Les «Mondiaux» 2011 à Champéry, yes!

l2_400x266.shkl.jpg Champéry accueillera ainsi les championnats du monde de mountain bike en 2011, a-t-on appris en cette semaine de Mondiaux sur route à Varèse. Une semaine où l’on a encore passé plus de temps à parler de l’affaire «puerto» et de dopage que de cyclisme. Une bonne nouvelle donc pour Champéry, les Portes du Soleil et le Valais.

La décision de l’Union cycliste internationale récompense les remontées mécaniques de Télé Champéry Les Crosets et Télé Morgins et le domaine des Portes du Soleil qui n’ont cessé, depuis quelques années, de miser sur le vélo de montagne.

L’idée de présenter une candidature est née à la suite du week-end de Coupe du monde – cross-country, descente et four-cross – organisé à Champéry en juin 2007. «Mais le véritable début de l’aventure date de 2003, précise Stéphane Coutaz président du comité d’organisation. La société des remontées mécaniques de Champéry-Les Crosets a alors décidé de jouer la carte du VTT. Avec, comme objectif final, la volonté de pouvoir organiser un jour les championnats du monde sur le domaine du BikePark.ch.»

On sait déjà que les épreuves se dérouleront toutes au Grand-Paradis, comme ce fut le cas en juin 2007. L’année prochaine, Champéry accueillera une épreuve de Coupe du monde de cross-country alors qu’en 2010 une répétition générale avec les trois disciplines est d’ores et déjà prévue.

Ne reste qu’à espérer que les autorités touristiques régionale et nationales, de même que les médias apprécient et soutiennent à sa juste valeur cette organisation. Ce qui n’a pas toujours été le cas jusqu’à présent.

Le vélo ça calme vous dites?

Je travaille pour un quotidien suisse, Le Nouvelliste. On nous demande de temps à autre d’écrire un billet d’humeur pour la dernière page. Après la liste des morts et la météo, c’est la rubrique la plus lue du journal. Alors on s’applique, on se creuse la tête pour trouver l’idée qui tue, la chute qui fera sourire. Et puis, il faut dire que c’est quand-même plus facile d’écrire un bonne humeur quand on est de mauvaise (je me comprends, mais en résumé c’est plus facile de gueuler que d’écrire un texte sensible et poétique qui fera tout de même sourire les gens).

L’avantage, quand on fait du vélo, c’est qu’il suffit d’enfourcher sa bécane de route pour trouver des idées. Des abrutis en auto c’est pas ce qui manque et si on veut bien s’énerver, il n’y a qu’à chercher les endroits critiques. Et ça ne rate jamais: la bonne femme qui s’engage dans le giratoire alors que vous avez vu qu’elle vous a vu, le camion qui vous tasse dans le gravier au passage à niveau, le débile qui vous double avant d’obliquer à droite dix mètres plus loin. Sans parler de l’inconscient qui vous double alors que vous aviez bien indiqué vouloir obliquer à gauche et que vous aviez commencé… Autant d’exemples vécus.

Alors voilà. Il arrive que je parte rouler pour me calmer, me détendre. Mais que je revienne encore plus énervé. La bonne nouvelle pour le boulot c’est que grâce à ma mauvaise humeur, j’en tiens souvent une bonne.

Plus rien à vendre… pour l'instant


Je voulais faire de l’ordre dans ma cave, c’est bon. Mes vieilles bécanes ne l’encombrent plus et je n’ai plus de vélo à vendre… pour l’instant. Dès la fin de saison, début octobre, mon Specialized Stumpjumper Marathon carbon (modèle 2008) sera mis en vente. Son prix catalogue est de 6800.- CHF. Il sera entièrement vérifié et les pièces usées remplacées. Prix de vente: 4200.- CHF, à discuter.

Infos au +41 79 605 99 33, ou par mail: joke(at)faiss.com

Trop fort, mais surtout trop con

Selon l’agence italienne Ansa, qui a dévoilé mardi 5 août l’information, confirmée quelques instants plus tard par la fédération italienne, Emanuele Sella (CSF) a été contrôlé positif à l’EPO le 23 juillet lors d’un contrôle «hors compétition, inopiné et ciblé». Des traces de CERA, un dérivé de l’EPO avec un effet retard, auraient en fait été trouvées dans l’organisme du coureur italien, vainqueur cette année de trois étapes sur le Giro, et sixième du classement général à l’issue de l’épreuve.

L’article complet est à lire sur le site de L’Equipe

Décidément, il y en a toujours qui n’ont rien compris. Et comme disait David Millar (!) cet été encore: «Si quelque chose semble incroyable, c’est que ce n’est pas vrai…»

Sauser ou Paulissen?

Roel Paulissen est devenu champion du monde du marathon en mountainbike, le samedi 5 juillet à Niederdorf (Villabassa) en Italie au terme des 119,9 km du parcours. Il s’est imposé suite à un sprint houleux (?) avec Christoph Sauser. Ce dernier a passé la ligne en premier mais avait accroché (?) Paulissen durant le sprint et les deux coureurs étaient tombés. Après l’arrivée, l’UCI a déclaré le Belge vainqueur devant Sauser et le Suisse Urs Huber qui est distancé de cinq bonnes minutes.

Pas évident de dire qui est en tort au vu de cette vidéo. Au début, le sprint me semblait tout à fait correct. Au ralenti, on dirait bien que Sauser se laisse tomber sur Paulissen…

Ayent, ça c'est du bike!

Entre Ayent et Anzère, il y une célèbre course de côte automobile. Mais il y a aussi une course de VTT, moins célèbre mais qui mérite de le devenir. Cela faisait longtemps que je n’avais pas découvert une course de VTT, du vrai, dans notre canton. Depuis l’année passée à La Souste. Les parcours trop techniques font peur aux coureurs, aux populaires, craignent les organisateurs. L’affluence à Ayent semble prouver le contraire. Il y avait peut-être même un peu trop de goudron, pourtant. Mais à la montée, alors on pardonne, surtout si c’est pour aller chercher les magnifiques « singles » sur lesquels nous avons roulé. Ce serait sympa si les traceurs d’autres courses pouvaient s’en inspirer. Juste un peu.

Vacances catalanes


Voilà, les vacances sont finies. L’occasion de pédaler en bord de mer, tout au nord de la Costa Brava, non loin de Cadaquès, le village d’adoption de Dali. Là où les Pyrénnées commencent à se plisser, les pieds dans l’eau… L’occasion de découvrir aussi que les Catalans ont aussi une petit longueur d’avance sur la Suisse romande dans certains domaines. Comme celui des parcs naturels. Il y en a deux, superbes, dans la région. Les marécages de l’Empordà, une zone miraculeusement préservé des constructions qui balafrent la côte par ailleurs. Et le parc, plus sauvage encore du Cap de Creus, entre Cadaquès et El Port de la Selva. Ce dernier n’est accessible qu’à pied ou en VTT et recèle de magnifiques criques entourées de rochers.

L’occasion de découvrir aussi que les Catalans envisagent le vélo comme mode de transport, au point de réserver des chemins goudronnés dans ces réserves aux seuls marcheurs et cyclistes (photo entre Ampuriabrava et Roses). Ça change des “pistes cyclables » valaisannes qui se résument le plus souvent à de la peinture jaune en bordure de route cantonale, parsemées de bouches d’égout et autres détritus en tous genres. J’oublie les berges du Rhône évidemment, mais ce n’est pas forcément le meilleur chemin pour se rendre d’un village à un autre.