Des « cycloterroristes », rien que ça. Quelle sens de la mesure à la RTS! Une brave dame qui se fait verbaliser pour avoir emprunté la voie du bus, un autre cycliste filmé de loin sur un trottoir désert… ça fait peur. Cela met surtout en lumière l’inexistence d’infrastructures adaptées pour les vélos (et même quand il y en a on a le droit d’écraser les cyclistes, étonnez-vous que l’on se sente davantage en sécurité sur un trottoir).

 

Ce qui est tout de même assez drôle (mais peut-être pas tant que ça), c’est que les policiers eux-mêmes « terrorisent » les piétons, que j’ai toujours cru prioritaires sur les passages zébrés de jaune…

cycloterroristes

Et on ne dira rien du piéton senior « révolté » par le comportement des cyclistes, mais qui ne se gène pas pour traverser au rouge…

Tu l'as vu le petit bonhomme rouge?

Tu l’as vu le petit bonhomme rouge?

Plus sérieusement, même les journaux les plus… sérieux comme Le Temps, mélangent tout lorsqu’ils écrivent que la moitié des routes genevoises sont équipées de pistes cyclables. Non. Pas de pistes cyclables, cela se saurait, mais de bandes cyclables, à savoir de la peinture jaune totalement inutile pour la sécurité des cyclistes, même si elles peuvent rendre service pour remonter les files de voitures (c’est à dire lorsqu’elle ne sont pas encombrées de voitures stationnées, de camionnettes en livraison, de panneaux de signalisation, de neige ou d’autres détritus).

La police genevoise semble avoir un sacré sens des priorités, car même si certains cyclistes font certainement « un peu n’importe quoi », comme le relève un pandore dans le reportage, des automobilistes qui font vraiment n’importe quoi, j’en vois tous les jours. Pas plus tard que ce soir, en rentrant du travail, lorsqu’un automobiliste m’a doublé à cinquante centimètres. Un trou à éviter et vous n’auriez pas lu ces lignes. Les conséquences du « n’importe quoi » ne sont juste pas les mêmes pour tout le monde.

A l’heure où l’on apprend que certaines voitures polluent 40 fois plus que ce que disent les chiffres officiels il serait peut-être temps d’encourager la pratique cycliste en créant des infrastructures adaptées. Mais c’est plus difficile que de chasser le « cycloterroriste » et décourager les gens de prendre leur bicyclette. Plus de vélo, plus de problème. Facile, non?