En fête, le cyclisme valaisan se réjouit de l’avenir

Le cyclisme valaisan est plus vivant que jamais et rien n’indique que cela doive se calmer, au contraire. Preuves en sont les nombreux sujets abordés vendredi dernier à l’occasion de la traditionnelle « soirée du cyclisme valaisan ».

Cette dernière, mise sur pied par la Fédération cycliste valaisanne, aujourd’hui présidée par le professionnel Steve Morabito, est d’abord l’occasion de mettre en lumière les coureurs ayant décroché un titre cantonal dans les différentes catégories, sur route, sur piste, en VTT, en cyclocross ou en BMX et de saluer les personnalités particulièrement actives dans la promotion du cyclisme dans le canton.

La soirée est aussi l’occasion de remercier les bénévoles de la Cyclosportive des Vins du Valais, qui permet notamment de financer la relève. Mais aussi de passer un moment convivial et d’évoquer les divers sujets de l’actualité cycliste cantonale. A commencer par le plus brûlant, avec les Championnats suisses de cyclocross, le dimanche 13 janvier à Sion. « Avec ces Championnats suisses, nous inaugurons une période faste pour le cyclisme valaisan », se réjouit Michel Barras, président du comité d’organisation. « Nos amis de Grächen attendent, cet automne, l’élite mondiale du VTT longue distance puis, bien évidemment, en 2020 Martigny pour les épreuves sur route ».

Un prix spécial a été attribué à Gaby Michellod et Lukas Denda.

Mondiaux sur la bonne voie

De leur côté, les Championnats du Monde sur route auront bien lieu entre Aigle et Martigny ont assuré les porteurs du projet Grégory Devaud, Alexandre Debons et Jean-Philippe Lonfat, qui cherchent encore des soutiens privés pour assurer la garantie de déficit.

Musée du vélo: un local à dénicher

Animateurs de la soirée, Jean-Luc Rahir et Patrick Délétroz ont encore évoqué le projet de musée du vélo avec son instigateur, le collectionneur Marc-André Elsig. Pour compléter son imposante collection, « Marco » Elsig a pu récupérer quantité d’objets du célèbre « Diablo ». Il cherche aujourd’hui un local de quelque 800m2 pour établir son musée. « En Valais, dans le canton de Vaud, ou ailleurs. Las Vegas c’est bien aussi », glisse-t-il malicieusement en référence à des offres reçues « de pays lointains ». Avis aux décideurs…

La signal fort de la votation vélo

L’assemblée réunie autour d’une choucroute à la salle polyvalente de Charrat s’est encore réjouie de l’issue de la « Votation vélo » en septembre dernier qui s’est transformée en plébiscite pour la pratique cyclable. Au-delà de la compétition, c’est bien de vélo au quotidien qu’il s’agit. Pour aller travailler, à l’école, faire ses courses, mais également pour le tourisme. Encore un domaine où le canton entend se profiler en se dotant d’une « stratégie vélo ».

Tout les voyants sont au vert. Reste à transformer l’essai dans tous les domaines pour que le Valais devienne vraiment le paradis cyclable auquel il aspire. La Mecque du vélo? Un jour, peut-être.

Joakim Faiss

Auteur : Joakim Faiss

Père de famille - Cycliste - Journaliste - Rédacteur en chef du Magazine Vélo Romand. Vélos actuels: Thömus Sliker (route), Rocky Mountain Element 970 (VTT), Specialized Diverge Expert (gravel), Specialized Crux (cyclocross), BMC Alpenchallenge (urbain). Bière préférée: Velosophe,Triple Karmeliet Pratiques: Vélo de route, cyclocross, VTT cross country, VTT marathon, VTT all-mountain. Où est le problème?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *