 calories. De quoi tenir 45 jours! En comparaison, les stocks du carburant noble qu’est le glycogène suffisent pour une seule journée.
Récupération avant tout
«L’entraînement sert ainsi à améliorer la gestion de cette denrée rare, nettement plus efficace que les lipides dans le cas d’un effort intense.» En repoussant le moment où l’organisme fait appel au glycogène on peut le faire durer plus longtemps. «Le maître mot de l’entraînement, c’est la récupération», insiste Manu Praz. «Le premier effet de l’entraînement c’est une diminution des performances car on se fatigue. Mais si la récupération est adéquate, on améliore ses performances par un phénomène dit de surcompensation.» Attention toutefois à ne pas en faire «davantage que ce que l’on peut digérer. Il faut aussi tenir compte du travail, de la famille…» Danger principal: le surentraînement dont les symptômes sont une augmentation de la fréquence cardiaque au repos, des performances en baisse, une fatigue générale, l’irritabilité ou encore un sommeil perturbé.
Trois fois par semaine sans souci
Où se situe alors la limite entre progression et risque de surentraînement? «Quelqu’un qui s’entraîne trois fois par semaine ne connaîtra pas de problème. Il pourra récupérer totalement de ses efforts d’une séance à l’autre. Avec cinq ou six entraînements hebdomadaires, c’est utopique. Après trois ou quatre semaines, il faut alors prévoir une semaine de pause, de décharge pour permettre à l’organisme de récupérer et de progresser. Ce n’est pas comme faire le plein de sa voiture, il faut du temps pour récupérer».
Apprendre à se connaître
Pour l’ancienne championne d’Europe de VTT, Chantal Daucourt, tout ce qui précède oblige à programmer son entraînement. Pour qui ne l’a jamais fait, les conseils d’un spécialiste en relation avec un test d’effort sont précieux. «On apprend à se connaître et on progresse très vite si on est un peu rigoureux», explique-t-elle. «Attention toutefois à bien écouter son corps et ne pas suivre un programme les yeux fermés.»
Entraînement dès janvier
Plus concrètement, pour une course comme Verbier-Grimentz, Chantal Daucourt conseille d’y songer dès janvier: «Accumulez les entraînement d’endurance en hiver avec une fois par semaine une séance intensive. Travaillez les intensités dès mai». La pratique de sports divers, comme le ski de fond ou la course à pied est également bénéfique, mais on se mettra au vélo dès que possible. L’ancienne championne insiste également sur le repos: «C’est en dormant que l’on progresse». Bonne nouvelle. Mais c’est bien en s’entraînant que l’on perd ses kilos…