Quand j’ai commencé à pratiquer une mobilité que l’on appelle aujourd’hui « multimodale », qui combine plusieurs moyens de transport, les trains régionaux n’étaient que peu ou moyennement fréquentés. C’était il y a une dizaine d’années et il était facile d’emmener son vélo dans le train et de trouver une place pour s’asseoir.

Aujourd’hui, hormis en pleine journée, il est le plus souvent très difficile de trouver ne serait-ce qu’une place assise à certains horaires. Alors, emmener son vélo (payant), est souvent de plus en plus compliqué. Les rames Regionalps affichent aussi leur âge et sont loin d’offrir la même capacité que les compositions à deux étages que l’on trouve ailleurs en Suisse.

La demande est là, l’offre en stationnement de qualité pas trop.

Cet inconfort croissant du voyage en train me pousse à circuler davantage encore à vélo entre mon domicile et le travail (un peu plus de 22 km par trajet) et de peu à peu laisser tomber le train. Ou de laisser tomber le vélo dans le train au profit d’un stationnement à la gare de départ et de l’utilisation d’un vélo en libre service en arrivant à Sion. C’est clairement l’une des solutions prônées par les CFF qui peinent à accueillir les cyclistes en nombre dans leur trains. Le problème, c’est juste que le stationnement en gare n’est pas toujours (pas souvent même) simple, confortable et sûr.

Ça commence à devenir n’importe quoi en gare de Saxon où les quelques arceaux sont saturés.

Ainsi, à Saxon pour la gare qui m’occupe, les espaces prévus sont certes proches du quai sud (on pourrait en avoir au nord aussi pour desservir cette zone dont la population augmente), mais de plus en plus remplis et guère rassurants quant à l’intégrité des vélos placés en plein passage des voyageurs. C’est parfois un peu le « chenit » et il vaudrait la peine d’investir dans un vrai stationnement à vélos si l’on veut rendre cette option «multimodale» attractive.

Parce que si c’est le chenit sur le quai et dans le train, je n’y vois plus guère d’intérêt.