Après un voyage à vélo entre le Valais et la Catalogne en 2021, je mets le cap sur la Scandinavie des origines de ma mère cet été, histoire de joindre à nouveau l’utile à l’agréable en rendant visite à ma sœur Jessica, installée en Suède, dans la région d’Uppsala, quelque 60 km au nord de Stockholm. J’en profiterai aussi pour rendre visite à familles et amis répartis dans le sud du pays. Une grand partie de la traversée de l’Allemagne se fera toutefois en train, histoire de gagner un peu de temps et de profiter d’une semaine complète sur place.

Le vélo

L’an dernier, j’ai eu la chance de rouler sur un Van Nicholas titane, une merveille de confort et de stabilité, entre le Valais et la Catalogne. Certaines voies vertes, bien caillouteuses et cassantes notamment en Camargue ou le long du Canal du Midi, l’ont toutefois poussé dans ses derniers retranchements avec ses pneus de 28mm (plus gros ça ne passait pas).

Un peu limite avec un vélo de route, chargé de sacoches qui plus est…

Comme je ne suis pas pressé, ni prêt à renoncer à quelques passage gravillonnés, voire plus « douteux » encore, je vais mettre à l’épreuve mon nouveau vélo à tout faire, j’ai nommé le Specialized Crux 2022. S’il s’agit bien du vélo de cyclocross du géant américain, cette mouture 2022 est bien plus polyvalente que jusqu’à présent, ne serait-ce que par la possibilité de monter des pneumatiques jusqu’à 47mm de large.

En y ajoutant un double plateau (le Crux n’est en principe disponible qu’en monoplateau), sa polyvalence est juste incroyable. Je l’ai ainsi déjà utilisé pour un critérium sur route, pour la compétition de gravel Nova Eroica Switzerland, les ascensions de Ride the Alps, et c’est aussi le vélo que j’utilise le plus souvent pour me rendre au travail. Il devrait faire l’affaire en voyage.

Pour cette petite « expédition » il sera chaussé de pneus de 42mm, les Pathfinder de Specialized, qui combinent confort et facilité de roulement, au prix d’un poids certes bien supérieur (600 grammes) à celui d’un pneu de route standard. Mais le dénivelé ne devrait pas être trop important sur ces terres plutôt plates du nord de l’Europe. Il n’aura à coup sûr rien à voir avec celui de la traversée des Alpes l’an dernier… J’ai aussi laissé les jantes alu, moins « pointues » et « dommages » que les cercles en carbone Royal Alpinist utilisés sur la route. L’ensemble devrait me permettre d’emprunter quelques chemins plus « douteux » que le bitume des routes principales (j’ai laissé Komoot choisir la trace pour les première étapes en sélectionnant l’option VTT, on verra bien…)

Les sacoches

Les sacoches sont de type « bikepacking », comprenez « minimalistes et proches du vélo », ce qui permet à mon sens d’avancer assez vite et de conserver un bon équilibre général du vélo. La plupart des sacoches sont des Ortlieb, plutôt réputées pour leur étanchéité (la spécialité maison) et leur robustesse. J’avais déjà utilisé la sacoche de selle et de cintre lors d’autres escapades et trouvé que du bien à en dire. Le seul petit bémol réside dans l’absence de système d’attache rapide et il faut souvent tout enlever et remettre. Une fois que le coup est pris, c’est tout de même assez rapide et cela a l’avantage de rester léger. Avec un peu d’habitude, on parvient aussi à remplir et fermer le sac de selle sans l’enlever du vélo.

A ces sacoches principales qui contiennent le matériel de camping (tente, matelas, coussin et réchaud dans le rouleau à l’avant) et des objets et vêtements que je n’utilise en principe pas durant la journée, j’ai ajouté une sacoche qui reçoit quelques accessoires et habits (accessory pack Ortlieb, se fixe sur la sacoche de cintre (handlebar bag)), une petite sacoche sous le tube horizontal pour la trousse de premiers secours, quelques barres de céréales et deux petites lampes.

La petite sacoche sur le tube horizontal abrite un petit appareil photo, que je préfère toujours au téléphone, ce dernier étant utilisé pour la navigation et fixé au cintre par un système Quadlock vraiment top.

Enfin, un « bidon » accueille une partie du matériel de réparation, en espérant toujours ne pas en avoir besoin…

Pour dormir

Comme l’an dernier, entre Fully et Empuriabrava, en Catalogne, j’emmène une tente, un matelas gonflable et le petit coussin qui va avec, un sac de couchage et un petit réchaud. Paré pour le camping, sauvage ou officiel. Je suis toutefois en vacances et pas en expédition et n’hésite en général pas à dormir en auberge si la météo est vraiment mauvaise (orages) ou si j’ai envie de manger de manière un peu plus confortable le soir. Mais je me réjouis tout de même de planter la tente au bord de quelques lacs suédois et tenir compagnie aux moustiques…

Ce soir, c’est tout d’abord un wagon couchette qui m’attend entre Bâle et Hambourg. Début de l’excursion à vélo mardi matin 5 juillet…