Colère et rancune: vive le sport!

Lance Armstrong revient au cyclisme pro en 2009. Rien de nouveau, la nouvelle est connue depuis quelques temps. Mais aujourd’hui on en sait davantage sur ses motivations: la colère et la rancune, si l’on en croit le quotidien belge La Dernière Heure cité par Le Nouvelliste.

Déjà que j’ai du mal à expliquer à mes enfants qu’il ne faut pas forcément applaudir tout le monde sur les courses cyclistes – même les plus petites où il n’y a rien à gagner -, ça va être encore plus dur de leur inculquer les motifs de motivation suprêmes: la colère et la rancune. Pauvre type.

Automne pourri, ski réussi?

Aujourd’hui il a presque reneigé en plaine. Forcément, j’avais pris congé après 9 jours de boulot. Et comme depuis la mi-septembre je roule tellement souvent que je ne souviens plus d’une fois à l’autre quand c’était la dernière fois, j’étais bien décidé à m’aérer l’esprit et les cannes.
10 degrés, du vent, de la pluie… Eh bien faut croire que j’étais sacrément en manque pour un début novembre, car j’y suis allé. Et j’ai même aimé ça, en bike sur le coteau de Fully.

Évidemment, pour ce qui est du terrain, plus piégeux c’est difficile. Il y a trois choses qui glissent beaucoup en bike: les feuilles mouillées, les cailloux mouillés en sous-bois et les racines mouillées… Aujourd’hui, c’étaient les feuilles mouillées qui cachaient les racines et les pierres. Mais bon, ça développe l’équilibre, hein.

Et puis, la neige, j’aime ça quand même alors on ne va pas déprimer non plus. Pour la première fois, j’ai même fait l’ouverture de la saison au lac des Vaux, à Verbier. Et croyez-moi, si on peut avoir des conditions comme ça tout l’hiver, je ne vais pas faire beaucoup de vélo, même sur des cailloux mouillés.

Une petite vidéo de l’ouverture à Verbier, puisque j’ai joint l’utile (le boulot) à l’agréable en allant skier avec un de mes fils.

Mais oui mais oui, la saison est finie…

«Donne-moi ta main et prends la mienne la cloche a sonné, ça signifie la rue est a nous que la joie vienne mais oui, mais oui la saison est finie.» (Adapté de Joël Denis).
Enfin, c’est mon cas et cela fait bien longtemps que je n’avais pas aligné quinze courses sur une saison. Les enfants sont passés par là et les heures d’entraînement ne sont plus ce qu’elles étaient. Mais bon, cela ne m’a pas empêché de me faire quelques réflexions sur le VTT dans notre canton et ce qu’il est devenu.

Les parcours

Force est de constater que les parcours n’ont pas vraiment suivi l’évolution technologique des VTT et que peu d’entre eux s’y sont adaptés. Sous prétexte d’attirer les populaires, nombre de tracés (heureusement, il y a des exceptions, comme Torgon, Ayent ou Salquenen) ne proposent bientôt plus aucune difficulté technique aux coureurs. Pourtant, depuis dix ans les suspensions ont évolué, on roule aujourd’hui en XC avec des débattements qui faisaient rêver les descendeurs d’antan, les doubles suspendus fonctionnent à merveille et les tubeless proposent confort et traction pour tous. Alors pourquoi on continue à monter et descendre sur des routes forestières plutôt que de rouler sur du singletrail, du vrai? Ou pourquoi, même dans les courses en ville il n’y a plus d’escaliers à descendre alors qu’il y en avait plein voilà 15 ans. Quelqu’un peut m’expliquer ?

L’organisation des courses

Je suis peut-être devenu trouillard, mais les départs en masse me semblent toujours plus dangereux. Mettez 150 coureurs sur une ligne de départ avec un rétrécissement après quelques centaines de mètres déjà, comme à Chalais, et le carton est garanti. Cela n’a d’ailleurs pas manqué. Évidemment, avec les dix meilleurs de chaque catégorie qui veulent être en première ligne, ça fait du monde qui pousse. C’est sympa de mélanger tout le monde, mais puisqu’on classe les coureurs par catégorie, pour quoi ne pas les faire partir par catégorie aussi? La course n’en serait que plus claire pour tous, public compris.

Merci quand même !

Enfin voilà, les coureurs on rouspète volontiers et on rend la vie dure aux organisateurs sans qui on n’aurait même pas de quoi rouspéter du tout… Merci pour votre boulot.