Le vélo, cet antidépresseur…

[Chronique publiée dans Le Nouvelliste du 9 août 2019 par Caroline Faiss]

C’est encore une image en noir et blanc, où un élégant monsieur moustachu tient fièrement une bicyclette, qui me vient à l’esprit. Paul de de Vivié, ce père du cyclotourisme qui aurait déclaré en 1903: «La bicyclette est une arme de délivrance. Elle libère l’esprit et le corps des inquiétudes morales, des infirmités physiques que l’existence moderne, toute d’ostentation, entretien au grand détriment de la santé.» (source @davidguenel sur twitter)

Plus de 100 ans plus tard, rien n’a vraiment changé. Bon marché, simple, rapide et efficace, le vélo ménage évidemment l’environnement et entretient votre santé. C’est tellement vrai que les médecins du Pays de Galles peuvent depuis le printemps dernier prescrire six mois d’abonnement au système local de « vélopartage » à leurs patients en surpoids ou souffrant de maladies cardiaques. De là à ce qu’il soit prescrit comme antidépresseur, il n’y a qu’un pas.

Comme il n’y a pas de mal à se faire du bien, pourquoi ne pas essayer? Chaque ménage valaisan doit bien compter deux véhicules à moteur, si ce n’est pas trois. Des véhicules immobiles plus de 95% du temps, comme le relevait Vincent Pellissier ici même la semaine dernière. Pourquoi ne pas tenter de renoncer à l’un d’entre-eux, au profit des transports publics, de la marche ou du vélo? Peut-être compliqué dans certaines vallées latérales, mais assez facile dans la plaine du Rhône où réside la majorité des Valaisan-ne-s.

Train, bus, téléphérique, marche, vélo, ce ne sont pas les possibilités de circuler sans voiture qui manquent… On pourra bien trouver quelques excuses, qui ne résistent pas à l’examen. La météo? En Valais il fait toujours beau, non? Au pire, il n’y a pas de mauvais temps, que de mauvais habits. Les enfants à véhiculer? Ils peuvent aussi aller à pied, à vélo, en bus… Les courses? Privilégiez votre magasin de proximité, faites-vous livrer ou testez le vélo-cargo.

Les débuts peuvent sembler difficiles, mais rapidement le sentiment de liberté va l’emporter. Votre santé va s’améliorer, les endorphines vous feront vous sentir bien, fier et heureux d’avoir franchi le pas.
Alors oui, la bicyclette est fiable, rapide, sociale, accessible, égalitaire, bonne pour la santé, pour l’économie et l’environnement.

Mais elle est surtout bonne pour la tête. Le-la prochain-e cycliste que je croiserai sur les berges du Rhône, sur le chemin des courses ou du boulot, ce sera peut-être vous. Essayez. Vous pouvez le faire, le sourire aux lèvres et je m’en réjouis…

Caroline Faiss

Joakim Faiss

Auteur : Joakim Faiss

Père de famille - Cycliste - Journaliste - Rédacteur chez Vélo Romand et chef ici ;-). Vélos actuels: Thömus Sliker (route), Rocky Mountain Element 970 (VTT), Specialized Diverge Expert (gravel), Specialized Crux (cyclocross), BMC Alpenchallenge (urbain). Bière préférée: Velosophe,Triple Karmeliet Pratiques:VTT, route, cyclocross. Devise:Où est le problème?

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