Depuis la fin des années 1990, j’ai dû avoir l’occasion de rouler une douzaine de fois à vélo en Catalogne, au nord de cette région espagnole. Plus précisément dans la région d’Empuriabrava, dans l’Empordà, juste après la frontière française. Le plus souvent en été, et d’abord avec mon VTT pour ne pas trop m’éloigner du logement lorsque les enfants étaient petits, puis avec le vélo de route ces dernières années, pour des escapades plus lointaines.

Sur la route du Cap de Creus.

Sur la route du Cap de Creus.

Alors, lorsque la Fédération cycliste valaisanne a annoncé que son traditionnel camp d’entraînement de Carnaval aurait lieu à Empuriabrava et après la belle découverte de l’an dernier en Italie, je me réjouissais d’y être. Les magnifiques routes en bord de mer ou dans les premiers contreforts des Pyrénées, sans circulation automobile ou presque (et avec des automobilistes toujours respectueux des cyclistes, même en peloton), nous tendaient les bras.

Des routes magnifiques et désertes... Ici la montée du monastère de Sant Pere de Rodes.

Des routes magnifiques et désertes… Ici la montée du monastère de Sant Pere de Rodes.

La bonne quarantaine de participants, dont de nombreux jeunes, n’ont ainsi pas été déçus. Les journées ont parfois été difficiles, dans le vent du premier jour ou en grimpant les côtes qui parsèment les routes de la région. Mais toujours dans la bonne humeur et des paysages superbes, de Cadaquès au cap de Creus, en passant par la région de Darnius ou la route côtière jusqu’à Banyuls, en France. Et pour prolonger les sorties, la désormais célèbre coopérative de Garriguella était là pour requinquer petits et grands de produits locaux à des prix très doux.

Une météo de rêve pour un début de mois de février...

Une météo de rêve pour un début de mois de février…

La coopérative de Garriguella, une étape de choix pour les grandes faims et soifs...

La coopérative de Garriguella, une étape de choix pour les grandes faims et soifs…

Avec une seule journée quelque peu humide, la météo fut des plus favorables pour avaler des kilomètres loin des frimas et des chutes de neige valaisannes au même moment.

Un peu de pluie tout de même au Col de Banyuls.

Un peu de pluie tout de même au Col de Banyuls.

La formule du voyage de nuit en car s’est avérée parfaite avec un trajet confortable et la possibilité de partir rouler dès l’arrivée sur place et de profiter un maximum des possibilités de la région. Et comme tout n’a de loin pas été exploré, il faudra y retourner l’an prochain…

Plus haut dans les montagnes, vers Darnius.

Plus haut dans les montagnes, vers Darnius.

Pour ma part, j’ai découvert une région encore plus belle en hiver qu’en été. Moins aride, plus verte et colorée. Et sans obligation de rentrer avant la mi-journée pour éviter les trop grosses chaleurs estivales. Dormir plus longtemps, c’est appréciable aussi… Merci à la fédération pour cette redécouverte et à l’année prochaine!

Encore quelques images du camp 2016 sur Flick’r